"L'heure des responsabilités est aujourd'hui arrivée", a lancé M. Laaouej.

Jusqu'à présent, le Premier ministre Charles Michel, dont le gouvernement dans sa forme actuelle a perdu sa majorité, a laissé entendre que cette demande de la confiance au parlement était une "possibilité".

Mardi, des interpellations au Premier ministre sont prévues. Pour une majorité au parlement, il ne fait pas de doute que le gouvernement Michel II, qui ne réunit plus que le MR, le CD&V et l'Open Vld, est bien un nouveau gouvernement, qu'il doit présenter une nouvelle déclaration et donc requérir la confiance.

Ce vote est un nouveau rebondissement dans la saga qui a débuté avec l'adoption du Pacte des Nations-Unies sur la migration. La N-VA a quitté le gouvernement car elle ne pouvait soutenir l'approbation par la Belgique de ce texte. Depuis lors, le gouvernement est minoritaire. Pour autant, la coalition orange bleu estime qu'il s'agit de la continuation du gouvernement constitué en 2014 et non d'un nouvel exécutif.

Depuis quelques jours, entre l'orange-bleu et les autres partis le débat fait rage à coup de lectures de la Constitution. Les socialistes, les écologistes, le cdH, DéFI, le PTB ainsi que la N-VA estimaient que cette nouvelle équipe devait présenter son programme et requérir la confiance. L'orange-bleu répondait que l'opposition n'avait qu'à déposer une motion de méfiance.

"Avant le gouvernement était assis sur une chaise dont les quatre pieds étaient les quatre partis de la coalition. Aujourd'hui, il est assis sur un tabouret à trois pieds. Il faut être aveugle pour ne pas voir qu'un tabouret ce n'est pas une chaise", a lancé Francis Delperée (cdH).

L'opposition de gauche et du centre a une nouvelle fois exhorté le gouvernement à faire un choix entre la recherche du soutien de la N-VA, qui lui permettrait d'approuver le budget 2019, et un soutien au cas par cas pour d'autres projets, en fonction de leur contenu.

"Vous devez choisir et oser regarder le parlement dans les yeux", a réclamé Kristof Calvo (Ecolo-Groen).

"Cette motion vous donne une chance de revenir demain avec la capacité d'agir", a affirmé Olivier Maingain (DéFI).

L'orange-bleu a quant à lui dénoncé une manoeuvre contraire aux accords pris entre groupes politiques, alors que le Premier ministre consulte lesdits groupes.

"Ou bien, l'on respecte les engagements, ou bien l'on sabote", s'est insurgé Servais Verherstraeten (CD&V).

M. Michel a indiqué qu'il poursuivrait ses contacts pour examiner si "de part et d'autre il est possible de faire preuve du courage nécessaire".

Michel veut un gouvernement prudent et responsable qui travaille avec le parlement

Le Premier ministre, Charles Michel, veut poursuivre le travail à la tête d'un gouvernement "prudent et responsable" qui coopérera avec le parlement, a-t-il indiqué mercredi à la Chambre.

"Un gouvernement prudent et responsable qui coopère avec un parlement actif et engagé peut faire en sorte que les intérêts de nos concitoyens soient défendus", a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement attend de voir dans les heures et jours qui viennent quels seront les choix des uns et des autres. Au cours des contacts qu'il entretient depuis mardi, il dit avoir constaté chez beaucoup de groupes consultés "le sens des responsabilités".

Le Premier ministre du gouvernement orange-bleu, qui ne dispose pas de majorité parlementaire, n'a pas dit s'il demanderait la confiance du parlement. C'est l'une des possibilités qui s'offre à lui. Une motion de méfiance peut également être déposée par des députés. Mais M. Michel a mis en garde la Chambre contre les conséquences d'une telle initiative. Elle pourrait "provoquer un moment de vérité dont l'une des conséquences possibles est une élection anticipée". Quant à l'hypothèse d'un gouvernement en affaires courantes, elle condamnerait l'exécutif à l'"immobilisme", a-t-il ajouté.

Selon lui, "il y a un chemin possible entre des élections anticipées et l'immobilisme", une voie qu'ont empruntée 13 pays européens. Dans ce cas, le gouvernement cherche un soutien du parlement en fonction des dossiers concernés.

Le plaidoyer est loin d'avoir convaincu l'opposition qui a réclamé plus de clarté. Les socialistes, écologistes, le cdH et DéFI demandent au Premier ministre de faire un choix clair, impliquant de renoncer au soutien de la N-VA. Les remerciements une nouvelle fois adressés par M. Michel aux nationalistes flamands pour les 4 années de gouvernement ne les ont pas rassurés.

"Vos remerciements à la N-VA commencent à être pesants et laissent penser que le choix est fait. Nous pouvons être constructifs mais pas des pigeons", a lancé Catherine Fonck (cdH).

Idem chez les socialistes. "Nous préférons vous voir en affaires courantes plutôt que guidés par la N-VA", a dit Ahmed Laaouej (PS).

Les écologistes ont dit ne pas vouloir être "les dépanneurs de la politique N-VA".

Dans l'autre camp, l'insatisfaction domine également. "Nous sommes encore dans le flou artistique", a jugé le chef de groupe N-VA, Peter De Roover. Les nationalistes flamands, dont le soutien sera décisif pour obtenir le vote du budget 2019, veulent connaître le projet du gouvernement Michel II. "Nous voulons savoir quel projet l'on soutiendra ou l'on combattra". Et d'ajouter en guise d'avertissement: "Vous pouvez difficilement attendre de l'épouse trompée pour une aventure d'un soir qu'elle prépare le petit déjeuner".

