Ainsi, pour les secteurs de l'économie qui ne sont jusqu'ici pas repris dans le système d'échange de quotas d'émissions (ETS, selon son acronyme anglais) - le transport routier, le chauffage des bâtiments, l'agriculture, la petite industrie, le traitement des déchets -, la Commission propose de porter de 29% à 40% l'objectif de réduction des GES d'ici 2030, par rapport au niveau de 2005.

Pour la Belgique, cela signifie une réduction de 47%, là où l'objectif actuel est de -35%. Une marge de flexibilité serait tolérée, par le glissement des efforts d'une année sur l'autre ou par la possibilité de rachat de droits d'émissions entre États membres. La Belgique est en outre l'un des six pays qui, parce qu'ils ont des objectifs proportionnellement plus élevés, sont autorisés à engager partiellement leurs droits ETS.

L'instauration en 2026 d'un second ETS, pour le transport routier et le bâtiment, devrait aider à réduire de 9% supplémentaires des émissions de GES qui devaient déjà baisser de 15% entre 2025 et 2030. Pour la Belgique, cette réduction supplémentaire serait de 14 points de pourcentage dans les deux secteurs, au-delà d'une réduction initiale de 13%. Quant aux secteurs ETS, la Commission propose de faire porter l'objectif de réduction de 43% à 61%.

Khattabi: des propositions novatrices qui doivent encore être "affinées"

La ministre fédérale du Climat Zakia Khattabi a accueilli "avec intérêt" le paquet de propositions de la Commission européenne visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre d'au moins 55% d'ici 2030, mais a déjà averti qu'il devrait être affiné. "Nous constatons avec satisfaction que la Commission répond à la demande de la Belgique de faire des véhicules sans émissions la norme, contribuant ainsi à préserver le climat et la qualité de l'air", a relevé Mme Khattabi (Ecolo) dans un communiqué.

La Commission propose en effet de réduire à zéro les émissions de CO2 des voitures nouvellement immatriculées dans l'UE à partir de 2035, ce qui entraînerait de facto l'arrêt des ventes de véhicules essence et diesel à cette date, au profit des motorisations 100% électriques. La ministre fédérale pointe également "quelques nouveaux éléments intéressants" comme une meilleure réglementation de la pollution due à la navigation et à l'aviation, la protection des entreprises et des emplois en Europe grâce à une "taxe aux frontières" - que la Commission nomme "mécanisme d'ajustement carbone" - et le soutien aux familles par le biais d'un fonds social.

Zakia Khattabi insiste également sur la bonne perception de ces réformes par l'ensemble de la société. "La nécessaire transformation de nos sociétés que sous-tend ce paquet de propositions n'adviendra que si elle est comprise et perçue comme légitime et équitable dans les efforts qu'elle demande et les effets qu'elle occasionne." C'est, à ses yeux, le défi du 21e siècle: "vivre en respectant les limites planétaires et en évitant les extrêmes climatiques que nous observons malheureusement déjà dans le monde entier, en garantissant à chacune et chacun les conditions d'une vie digne". Ces propositions de la Commission devront être discutées avec et approuvées par les États membres et le Parlement européen. "Le gouvernement fédéral s'engagera de manière constructive dans ces discussions en Belgique et en Europe", a assuré Mme Khattabi.

Ainsi, pour les secteurs de l'économie qui ne sont jusqu'ici pas repris dans le système d'échange de quotas d'émissions (ETS, selon son acronyme anglais) - le transport routier, le chauffage des bâtiments, l'agriculture, la petite industrie, le traitement des déchets -, la Commission propose de porter de 29% à 40% l'objectif de réduction des GES d'ici 2030, par rapport au niveau de 2005. Pour la Belgique, cela signifie une réduction de 47%, là où l'objectif actuel est de -35%. Une marge de flexibilité serait tolérée, par le glissement des efforts d'une année sur l'autre ou par la possibilité de rachat de droits d'émissions entre États membres. La Belgique est en outre l'un des six pays qui, parce qu'ils ont des objectifs proportionnellement plus élevés, sont autorisés à engager partiellement leurs droits ETS. L'instauration en 2026 d'un second ETS, pour le transport routier et le bâtiment, devrait aider à réduire de 9% supplémentaires des émissions de GES qui devaient déjà baisser de 15% entre 2025 et 2030. Pour la Belgique, cette réduction supplémentaire serait de 14 points de pourcentage dans les deux secteurs, au-delà d'une réduction initiale de 13%. Quant aux secteurs ETS, la Commission propose de faire porter l'objectif de réduction de 43% à 61%.La ministre fédérale du Climat Zakia Khattabi a accueilli "avec intérêt" le paquet de propositions de la Commission européenne visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre d'au moins 55% d'ici 2030, mais a déjà averti qu'il devrait être affiné. "Nous constatons avec satisfaction que la Commission répond à la demande de la Belgique de faire des véhicules sans émissions la norme, contribuant ainsi à préserver le climat et la qualité de l'air", a relevé Mme Khattabi (Ecolo) dans un communiqué. La Commission propose en effet de réduire à zéro les émissions de CO2 des voitures nouvellement immatriculées dans l'UE à partir de 2035, ce qui entraînerait de facto l'arrêt des ventes de véhicules essence et diesel à cette date, au profit des motorisations 100% électriques. La ministre fédérale pointe également "quelques nouveaux éléments intéressants" comme une meilleure réglementation de la pollution due à la navigation et à l'aviation, la protection des entreprises et des emplois en Europe grâce à une "taxe aux frontières" - que la Commission nomme "mécanisme d'ajustement carbone" - et le soutien aux familles par le biais d'un fonds social. Zakia Khattabi insiste également sur la bonne perception de ces réformes par l'ensemble de la société. "La nécessaire transformation de nos sociétés que sous-tend ce paquet de propositions n'adviendra que si elle est comprise et perçue comme légitime et équitable dans les efforts qu'elle demande et les effets qu'elle occasionne." C'est, à ses yeux, le défi du 21e siècle: "vivre en respectant les limites planétaires et en évitant les extrêmes climatiques que nous observons malheureusement déjà dans le monde entier, en garantissant à chacune et chacun les conditions d'une vie digne". Ces propositions de la Commission devront être discutées avec et approuvées par les États membres et le Parlement européen. "Le gouvernement fédéral s'engagera de manière constructive dans ces discussions en Belgique et en Europe", a assuré Mme Khattabi.