Deux décrets "gouvernance" régissent les salaires de patrons du secteur public. Le premier, entré en vigueur en mai 2018, plafonne les rémunérations dans les intercommunales et leurs filiales à 245.000 euros par an. Le second fixe les mêmes règles pour les unités d'administration publique comme Liège Airport ou la SRIW. Il est entré en vigueur le 1er juillet.

A Liège Airport, le président du conseil d'administration avait proposé en juin 2018 de permettre au CEO Luc Partoune de bénéficier d'indemnités compensatoires pour la perte de salaire (son salaire excédait 420.000 euros). Mais le projet a été recalé par le gouvernement wallon et le CA. Le patron a donc vu son salaire ramené dans les limites du décret, sans compensation. Il a néanmoins décidé de contester la décision devant le tribunal.

Jean-Sébastien Belle, président de l'Invest Mons Borinage, était lui aussi au-dessus du plafond (salaire de 390.000 euros). Il assure avoir accepté de réduire son salaire, comme la directrice Sylvie Creteur. Le Soir a néanmoins mis le doigt sur une opération de "rattrapage d'épargne-pension" réalisée une semaine avant l'entrée en vigueur des nouvelles règles. M. Belle aurait touché 450.000 euros, mais aurait récemment décidé d'y renoncer.

Le Soir revient aussi sur le cas d'Alain Palmans, directeur général de la Compagnie intercommunale liégeoise des Eaux (CILE), dont Sudpresse avait révélé le sauvetage par les administrateurs. Il a touché une compensation sous la forme d'une prime unique sur son assurance-groupe qui a ensuite été clôturée.

D'autres personnalités ont décidé d'accepter de réduire leur salaire sans faire d'histoires. C'est le cas de Fernand Grifnée, patron d'Ores ou de Claude Grégoire (Socofe).

Belga