Comment s'est passée la marche pour vous aujourd'hui?

Youna Marette : Comme tout le monde, on était là pour marcher, être présent et se mobiliser pour faire passer le message. C'est resté très bon enfant et pacifique. C'est une ambiance typiquement belge de s'amuser comme ça pour, au final, un sujet aussi sérieux. On ne s'attendait pas du tout à voir 35 000 personnes aujourd'hui. Ça nous fait super plaisir de voir que le mouvement s'amplifie de semaine en semaine. On espère qu'il y aura encore plus de monde la semaine prochaine. Si avec ça, nos hommes politiques ne comprennent pas le message, on ne sait pas ce qu'il faut faire de plus. Et on continuera à le faire tant qu'il n'y aura pas de changement.

Plus de 35 000 jeunes se sont réunis aujourd'hui pour le climat. Comment expliquez-vous que le mouvement mobilise aujourd'hui autant de jeunes?

Arthur Lambert : Les tout premiers chiffres étaient assez pessimistes. Mais au final, la présence a été non seulement confirmée, mais amplifiée. On le sent dans notre quotidien et on le voit aussi aujourd'hui : la génération Climat s'est levée et réclame une lutte ambitieuse contre le réchauffement climatique. On est la première génération à subir les effets de ce réchauffement. L'enjeu est de plus en plus important.

Youna Marette : On est une génération consciente, mobilisée et qui veut faire changer les choses. On n'a jamais autant parlé du climat que ces dernières années. Les scientifiques sonnent l'alarme depuis un bout de temps, mais là, ça devient de plus en plus urgent. Les jeunes sont plus conscients du climat, savent qu'il y a un problème et veulent changer les choses. On se rend compte que c'est sur nous que les conséquences du réchauffement vont retomber.

Arthur Lambert et Youna Marette, organisateurs de l'événement facebook "Grève pour le climat - 3e round", Nina Dautrebande
Arthur Lambert et Youna Marette, organisateurs de l'événement facebook "Grève pour le climat - 3e round" © Nina Dautrebande

Arthur Lambert : Le fait qu'on puisse s'organiser spontanément sur les réseaux sociaux change aussi la donne par rapport à il y a quinze ans. La prise de conscience s'amplifie. Maintenant la question, c'est vraiment de savoir comment réussir à inverser la donne et à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 et de 100% d'ici 2050 si on veut avoir une petite chance de limiter les dégâts et d'éviter la catastrophe écologique. Notre objectif, c'est de confirmer et d'amplifier le mouvement dans les semaines à venir. Maintenant que les examens sont terminés, les étudiants vont se mobiliser. On sent que c'est un mouvement qui va se généraliser, non seulement aux élèves puisque c'est eux qui l'ont initialisés mais aussi aux étudiants.

C'est important pour les jeunes de manifester un jeudi et pas un dimanche comme le reste du mouvement?

Y.M : Manifester un jeudi - ou un autre jour de la semaine - ça prend une symbolique que ça n'aurait pas le dimanche. Ça devient de la désobéissance civile. On fait quelque chose qui les dérange et on nous porte plus d'attention. Notre message est plus entendu. C'est ça qui fait que ça fonctionne, on dérègle un peu le système, on reprend les cartes du jeu en mains et on fait parler de nous comme ça.

A.L. : Ce n'est pas l'un ou l'autre. On se mobilise le jeudi et le dimanche. C'est cette mobilisation en semaine et le week-end qui instaure un rapport de force avec le politique.

En signe de protestation, Youna porte un masque de protection contre la pollution. , Nina Dautrebande
En signe de protestation, Youna porte un masque de protection contre la pollution. © Nina Dautrebande

Qu'attendez-vous comme action concrète de la part des politiques?

Y.M : C'est difficile de donner des revendications bien précises, mais en tout cas, tout ce qui peut être mis en oeuvre pour renverser la tendance négative dans laquelle on se trouve actuellement. Hier, on a été invité chez Marie-Christine Marghem. Une des mesures que nous avons réclamée, c'est une transversalité de l'environnement dans le gouvernement. Que toutes les décisions passent par ce ministère pour un meilleur avenir, et inverser ce réchauffement climatique qui se met en place.

