Nominations politiques et soif de pouvoir des partis: le casse-tête de Charles Michel

07/11/18 à 10:12 - Mise à jour à 12:26

Source: De Morgen

Les nominations politiques, fruit d'âpres tractations, font souvent polémiques. La nomination de Steven Vanackere (CD&V) au poste d'administrateur à la Banque Nationale n'a pas fait exception à la règle. Du coup on est en droit de se demander pourquoi cette pratique, qui donne des migraines au Premier ministre, est encore de mise. Le point.

"L'aristocratie n'est pas morte, elle survit grâce à l'aide de certains politiciens", dit le politicien Carl Devos dans une opinion parue dans De Morgen. Il vise les nominations politiques qui restent florissantes en Belgique. La nomination de l'ancien ministre Vanackere à la Banque Nationale est, pour lui, particulièrement révélatrice de la politique du pouvoir dans notre pays. "Les partis au pouvoir ont de profonds tentacules dans le système politique belge. Ensemble, ils l'ont colonisé et se sont enfermés dans l'État. Ils sont l'État. Dans leur empire, les cartels colonisateurs gèrent les institutions politiques par des accords mutuels. Ils choisissent, chacun dans leur coin, leur homme, sans que personne ne s'en mêle. (...) Il arrive, mais rarement, que ces reliques d'une époque antérieure s'éloignent tellement de la décence contemporaine que certains n'arrivent plus à garder cela pour eux. Surtout à l'approche des élections. (...) On nous promet alors que celle-ci sera la dernière. Mais bien sûr !", conclut-il, cynique.
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