"L'heure des responsabilités est aujourd'hui arrivée", a lancé M. Laaouej. Jusqu'à présent, le Premier ministre Charles Michel, dont le gouvernement dans sa forme actuelle a perdu sa majorité, a laissé entendre que cette demande de la confiance au parlement était une "possibilité". Mardi, des interpellations au Premier ministre sont prévues. Pour une majorité au parlement, il ne fait pas de doute que le gouvernement Michel II, qui ne réunit plus que le MR, le CD&V et l'Open Vld, est bien un nouveau gouvernement, qu'il doit présenter une nouvelle déclaration et donc requérir la confiance. Ce vote est un nouveau rebondissement dans la saga qui a débuté avec l'adoption du Pacte des Nations-Unies sur la migration. La N-VA a quitté le gouvernement car elle ne pouvait soutenir l'approbation par la Belgique de ce texte. Depuis lors, le gouvernement est minoritaire. Pour autant, la coalition orange bleu estime qu'il s'agit de la continuation du gouvernement constitué en 2014 et non d'un nouvel exécutif. Depuis quelques jours, entre l'orange-bleu et les autres partis le débat fait rage à coup de lectures de la Constitution. Les socialistes, les écologistes, le cdH, DéFI, le PTB ainsi que la N-VA estimaient que cette nouvelle équipe devait présenter son programme et requérir la confiance. L'orange-bleu répondait que l'opposition n'avait qu'à déposer une motion de méfiance. "Avant le gouvernement était assis sur une chaise dont les quatre pieds étaient les quatre partis de la coalition. Aujourd'hui, il est assis sur un tabouret à trois pieds. Il faut être aveugle pour ne pas voir qu'un tabouret ce n'est pas une chaise", a lancé Francis Delperée (cdH). L'opposition de gauche et du centre a une nouvelle fois exhorté le gouvernement à faire un choix entre la recherche du soutien de la N-VA, qui lui permettrait d'approuver le budget 2019, et un soutien au cas par cas pour d'autres projets, en fonction de leur contenu. "Vous devez choisir et oser regarder le parlement dans les yeux", a réclamé Kristof Calvo (Ecolo-Groen). "Cette motion vous donne une chance de revenir demain avec la capacité d'agir", a affirmé Olivier Maingain (DéFI). L'orange-bleu a quant à lui dénoncé une manoeuvre contraire aux accords pris entre groupes politiques, alors que le Premier ministre consulte lesdits groupes. "Ou bien, l'on respecte les engagements, ou bien l'on sabote", s'est insurgé Servais Verherstraeten (CD&V). M. Michel a indiqué qu'il poursuivrait ses contacts pour examiner si "de part et d'autre il est possible de faire preuve du courage nécessaire".Le Premier ministre, Charles Michel, veut poursuivre le travail à la tête d'un gouvernement "prudent et responsable" qui coopérera avec le parlement, a-t-il indiqué mercredi à la Chambre."Un gouvernement prudent et responsable qui coopère avec un parlement actif et engagé peut faire en sorte que les intérêts de nos concitoyens soient défendus", a-t-il déclaré. Le chef du gouvernement attend de voir dans les heures et jours qui viennent quels seront les choix des uns et des autres. Au cours des contacts qu'il entretient depuis mardi, il dit avoir constaté chez beaucoup de groupes consultés "le sens des responsabilités". Le Premier ministre du gouvernement orange-bleu, qui ne dispose pas de majorité parlementaire, n'a pas dit s'il demanderait la confiance du parlement. C'est l'une des possibilités qui s'offre à lui. Une motion de méfiance peut également être déposée par des députés. Mais M. Michel a mis en garde la Chambre contre les conséquences d'une telle initiative. Elle pourrait "provoquer un moment de vérité dont l'une des conséquences possibles est une élection anticipée". Quant à l'hypothèse d'un gouvernement en affaires courantes, elle condamnerait l'exécutif à l'"immobilisme", a-t-il ajouté. Selon lui, "il y a un chemin possible entre des élections anticipées et l'immobilisme", une voie qu'ont empruntée 13 pays européens. Dans ce cas, le gouvernement cherche un soutien du parlement en fonction des dossiers concernés. Le plaidoyer est loin d'avoir convaincu l'opposition qui a réclamé plus de clarté. Les socialistes, écologistes, le cdH et DéFI demandent au Premier ministre de faire un choix clair, impliquant de renoncer au soutien de la N-VA. Les remerciements une nouvelle fois adressés par M. Michel aux nationalistes flamands pour les 4 années de gouvernement ne les ont pas rassurés. "Vos remerciements à la N-VA commencent à être pesants et laissent penser que le choix est fait. Nous pouvons être constructifs mais pas des pigeons", a lancé Catherine Fonck (cdH). Idem chez les socialistes. "Nous préférons vous voir en affaires courantes plutôt que guidés par la N-VA", a dit Ahmed Laaouej (PS). Les écologistes ont dit ne pas vouloir être "les dépanneurs de la politique N-VA". Dans l'autre camp, l'insatisfaction domine également. "Nous sommes encore dans le flou artistique", a jugé le chef de groupe N-VA, Peter De Roover. Les nationalistes flamands, dont le soutien sera décisif pour obtenir le vote du budget 2019, veulent connaître le projet du gouvernement Michel II. "Nous voulons savoir quel projet l'on soutiendra ou l'on combattra". Et d'ajouter en guise d'avertissement: "Vous pouvez difficilement attendre de l'épouse trompée pour une aventure d'un soir qu'elle prépare le petit déjeuner".