Cette année-là, la députée bruxelloise belgo-turque s'était fait exclure du parti humaniste pour son refus de reconnaître le génocide arménien. Soutenue par l'AKP, le parti du président turc...

Cette année-là, la députée bruxelloise belgo-turque s'était fait exclure du parti humaniste pour son refus de reconnaître le génocide arménien. Soutenue par l'AKP, le parti du président turc Erdogan - qui avait assisté à son mariage -, elle est aujourd'hui récompensée par un poste d'ambassadrice de Turquie en Algérie. Quand la nouvelle a perlé sur un groupe WhatsApp interne au CDH, Joëlle Milquet et d'autres se sont empressés de la féliciter pour sa nomination. Au contraire, le député fédéral Georges Dallemagne s'est étonné de voir cette femme, qui a prêté serment en Belgique, se mettre au service d'un gouvernement " islamiste et guerrier " et qui foule aux pieds les droits les plus élémentaires. Dans l'échange, Dallemagne s'est aussitôt fait rabrouer par l'ex-député Ahmed El Khannouss, qui n'avait pas supporté l'exclusion d'Ozdemir... " Il fera beau demain ", clame le CDH. Il faudra d'abord dissiper le brouillard des communautarismes.