"On accuse des juges d'instruction de faire des faux en écriture, des faux témoignages. C'est extrêmement dérangeant car c'est largement relayé dans la presse par la défense de Nemmouche", a ajouté Me Libert. Ce dernier a également cité la Cour européenne des droits de l'homme, selon laquelle "les avocats ont le droit de s'exprimer publiquement sur le fonctionnement de la justice mais leurs critiques ne sauraient franchir certaines limites". "J'ai le sentiment désagréable que l'on fait le procès des victimes", poursuit le pénaliste, rappelant également que Mehdi Nemmouche a promis de parler. "Alors, qu'il se lève maintenant et dise, au regard de preuves accablantes, 'oui, je suis l'auteur mais j'ai peut-être des circonstances atténuantes, les Riva étaient des crapules, des espions et je suis fier de les avoir abattus'. Mais il dit: 'non, ce n'est pas moi.' A quel titre va-t-il alors salir la mémoire de ces personnes, dont les filles viendront témoigner ici demain? C'est un scandale absolu et je leur interdit de continuer."

"On accuse des juges d'instruction de faire des faux en écriture, des faux témoignages. C'est extrêmement dérangeant car c'est largement relayé dans la presse par la défense de Nemmouche", a ajouté Me Libert. Ce dernier a également cité la Cour européenne des droits de l'homme, selon laquelle "les avocats ont le droit de s'exprimer publiquement sur le fonctionnement de la justice mais leurs critiques ne sauraient franchir certaines limites". "J'ai le sentiment désagréable que l'on fait le procès des victimes", poursuit le pénaliste, rappelant également que Mehdi Nemmouche a promis de parler. "Alors, qu'il se lève maintenant et dise, au regard de preuves accablantes, 'oui, je suis l'auteur mais j'ai peut-être des circonstances atténuantes, les Riva étaient des crapules, des espions et je suis fier de les avoir abattus'. Mais il dit: 'non, ce n'est pas moi.' A quel titre va-t-il alors salir la mémoire de ces personnes, dont les filles viendront témoigner ici demain? C'est un scandale absolu et je leur interdit de continuer."