Après Publifin, une autre intercommunale, Ores, va- t-elle entrer dans la valse des affaires ? Et dévoiler la raison pour laquelle une vaste répartition de postes d'administrateurs et autres membres de comités de secteur a été décidée en Wallonie ? En creusant les questions posées par un conseiller communal PS de Genappe, Jean-François Mitsch, on peut en tout cas, légitimement, le suggérer : la rétribution financière d'élus permet d'obtenir leur soutien aux politiques, notamment tarifaires, menées par les intercommunales. Dans l'opposition au niveau communal, Jean-François Mitsch est spécialiste des questions énergétiques et responsable d'une coopérative qui finance des projets participatifs dans les énergies renouvelables. Depuis trois ans, il interroge régulièrement la dynamique d'Ores. A force de voir les réponses éludées ou masquées derrière un écran de fumée délibéré, il a décidé, après la révélation du scandale Publifin, de s'adresser, par courrier, au nouveau ministre des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne, à son collègue Christophe Lacroix en charge de l'Energie, ainsi qu'aux responsables des intercommunales concernées. Il a aussi alerté, le 3 mars, le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, en charge de l'information judiciaire sur les mandats rémunérés de comités de secteur apparaissant bidon chez Publifin. Et il a déposé un dossier sur le bureau du Vif/L'Express.
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