"L'UGent considère évidement la liberté d'expression et de parole comme un droit fondamental", poursuit le recteur dans un communiqué. "Il va de soi que tout le monde a le droit d'exprimer son opinion dans une université pluraliste comme la nôtre même si cela heurte celle des autres. En tant que recteur, je suis également responsable de l'ordre, du calme et la sécurité au sein des bâtiments de l'UGent." Le principal intéressé a expliqué mardi, quant à lui, qu'il "allait tout faire" pour l'activité puisse se dérouler.

"Le recteur n'est pas le propriétaire de l'université", poursuit-il. Dries Van Langenhove, qui a été élu député en mai dernier sur les listes du Vlaams Belang pour le Brabant flamand, est pour rappel toujours inscrit comme étudiant à l'UGent. L'homme a toutefois expliqué au début du mois qu'il envisageait de quitter l'université gantoise car il n'avait pu s'inscrire à temps en raison de la mesure d'ordre qui le frappe. Cette mesure l'empêche en effet d'encore pénétrer à l'intérieur des bâtiments universitaires, conséquence de son implication dans le mouvement extrémiste Schild en Vrienden, qu'il a lui-même fondé à l'UGent.