Le changement d'heure saisonnier a été instauré dans les années '70 dans le but de limiter la consommation d'éclairage artificiel et donc réaliser des économies d'énergie. Il est cependant aujourd'hui de plus en plus critiqué puisqu'on lui prête notamment des effets négatifs sur la santé, à l'instar de mini "jetlags" (syndrome du décalage horaire) dont pâtissent en particulier les enfants et les personnes âgées. Il serait aussi préférable pour notre biorythme de se lever et se coucher à la même heure tous les jours, pour que le corps puisse trouver le rythme parfait.

La fin annoncée, mais pas encore effective du changement d'heure

En mars 2019, le Parlement européen a même approuvé, à 410 voix contre 192, la fin du rituel saisonnier pour 2021. Sauf que la directive n'est pas encore adoptée et que les discussions se poursuivent, pour l'instant, sans résultat. Du coup, la règle du changement d'heure, vieille de quarante-quatre ans en Belgique, reste en vigueur. Et nous devrons une fois de plus ce week-end, passer à l'heure d'hiver dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 octobre. En Belgique, depuis 1996, ce changement d'heure s'applique à 03h00 du matin car cela correspond à la période d'activité économique la plus faible. Dimanche, à trois heures du matin, les aiguilles reculeront d'une heure. Il sera donc deux heures. On va donc "gagner" une heure de sommeil. On pourra se prélasser 60 minutes de plus sous la couette dimanche matin, mais la nuit tombera plus tôt.

Il fait noir une heure plus tôt: attention aux dangers

Le passage à l'heure d'hiver augmenterait le nombre d'accidents de la circulation en raison des conditions de visibilité moindres et de la fatigue, selon une étude menée par l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR). "Les moments les plus dangereux tombent toujours aux mêmes périodes de l'année, du mois, de la semaine, du jour, voire même aux mêmes heures", explique Sofie Van Damme de l'IBSR. "Le fait que davantage d'accidents vont se produire ce mois-ci est lié au passage à l'heure d'hiver. Dès lundi l'heure de pointe du soir se passera dans le noir, une situation pour laquelle tous les usagers de la route ont besoin d'un temps d'adaptation. C'est surtout le cas pour les piétons." Le nombre de piétons grièvement blessés et tués dans un accident de la route augmente aux heures de pointe du soir, peu après le passage à l'heure d'hiver, relève l'institut Vias. Selon une analyse statistique de l'institut, d'octobre à novembre, le nombre d'accidents corporels impliquant des piétons augmente de 31% pendant l'heure de pointe du soir. Le nombre de blessés graves et de tués parmi les piétons croît même de 57%. Et cette hausse est encore plus perceptible en Wallonie (+67%) et à Bruxelles (+80%). Le passage à l'heure d'hiver peut également provoquer un dérèglement de l'horloge biologique, selon une étude de l'université de Liège, ce qui favoriserait la dépression saisonnière.

Pour lutter contre ce blues, dont les symptômes peuvent être le manque d'énergie, le besoin de plus de sommeil, une perte d'intérêt..., il est conseillé de profiter au maximum des périodes d'ensoleillement. Et si cela ne suffit pas, des traitements de luminothérapie ou de photothérapie existent.

Heure d'hiver ou heure d'été ? Rien n'est encore tranché !

Les pays sont libres de décider s'ils souhaitent se caler sur l'heure d'hiver ou l'heure d'été. La Commission leur recommande néanmoins de se concerter pour éviter un patchwork d'heures différentes au sein de l'Union, étalée déjà sur trois fuseaux horaires. Faute d'harmonisation, il y aurait des perturbations dans les transports, les systèmes d'information, et des surcoûts pour le commerce transfrontalier. Souci: des Etats membres se positionnent sans consulter les pays limitrophes, ce qui risque de provoquer pagaille et incohérences.

Le changement d'heure saisonnier a été instauré dans les années '70 dans le but de limiter la consommation d'éclairage artificiel et donc réaliser des économies d'énergie. Il est cependant aujourd'hui de plus en plus critiqué puisqu'on lui prête notamment des effets négatifs sur la santé, à l'instar de mini "jetlags" (syndrome du décalage horaire) dont pâtissent en particulier les enfants et les personnes âgées. Il serait aussi préférable pour notre biorythme de se lever et se coucher à la même heure tous les jours, pour que le corps puisse trouver le rythme parfait.En mars 2019, le Parlement européen a même approuvé, à 410 voix contre 192, la fin du rituel saisonnier pour 2021. Sauf que la directive n'est pas encore adoptée et que les discussions se poursuivent, pour l'instant, sans résultat. Du coup, la règle du changement d'heure, vieille de quarante-quatre ans en Belgique, reste en vigueur. Et nous devrons une fois de plus ce week-end, passer à l'heure d'hiver dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 octobre. En Belgique, depuis 1996, ce changement d'heure s'applique à 03h00 du matin car cela correspond à la période d'activité économique la plus faible. Dimanche, à trois heures du matin, les aiguilles reculeront d'une heure. Il sera donc deux heures. On va donc "gagner" une heure de sommeil. On pourra se prélasser 60 minutes de plus sous la couette dimanche matin, mais la nuit tombera plus tôt.Le passage à l'heure d'hiver augmenterait le nombre d'accidents de la circulation en raison des conditions de visibilité moindres et de la fatigue, selon une étude menée par l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR). "Les moments les plus dangereux tombent toujours aux mêmes périodes de l'année, du mois, de la semaine, du jour, voire même aux mêmes heures", explique Sofie Van Damme de l'IBSR. "Le fait que davantage d'accidents vont se produire ce mois-ci est lié au passage à l'heure d'hiver. Dès lundi l'heure de pointe du soir se passera dans le noir, une situation pour laquelle tous les usagers de la route ont besoin d'un temps d'adaptation. C'est surtout le cas pour les piétons." Le nombre de piétons grièvement blessés et tués dans un accident de la route augmente aux heures de pointe du soir, peu après le passage à l'heure d'hiver, relève l'institut Vias. Selon une analyse statistique de l'institut, d'octobre à novembre, le nombre d'accidents corporels impliquant des piétons augmente de 31% pendant l'heure de pointe du soir. Le nombre de blessés graves et de tués parmi les piétons croît même de 57%. Et cette hausse est encore plus perceptible en Wallonie (+67%) et à Bruxelles (+80%). Le passage à l'heure d'hiver peut également provoquer un dérèglement de l'horloge biologique, selon une étude de l'université de Liège, ce qui favoriserait la dépression saisonnière.Pour lutter contre ce blues, dont les symptômes peuvent être le manque d'énergie, le besoin de plus de sommeil, une perte d'intérêt..., il est conseillé de profiter au maximum des périodes d'ensoleillement. Et si cela ne suffit pas, des traitements de luminothérapie ou de photothérapie existent.