"Des diagnostics sont en cours de réalisation", a ajouté le ministre selon qui, toutefois, "les perspectives de rétablissement sont réelles". Interrogé par plusieurs parlementaires, Pierre-Yves Dermagne est une nouvelle fois revenu sur la chronologie des événements ayant notamment conduit à l'annulation des cessions, par Nethys, de 3 de ses filiales (Voo, Elicio et Win) et à l'envoi d'un interim manager au sein de la société après le renvoi des membres de son comité de direction, dont Stéphane Moreau.

"Notre volonté, c'est vraiment d'objectiver l'ensemble des éléments afin que chaque personne amenée à prendre des décisions puisse le faire en toute connaissance de cause. C'est ce que nous faisons depuis l'entrée en scène du nouveau management et c'est ce que nous continuerons à faire avec ordre, méthode et discrétion tout en garantissant la transparence une fois que les actes sont posés", a ajouté Pierre-Yves Dermagne.

Selon lui, le travail du gouvernement "doit en effet être jugé sur les décisions prises et les actes posés plutôt que sur ses intentions". "Notre travail n'est pas terminé", a encore souligné le ministre. "Certes, il y a urgence mais il faut laisser un peu de temps à la nouvelle équipe mise en place et à la tutelle afin que les décisions prises soient les plus solides possibles", a-t-il conclu.

Des propos qui n'ont pas franchement convaincu l'opposition, François Desquesnes, pour le cdH, regrettant notamment "d'avoir été baladé" par une autorité de tutelle "qui n'est pas allée jusqu'au bout de ses décisions alors qu'il y avait faculté à agir complètement". "Qu'on ne nous fasse pas de mauvais procès. Nous vous soutenons mais permttez-nous de vous interroger sur les conséquences de vos décisions", a renchéri Benoît Dispa, cdH également.

"Si nous partageons vos interrogations, nous ne comprenons pas votre manque de mémoire et nous regrettons votre manque d'introspection", leur a répondu le porte-parole du PTB, Germain Mugemangango.