"En protégeant Stéphane Moreau comme elle le fait, en refusant de s'accorder sur l'illégalité et l'annulation des ventes et en empêchant la transparence, Muriel Targnion n'a plus aucune légitimité pour présider l'intercommunale Enodia", a ainsi expliqué Damien Robert, administrateur de l'intercommunale pour le PTB.

Jeudi matin, sur Bel RTL, la bourgmestre de Verviers avait affirmé qu'aucune faute grave ne pouvait être imputée aux membres du comité de direction de Nethys (Stéphane Moreau, Pol Heyse, Jos Donvil, Bénédicte Bayer et Frederic Vandeschoor), dont l'indemnité de départ devrait tourner autour des 500.000 euros chacun.

Elle avait par ailleurs assuré "avoir l'intime conviction" que les ventes de filiales de Nethys (Voo, Elicio et Win) ont été réalisées "à la bonne valeur", sans qu'il y ait eu conflit d'intérêt. "Le ministre (des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne) a annulé l'acte administratif pris par le conseil d'administration de Nethys mais les ventes sont bien réalisées et si on veut les annuler, on devra aller en justice et on aura un chaos judiciaire", avait-elle ajouté.

Des propos qui ont dû faire bondir du côté du gouvernement wallon où l'on verrait certainement d'un bon oeil un changement de présidence. "On ne désespère pas que les choses bougent dans le bon sens", y murmure-t-on.

Reste que pour parvenir à leurs fins, Ecolo - qui ne compte que 2 sièges sur 12 au CA d'Enodia - et le PTB, qui ne dispose que d'un siège, devront rallier à leur cause d'autres administrateurs, du MR mais aussi du PS, le parti de Muriel Targnion.