Les dirigeants se retrouveront samedi à partir de 11h00 pour continuer leurs discussions sur le cadre budgétaire 2021-2027 de l'Union ainsi que le fonds de relance proposé par la Commission pour tenter de relever l'économie des pays les plus touchés par la crise du coronavirus.

Les chefs d'Etat et de gouvernement étaient réunis à Bruxelles, dans le bâtiment Europa, depuis 10h00 vendredi matin. La Première ministre Sophie Wilmès a été vue quittant le lieu du sommet vers 00h05.

A bonne source, on apprend vendredi soir que les points de divergence connus ont été frontalement abordés. Une des grosses pierres d'achoppement, qui a mobilisé beaucoup de temps de discussion vendredi, est ce que la Commission avait appelé la "facilité pour la reprise et la résilience". Il s'agit d'un des éléments de l'instrument de relance post-corona chiffré à 750 milliards, baptisé "Next Generation EU".

Cette "Recovery and Resilience Facility" reprise par Charles Michel dans ses propositions de base pour les négociations de vendredi et samedi permettrait de soutenir financièrement les Etats membres pour un total de 560 milliards d'euros, concentrés sur les prochaines années. Entre autres via des subventions jusqu'à 310 milliards (le reste sous forme de prêts), destinées à soutenir des investissements et réformes pour rendre les économies nationales plus résilientes, particulièrement là où la pandémie a le plus durement frappé.

Ce qui coince autour de cette nouvelle "facilité", c'est entre autres les conditions qui gouverneront l'octroi de subventions, la future "clé de répartition" des fonds entre Etats, ou encore les rôles qui seront donnés précisément au Conseil et à la Commission pour examiner les plans de réformes des Etats et donner le feu vert aux financements, qui seront liés au Semestre européen.

Fruguaux vs pays du sud

Mark Rutte, le premier ministre néerlandais et leader des "frugaux" qui voient d'un mauvais oeil les potentielles largesses vers les pays du sud, veut que le Conseil (Etats membres) approuve à l'unanimité toute allocation de fonds de "relance" aux Etats. Cela donnerait aux gouvernements du nord un pouvoir inédit pour forcer des réformes économiques au sud. "C'est infaisable pratiquement au niveau politique et incompatible avec les traités européens", lui a rétorqué en substance le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

Son homologue espagnol Pedro Sanchez a également clairement dit que cette suggestion est indiscutable. Madrid serait même partant pour que les plans économiques des pays bénéficiaires ne puissent être recalés au Conseil qu'en cas de majorité qualifiée contre (majorité qualifiée inversée). Sa délégation a par ailleurs fait comprendre que l'Espagne ne souhaite pas que l'on revoie à la baisse le fonds de relance de 750 milliards.

Alors que l'on espérait que la taille de ce fonds de relance et le principe de son financement par un emprunt européen ne seraient plus réellement contestés, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a tweeté en toute fin de soirée vendredi que "la question se pose" encore. Le jeune chancelier est du côté des "frugaux" (P-B, Autriche, Suède, Danemark, et Finlande dans une moindre mesure). "Nous rejetons clairement la proposition actuelle, qui prévoit 500 milliards de subventions" (et 250 de prêts, NDLR), ajoute-t-il dans un 'post' suivant, martelant encore que Vienne ne veut pas "d'une union de dette à long terme".

Les dirigeants se retrouveront samedi à partir de 11h00 pour continuer leurs discussions sur le cadre budgétaire 2021-2027 de l'Union ainsi que le fonds de relance proposé par la Commission pour tenter de relever l'économie des pays les plus touchés par la crise du coronavirus. Les chefs d'Etat et de gouvernement étaient réunis à Bruxelles, dans le bâtiment Europa, depuis 10h00 vendredi matin. La Première ministre Sophie Wilmès a été vue quittant le lieu du sommet vers 00h05. A bonne source, on apprend vendredi soir que les points de divergence connus ont été frontalement abordés. Une des grosses pierres d'achoppement, qui a mobilisé beaucoup de temps de discussion vendredi, est ce que la Commission avait appelé la "facilité pour la reprise et la résilience". Il s'agit d'un des éléments de l'instrument de relance post-corona chiffré à 750 milliards, baptisé "Next Generation EU". Cette "Recovery and Resilience Facility" reprise par Charles Michel dans ses propositions de base pour les négociations de vendredi et samedi permettrait de soutenir financièrement les Etats membres pour un total de 560 milliards d'euros, concentrés sur les prochaines années. Entre autres via des subventions jusqu'à 310 milliards (le reste sous forme de prêts), destinées à soutenir des investissements et réformes pour rendre les économies nationales plus résilientes, particulièrement là où la pandémie a le plus durement frappé. Ce qui coince autour de cette nouvelle "facilité", c'est entre autres les conditions qui gouverneront l'octroi de subventions, la future "clé de répartition" des fonds entre Etats, ou encore les rôles qui seront donnés précisément au Conseil et à la Commission pour examiner les plans de réformes des Etats et donner le feu vert aux financements, qui seront liés au Semestre européen.Fruguaux vs pays du sudMark Rutte, le premier ministre néerlandais et leader des "frugaux" qui voient d'un mauvais oeil les potentielles largesses vers les pays du sud, veut que le Conseil (Etats membres) approuve à l'unanimité toute allocation de fonds de "relance" aux Etats. Cela donnerait aux gouvernements du nord un pouvoir inédit pour forcer des réformes économiques au sud. "C'est infaisable pratiquement au niveau politique et incompatible avec les traités européens", lui a rétorqué en substance le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte. Son homologue espagnol Pedro Sanchez a également clairement dit que cette suggestion est indiscutable. Madrid serait même partant pour que les plans économiques des pays bénéficiaires ne puissent être recalés au Conseil qu'en cas de majorité qualifiée contre (majorité qualifiée inversée). Sa délégation a par ailleurs fait comprendre que l'Espagne ne souhaite pas que l'on revoie à la baisse le fonds de relance de 750 milliards. Alors que l'on espérait que la taille de ce fonds de relance et le principe de son financement par un emprunt européen ne seraient plus réellement contestés, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a tweeté en toute fin de soirée vendredi que "la question se pose" encore. Le jeune chancelier est du côté des "frugaux" (P-B, Autriche, Suède, Danemark, et Finlande dans une moindre mesure). "Nous rejetons clairement la proposition actuelle, qui prévoit 500 milliards de subventions" (et 250 de prêts, NDLR), ajoute-t-il dans un 'post' suivant, martelant encore que Vienne ne veut pas "d'une union de dette à long terme".