Le débat sur la peine de Nemmouche et Bendrer aura lieu lundi

Le débat sur la peine infligée à Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer, tous deux reconnus coupables, jeudi soir devant la cour d'assises de Bruxelles, d'être auteur et co-auteur de quatre assassinats dans un contexte terroriste, aura lieu lundi, a décidé la présidente du jury, Laurence Massart.

Celle-ci a invoqué l'état de fatigue des jurés et des juges.

Le jury a donc suivi l'accusation et la partie civile sur toute la ligne et a rejeté la thèse d'un complot, soutenue par les avocats de l'accusé.

Les jurés ont répondu affirmativement aux questions sur la culpabilité de Mehdi Nemmouche pour les assassinats d'Emanuel Riva, de Miriam Riva, de Dominique Sabrier et d'Alexandre Strens, tous commis dans le but d'intimider gravement une population. Le jury a donc retenu le caractère terroriste des crimes.

Les jurés ont également répondu affirmativement aux questions sur la culpabilité de Mehdi Nemmouche pour avoir détenu une arme prohibée, en l'occurrence une kalachnikov, et pour avoir possédé, sans permis, une arme qui en nécessitait un, en l'occurrence un revolver. Le jury a retenu là aussi le caractère terroriste des délits.

Emanuel et Miriam Riva, deux touristes israéliens, ainsi que Dominique Sabrier et Alexandre Strens, deux membres du personnel du Musée juif de Belgique, avaient été abattus dans cette institution par un homme portant des vêtements sombres, une casquette, des lunettes de soleil et muni de deux armes à feu, le 24 mai 2014 vers 15h00. L'individu avait été filmé par les caméras de vidéo-surveillance du musée, situé rue des Minimes à Bruxelles, et son image avait été largement diffusée.

Six jours après, Mehdi Nemmouche avait été arrêté dans un bus à la gare routière de Marseille, en possession des armes utilisées lors de l'attaque et des vêtements du tueur.

Nacer Bendrer condamné comme co-auteur de l'attentat

Le Marseillais Nacer Bendrer, 30 ans, a été condamné comme co-auteur, jeudi soir, par la cour d'assises de Bruxelles. Il était accusé d'avoir fourni des armes à Mehdi Nemmouche, l'auteur de l'attentat au Musée juif de Belgique.

Il encourt dès lors la même peine que l'auteur matériel des faits, soit la réclusion criminelle à perpétuité.

"Justice est rendue"

"Justice est rendue", a estimé jeudi soir, par communiqué, le Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique (CCOJB), après l'arrêt sur la culpabilité rendu par la cour d'assises de Bruxelles dans le procès sur l'attentat au musée juif.

"La communauté juive dans son ensemble a souffert des conséquences de ce terrible attentat antisémite", a réagi le CCOJB en sa qualité de partie civile, représenté par Me Hirsch. "Que le nom de ce terroriste antisémite soit effacé et que l'on ne retienne que la résilience de nos institutions démocratiques, de la communauté juive, et de la population belge", a déclaré Yohan Benizri, président du CCOJB.

"Des avocats que mon éducation m'interdisent de qualifier précisément ont tenté d'ébranler notre démocratie en portant devant notre cour d'assises des théories nauséabondes, je ne peux que le déplorer et le condamner. Ces mêmes avocats continueront à critiquer notre justice parce qu'ils ont perdu lamentablement. Mais rien ne doit avoir raison de notre détermination à lutter pour nos valeurs", a ajouté M. Benizri.

Le jury a donc suivi l'accusation et la partie civile sur toute la ligne et a rejeté la thèse d'un complot, soutenue par les avocats de l'accusé. Les jurés ont répondu affirmativement aux questions sur la culpabilité de Mehdi Nemmouche pour les assassinats d'Emanuel Riva, de Miriam Riva, de Dominique Sabrier et d'Alexandre Strens, tous commis dans le but d'intimider gravement une population. Le jury a donc retenu le caractère terroriste des crimes. Les jurés ont également répondu affirmativement aux questions sur la culpabilité de Mehdi Nemmouche pour avoir détenu une arme prohibée, en l'occurrence une kalachnikov, et pour avoir possédé, sans permis, une arme qui en nécessitait un, en l'occurrence un revolver. Le jury a retenu là aussi le caractère terroriste des délits. Emanuel et Miriam Riva, deux touristes israéliens, ainsi que Dominique Sabrier et Alexandre Strens, deux membres du personnel du Musée juif de Belgique, avaient été abattus dans cette institution par un homme portant des vêtements sombres, une casquette, des lunettes de soleil et muni de deux armes à feu, le 24 mai 2014 vers 15h00. L'individu avait été filmé par les caméras de vidéo-surveillance du musée, situé rue des Minimes à Bruxelles, et son image avait été largement diffusée. Six jours après, Mehdi Nemmouche avait été arrêté dans un bus à la gare routière de Marseille, en possession des armes utilisées lors de l'attaque et des vêtements du tueur.Nacer Bendrer condamné comme co-auteur de l'attentatLe Marseillais Nacer Bendrer, 30 ans, a été condamné comme co-auteur, jeudi soir, par la cour d'assises de Bruxelles. Il était accusé d'avoir fourni des armes à Mehdi Nemmouche, l'auteur de l'attentat au Musée juif de Belgique. Il encourt dès lors la même peine que l'auteur matériel des faits, soit la réclusion criminelle à perpétuité."Justice est rendue""Justice est rendue", a estimé jeudi soir, par communiqué, le Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique (CCOJB), après l'arrêt sur la culpabilité rendu par la cour d'assises de Bruxelles dans le procès sur l'attentat au musée juif."La communauté juive dans son ensemble a souffert des conséquences de ce terrible attentat antisémite", a réagi le CCOJB en sa qualité de partie civile, représenté par Me Hirsch. "Que le nom de ce terroriste antisémite soit effacé et que l'on ne retienne que la résilience de nos institutions démocratiques, de la communauté juive, et de la population belge", a déclaré Yohan Benizri, président du CCOJB. "Des avocats que mon éducation m'interdisent de qualifier précisément ont tenté d'ébranler notre démocratie en portant devant notre cour d'assises des théories nauséabondes, je ne peux que le déplorer et le condamner. Ces mêmes avocats continueront à critiquer notre justice parce qu'ils ont perdu lamentablement. Mais rien ne doit avoir raison de notre détermination à lutter pour nos valeurs", a ajouté M. Benizri.