Si la part de ce gâteau de 7,5 milliards de fonds européens nouveaux, pour les années 2021-2027, apparait bien maigre en faveur du Plat pays, c'est que la Commission a déjà fait une analyse des besoins comprenant entre autres une pondération des parts en fonction du revenu national brut (RNB).

La Belgique n'étant ni la plus vulnérable au futur impact socio-économique de la transition vers une économie "climatiquement neutre", ni la plus dépourvue, elle sera loin des enveloppes bien plus fournies réservées par exemple à la Pologne (on évoque une part de deux milliards d'euros) et à l'Allemagne. Ces pays sont encore fort dépendants du charbon et auront a priori de plus gros efforts à fournir vers une économie plus verte, avec des risques sociaux pour les collectivités locales dépendant de la chaîne de valeur des combustibles fossiles, entre autres.

En Belgique, c'est a priori du côté des territoires aux industries très émettrices de gaz à effet de serre que l'on tournera le regard. Mais il s'agira pour l'Etat de définir dans les prochains mois ses "territoires éligibles" au Fonds de transition juste, dans le cadre de plans territoriaux de transition détaillant les investissements à prévoir et les soutiens à apporter, entre autres.

Ce processus doit être entamé à partir de la publication, fin février, des rapports par pays de la Commission dans le cadre du Semestre européen.

Chaque Etat bénéficiant du Fonds pour une transition juste devra associer à chaque euro de la somme allouée au moins 1,5 euro de financement du Fonds européen de développement régional ou du Fonds social européen +, et par ailleurs engager des ressources nationales, ce qui fait que le financement total devrait atteindre pour la Belgique quelque 300 millions d'euros.

Si la part de ce gâteau de 7,5 milliards de fonds européens nouveaux, pour les années 2021-2027, apparait bien maigre en faveur du Plat pays, c'est que la Commission a déjà fait une analyse des besoins comprenant entre autres une pondération des parts en fonction du revenu national brut (RNB). La Belgique n'étant ni la plus vulnérable au futur impact socio-économique de la transition vers une économie "climatiquement neutre", ni la plus dépourvue, elle sera loin des enveloppes bien plus fournies réservées par exemple à la Pologne (on évoque une part de deux milliards d'euros) et à l'Allemagne. Ces pays sont encore fort dépendants du charbon et auront a priori de plus gros efforts à fournir vers une économie plus verte, avec des risques sociaux pour les collectivités locales dépendant de la chaîne de valeur des combustibles fossiles, entre autres. En Belgique, c'est a priori du côté des territoires aux industries très émettrices de gaz à effet de serre que l'on tournera le regard. Mais il s'agira pour l'Etat de définir dans les prochains mois ses "territoires éligibles" au Fonds de transition juste, dans le cadre de plans territoriaux de transition détaillant les investissements à prévoir et les soutiens à apporter, entre autres. Ce processus doit être entamé à partir de la publication, fin février, des rapports par pays de la Commission dans le cadre du Semestre européen. Chaque Etat bénéficiant du Fonds pour une transition juste devra associer à chaque euro de la somme allouée au moins 1,5 euro de financement du Fonds européen de développement régional ou du Fonds social européen +, et par ailleurs engager des ressources nationales, ce qui fait que le financement total devrait atteindre pour la Belgique quelque 300 millions d'euros.