La magistrate, qui a notamment présidé de nombreuses cours d'assises à Bruxelles, avait déclaré avoir été victime le 5 janvier 2016 d'une agression au cours de laquelle des bijoux lui avaient été volés. Mais le parquet de Bruxelles avait soupçonné une fraude à l'assurance et ouvert une enquête. Le dossier avait abouti devant la Cour du cassation, en raison d'un privilège de juridiction. Celle-ci a finalement décidé qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre la magistrate.

"La Cour de cassation blanchit totalement Madame Karin Gerard. Une instruction de grande qualité a confirmé qu'en date du 5 janvier 2016, elle avait fait l'objet d'un vol de bijoux et d'une agression d'une rare violence qui seule est de nature à expliquer les lésions subies", a expliqué Me Uyttendaele.

"Un collège d'experts de premier plan, désigné par le conseiller instructeur [un magistrat de la Cour de cassation], a conclu que cette agression a provoqué dans le chef de Madame Gerard un ictus amnésique, ce qui explique les confusions qui ont été les siennes lorsqu'elle a relaté les faits. L'instruction a démontré que sa démarche vacillante au moment des faits était également la conséquence de cette agression, et qu'elle n'était en rien sous l'emprise de l'alcool. Ceci a été confirmé par les nombreux personnes, dont neuf policiers, qui ont été en contact avec elle dans les heures qui ont suivi les faits", a encore commenté le conseil de la juge aujourd'hui pensionnée.

"L'instruction a également révélé que compte tenu de son profil, de sa situation et de l'ensemble des devoirs d'instruction, il était inimaginable qu'elle se soit rendue coupable d'une tentative d'escroquerie à l'assurance", a-t-il ajouté.

"L'honneur de notre cliente est enfin rétabli mais nous regrettons profondément le lynchage médiatique dont elle a fait l'objet pendant quatre années. Nous avons été les premiers témoins de la souffrance qui a été la sienne pendant toute la durée de l'instruction. Il est en effet particulièrement insupportable pour un magistrat qui a consacré sa vie à l'administration de la justice d'avoir été suspectée du pire et, de surcroît, méchamment moquée", a encore exprimé Me Uyttendaele.

La magistrate, qui a notamment présidé de nombreuses cours d'assises à Bruxelles, avait déclaré avoir été victime le 5 janvier 2016 d'une agression au cours de laquelle des bijoux lui avaient été volés. Mais le parquet de Bruxelles avait soupçonné une fraude à l'assurance et ouvert une enquête. Le dossier avait abouti devant la Cour du cassation, en raison d'un privilège de juridiction. Celle-ci a finalement décidé qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre la magistrate."La Cour de cassation blanchit totalement Madame Karin Gerard. Une instruction de grande qualité a confirmé qu'en date du 5 janvier 2016, elle avait fait l'objet d'un vol de bijoux et d'une agression d'une rare violence qui seule est de nature à expliquer les lésions subies", a expliqué Me Uyttendaele. "Un collège d'experts de premier plan, désigné par le conseiller instructeur [un magistrat de la Cour de cassation], a conclu que cette agression a provoqué dans le chef de Madame Gerard un ictus amnésique, ce qui explique les confusions qui ont été les siennes lorsqu'elle a relaté les faits. L'instruction a démontré que sa démarche vacillante au moment des faits était également la conséquence de cette agression, et qu'elle n'était en rien sous l'emprise de l'alcool. Ceci a été confirmé par les nombreux personnes, dont neuf policiers, qui ont été en contact avec elle dans les heures qui ont suivi les faits", a encore commenté le conseil de la juge aujourd'hui pensionnée. "L'instruction a également révélé que compte tenu de son profil, de sa situation et de l'ensemble des devoirs d'instruction, il était inimaginable qu'elle se soit rendue coupable d'une tentative d'escroquerie à l'assurance", a-t-il ajouté. "L'honneur de notre cliente est enfin rétabli mais nous regrettons profondément le lynchage médiatique dont elle a fait l'objet pendant quatre années. Nous avons été les premiers témoins de la souffrance qui a été la sienne pendant toute la durée de l'instruction. Il est en effet particulièrement insupportable pour un magistrat qui a consacré sa vie à l'administration de la justice d'avoir été suspectée du pire et, de surcroît, méchamment moquée", a encore exprimé Me Uyttendaele.