Nethys dément formellement avoir tenté de vendre les quotidiens L'Avenir à l'homme d'affaires Stéphan Jourdain, comme le rapportait L'Echo mardi. "Monsieur Jourdain, comme d'autres investisseurs potentiels, a manifesté un intérêt relatif à ce dossier il y a quelques mois, mais cette marque d'intérêt n'a donné lieu à aucune suite concrète", a réagi l'entreprise par communiqué.

Selon le quotidien économique, les responsables de Nethys ont mis la pression sur Stéphan Jourdain afin de le pousser à acheter L'Avenir avant le 15 août. Pour le convaincre, les responsables de Nethys expliquaient que les groupes de presse Rossel et IPM étaient également intéressés, ce que les deux groupes de presse démentent catégoriquement.

L'intérêt de Stéphan Jourdain pour les médias n'est pas né d'hier. Il y a un an, il était sorti du bois pour se porter acquéreur de L'Avenir. Il avait lancé un petit tour de table pour réunir des patrons bruxellois et wallons voulant faire passer un message davantage libéral dans la presse. Trois suivent Stéphan Jourdain et ils baptisent leur groupe N4. L'Echo a appris que plusieurs rencontres avaient alors eu lieu entre ce groupe N4, le patron de Nethys Stéphane Moreau et Pol Heyse, directeur financier de Nethys. Mais les contacts se sont distendus par la suite.

A l'été 2019, les responsables de Nethys se sont à nouveau tournés vers le groupe d'investisseurs potentiels, leur demandant de faire offre avant le mi-août. Ils ont également évoqué la présence de Rossel et d'IPM. Le prix évoqué pour L'Avenir est de 20 millions d'euros. Mais Rossel et IPM le répètent: ils ne se sont jamais assis à la table de négociations avec L'Avenir.

Quoi qu'il en soit, depuis lors, les négociations ont été avortées et Stéphan Jourdain s'est fait remplacer au sein du groupe N4. La vente en catimini de L'Avenir ne se fera pas, écrit L'Echo.