Charles Michel a expliqué devant l'assemblée pourquoi la Belgique soutenait le pacte, malgré les récentes péripéties à propos de cet accord qui aura coûté au gouvernement belge sa majorité. Il a ainsi insisté sur l'importance d'une collaboration internationale dans ce dossier. "Ce pacte constitue un pas en avant. Il offre un cadre à une plus grande coopération pour gérer les flux migratoires, dans le respect des droits humains." "Je fais le choix du multilatéralisme", a ajouté le Premier ministre. "Nous avons besoin d'une coopération sur les plans européen et international. Nous avons besoin de courage et de responsabilité. Mon pays, la Belgique, s'est toujours tenu du bon côté de l'Histoire: du côté de ceux qui optent pour davantage de collaboration. Mon pays sera, une fois encore, du bon côté de l'Histoire." Dans son allocution, Charles Michel a également condamné la désinformation qui entourait le dossier, véhiculée par des "messages trompeurs et égoïstes". Lors d'une rencontre improvisée avec la presse à l'issue de sa prise de parole, il a évoqué une "manipulation de la population". Quant à savoir si l'approbation de ce pacte valait tous les problèmes rencontrés par le gouvernement, le Premier a répondu par l'affirmative. "Oui, parce que c'est un moment important, pas seulement pour la Belgique, mais aussi sur le plan international. La coopération internationale est une condition préalable pour mener une bonne politique." L'accord, de son nom complet Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière, contient 23 objectifs. Quelque 150 pays étaient représentés lundi à Marrakech pour réaffirmer un engagement politique commun sur la question migratoire. Le pacte onusien doit encore être ratifié lors d'un ultime vote devant l'Assemblée générale des Nations unies le 19 décembre.

Belga