"La RTBF n'est pas une armée mexicaine", a-t-il jugé mardi en commission Médias du Parlement de la Fédération en écho à des critiques parfois adressées à l'institution.

"Dix pour cent des effectifs de la RTBF sont du personnel d'encadrement", a-t-il ajouté, jugeant cette proportion en ligne avec ce qui se fait dans le monde de l'entreprise en général.

"La RTBF n'est donc pas sur-staffée en personnel d'encadrement, mais cela ne fait pas de notre organisation (hiérarchique) une organisation simple à lire", a-t-il toutefois reconnu.

Selon M. Philippot, cette complexité s'explique par la nécessité d'une double gouvernance au sein de la RTBF, à la fois par type de médias (radio, télé,...), et par contenus (infos, divertissements,...).

Organiser les synergies, la convergence entre les différents médias nécessite forcément de l'encadrement afin d'assurer "les passerelles entre les différents services", a-t-il encore défendu devant les députés.

Interrogé sur les récents remous autour du (haut) niveau présumé de rémunérations de certains directeurs du Bld Reyers, M. Philippot l'a justifié par le nombre réduit d'experts dans le paysage audiovisuel francophone, relativement petit à l'échelle mondiale.

L'administrateur-général a expliqué ce niveau de dépenses par son souhait, en tant que patron de la RTBF, de s'entourer "des meilleures compétences pour décider".

"Dans des cas bien précis, je revendique le droit (de mettre le prix) pour disposer de certaines qualités", a-t-il dit, rappelant que son institution s'était néanmoins dotée d'un comité des rémunérations pour baliser celles-ci.

Il a profité de l'occasion pour rappeler que son propre salaire à la tête de la RTBF était aujourd'hui "plus faible qu'il y a trois ans".

Sondé par les députés sur sa volonté de collaboration avec les télévisions locales, l'administrateur-général de la RTBF n'a pas nié les difficultés.

"Les rapports restent compliqués avec les télévisions locales", a-t-il reconnu, attribuant cette situation au grand nombre d'acteurs autour de la table, à savoir 12 télés locales et la RTBF.

"Il y a certainement d'autres modèles (de collaboration) dans lesquels on pourrait travailleur plus et mieux. Mais à treize, cela avance très lentement...".

Dans une analyse fouillée de la radio-télé de service public dans un paysage médiatique en pleine (r)évolution, Jean-Paul Philippot a pointé une série d'écueils, prenant notamment pour preuve l'achat exclusif des droits télévisuels des quatre prochaines olympiades suivant les Jeux d'été de Rio, par l'acteur privé Eurosport, cela pour toute l'Europe.

"Il n'est dès lors pas impossible que la RTBF ne diffuse pas les prochains jeux olympiques...", a-t-il averti.

Pour mémoire, le CIO a vendu l'été dernier les droits européens de diffusion des Jeux d'hiver 2018 et 2022 et ceux d'été, en 2020 et 2024, à Eurosport pour un montant record de 1,3 milliards d'euros, soit 30% de ce qu'avaient proposé ensemble les télés publiques européennes.

"La RTBF n'est pas une armée mexicaine", a-t-il jugé mardi en commission Médias du Parlement de la Fédération en écho à des critiques parfois adressées à l'institution. "Dix pour cent des effectifs de la RTBF sont du personnel d'encadrement", a-t-il ajouté, jugeant cette proportion en ligne avec ce qui se fait dans le monde de l'entreprise en général. "La RTBF n'est donc pas sur-staffée en personnel d'encadrement, mais cela ne fait pas de notre organisation (hiérarchique) une organisation simple à lire", a-t-il toutefois reconnu. Selon M. Philippot, cette complexité s'explique par la nécessité d'une double gouvernance au sein de la RTBF, à la fois par type de médias (radio, télé,...), et par contenus (infos, divertissements,...). Organiser les synergies, la convergence entre les différents médias nécessite forcément de l'encadrement afin d'assurer "les passerelles entre les différents services", a-t-il encore défendu devant les députés. Interrogé sur les récents remous autour du (haut) niveau présumé de rémunérations de certains directeurs du Bld Reyers, M. Philippot l'a justifié par le nombre réduit d'experts dans le paysage audiovisuel francophone, relativement petit à l'échelle mondiale. L'administrateur-général a expliqué ce niveau de dépenses par son souhait, en tant que patron de la RTBF, de s'entourer "des meilleures compétences pour décider". "Dans des cas bien précis, je revendique le droit (de mettre le prix) pour disposer de certaines qualités", a-t-il dit, rappelant que son institution s'était néanmoins dotée d'un comité des rémunérations pour baliser celles-ci. Il a profité de l'occasion pour rappeler que son propre salaire à la tête de la RTBF était aujourd'hui "plus faible qu'il y a trois ans". Sondé par les députés sur sa volonté de collaboration avec les télévisions locales, l'administrateur-général de la RTBF n'a pas nié les difficultés. "Les rapports restent compliqués avec les télévisions locales", a-t-il reconnu, attribuant cette situation au grand nombre d'acteurs autour de la table, à savoir 12 télés locales et la RTBF. "Il y a certainement d'autres modèles (de collaboration) dans lesquels on pourrait travailleur plus et mieux. Mais à treize, cela avance très lentement...". Dans une analyse fouillée de la radio-télé de service public dans un paysage médiatique en pleine (r)évolution, Jean-Paul Philippot a pointé une série d'écueils, prenant notamment pour preuve l'achat exclusif des droits télévisuels des quatre prochaines olympiades suivant les Jeux d'été de Rio, par l'acteur privé Eurosport, cela pour toute l'Europe. "Il n'est dès lors pas impossible que la RTBF ne diffuse pas les prochains jeux olympiques...", a-t-il averti. Pour mémoire, le CIO a vendu l'été dernier les droits européens de diffusion des Jeux d'hiver 2018 et 2022 et ceux d'été, en 2020 et 2024, à Eurosport pour un montant record de 1,3 milliards d'euros, soit 30% de ce qu'avaient proposé ensemble les télés publiques européennes.