A.L : On ne veut plus se limiter à la ministre Marie-Christine Marghem. C'est Charles Michel qu'il faut interpeller aujourd'hui. Notre objectif, c'est d'être reçu par le Premier ministre. On veut qu'il prenne ses responsabilités, qu'il entende notre génération Climat et qu'il arrête de se cacher derrière sa ministre de l'environnement.

Nina Dautrebande

Comment s'est passée la marche pour vous aujourd'hui?Youna Marette : Comme tout le monde, on était là pour marcher, être présent et se mobiliser pour faire passer le message. C'est resté très bon enfant et pacifique. C'est une ambiance typiquement belge de s'amuser comme ça pour, au final, un sujet aussi sérieux. On ne s'attendait pas du tout à voir 35 000 personnes aujourd'hui. Ça nous fait super plaisir de voir que le mouvement s'amplifie de semaine en semaine. On espère qu'il y aura encore plus de monde la semaine prochaine. Si avec ça, nos hommes politiques ne comprennent pas le message, on ne sait pas ce qu'il faut faire de plus. Et on continuera à le faire tant qu'il n'y aura pas de changement.Plus de 35 000 jeunes se sont réunis aujourd'hui pour le climat. Comment expliquez-vous que le mouvement mobilise aujourd'hui autant de jeunes?Arthur Lambert : Les tout premiers chiffres étaient assez pessimistes. Mais au final, la présence a été non seulement confirmée, mais amplifiée. On le sent dans notre quotidien et on le voit aussi aujourd'hui : la génération Climat s'est levée et réclame une lutte ambitieuse contre le réchauffement climatique. On est la première génération à subir les effets de ce réchauffement. L'enjeu est de plus en plus important.Youna Marette : On est une génération consciente, mobilisée et qui veut faire changer les choses. On n'a jamais autant parlé du climat que ces dernières années. Les scientifiques sonnent l'alarme depuis un bout de temps, mais là, ça devient de plus en plus urgent. Les jeunes sont plus conscients du climat, savent qu'il y a un problème et veulent changer les choses. On se rend compte que c'est sur nous que les conséquences du réchauffement vont retomber. Arthur Lambert : Le fait qu'on puisse s'organiser spontanément sur les réseaux sociaux change aussi la donne par rapport à il y a quinze ans. La prise de conscience s'amplifie. Maintenant la question, c'est vraiment de savoir comment réussir à inverser la donne et à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 et de 100% d'ici 2050 si on veut avoir une petite chance de limiter les dégâts et d'éviter la catastrophe écologique. Notre objectif, c'est de confirmer et d'amplifier le mouvement dans les semaines à venir. Maintenant que les examens sont terminés, les étudiants vont se mobiliser. On sent que c'est un mouvement qui va se généraliser, non seulement aux élèves puisque c'est eux qui l'ont initialisés mais aussi aux étudiants.C'est important pour les jeunes de manifester un jeudi et pas un dimanche comme le reste du mouvement?Y.M : Manifester un jeudi - ou un autre jour de la semaine - ça prend une symbolique que ça n'aurait pas le dimanche. Ça devient de la désobéissance civile. On fait quelque chose qui les dérange et on nous porte plus d'attention. Notre message est plus entendu. C'est ça qui fait que ça fonctionne, on dérègle un peu le système, on reprend les cartes du jeu en mains et on fait parler de nous comme ça.A.L. : Ce n'est pas l'un ou l'autre. On se mobilise le jeudi et le dimanche. C'est cette mobilisation en semaine et le week-end qui instaure un rapport de force avec le politique.Qu'attendez-vous comme action concrète de la part des politiques?Y.M : C'est difficile de donner des revendications bien précises, mais en tout cas, tout ce qui peut être mis en oeuvre pour renverser la tendance négative dans laquelle on se trouve actuellement. Hier, on a été invité chez Marie-Christine Marghem. Une des mesures que nous avons réclamée, c'est une transversalité de l'environnement dans le gouvernement. Que toutes les décisions passent par ce ministère pour un meilleur avenir, et inverser ce réchauffement climatique qui se met en place.A.L : On ne veut plus se limiter à la ministre Marie-Christine Marghem. C'est Charles Michel qu'il faut interpeller aujourd'hui. Notre objectif, c'est d'être reçu par le Premier ministre. On veut qu'il prenne ses responsabilités, qu'il entende notre génération Climat et qu'il arrête de se cacher derrière sa ministre de l'environnement. Nina Dautrebande