Il était déjà apparu lundi que les négociations salariales entamées la semaine dernière pour aboutir à une nouvelle norme salariale et un accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020 étaient laborieuses. La marge maximale d'évolution des salaires, de 0,8% hors indexation, qu'a définie le rapport du Conseil central de l'Économie (CCE) rend en effet les discussions difficiles, les syndicats l'estimant insuffisante tandis que les patrons n'entendent pas la dépasser.

Après des réunions jeudi, vendredi et lundi, les partenaires devaient se retrouver mercredi à 14h, avec pour objectif d'aboutir à un accord dans ce délai. "Les discussions sont toujours en cours et nous irons plus loin mercredi", avait commenté Bernard Gilliot, président de la Fédération des entreprises de Belgique, soulignant "l'atmosphère constructive" des échanges.

Les syndicats avaient toutefois prévu de consulter leurs instances ce mardi. Tant la CSC que la FGTB et la CGSLB constatent que les négociations "sont dans l'impasse" et qu'il est impossible de poursuivre les négociations. Les syndicats dénoncent "la maigre marge salariale", qui est la conséquence des réformes de la loi en la matière du gouvernement actuel. Les représentants des travailleurs dénoncent aussi la "rigidité sur le banc des employeurs" en matière de flexibilité, de fin de carrière et de salaires minimums.

"C'est pourquoi les syndicats prennent leurs responsabilités et tirent la sonnette d'alarme en organisant une action sur le terrain", ont-ils fait savoir mardi. Les trois formations organiseront une grève nationale le 13 février dans tous les secteurs et à travers tout le pays.

La balle est désormais dans le camp des employeurs et des autorités, selon les syndicats, qui exigent davantage de pouvoir d'achat. "Poursuivre de cette manière n'a pas de sens", selon Miranda Ulens, la numéro 2 de la FGTB. La fin de la concertation sociale n'est toutefois pas définitive. Des négociations pourraient encore avoir lieu mais elles deviendront très difficiles si les employeurs maintiennent leur position de "la loi est la loi", prévient le syndicat socialiste. L'action de grève du 13 février est, elle, bien définitive.

"Un signal clair a été lancé le 14 décembre dernier, lors d'une journée d'action nationale. Ce jour-là, des milliers de travailleurs ont exigé une augmentation sérieuse des salaires, moins de pression au travail, une articulation saine entre vie privée et vie professionnelle et des fins de carrières décentes", rappellent la CSC, la FGTB et la CGSLB dans un communiqué commun.

Les syndicats n'ont de cesse de dénoncer ce qui a été "imposé" aux travailleurs depuis des années: la modération salariale, un saut d'index et une nouvelle loi truffée de dispositions qui ne permettent pas une négociation sereine. "Dans ces circonstances, la coupe est pleine : de nombreux travailleurs ne sont plus en mesure de travailler encore plus longtemps et de manière encore plus flexible. Ils ne tiennent tout simplement plus le coup."

"Ces dernières années, la presse a abondamment commenté la bonne santé de l'économie, l'ampleur des créations d'emplois, la pénurie de main-d'oeuvre. Dans le même temps, les cotisations sociales patronales ont été réduites, les employeurs peuvent garder en poche le saut d'index (chaque année), l'impôt des sociétés a été diminué pour toutes les entreprises, les services publics et la sécurité sociale ont été mis à mal, et ce, sans que cela ne se traduise par une amélioration des salaires, en particulier pour les salaires minimas", déplorent encore les représentants des travailleurs.

Ceux-ci demandent une augmentation significative des salaires minimas, des allocations sociales et des pensions pour, à tout le moins, les porter au-delà du seuil de pauvreté. Ils veulent aussi redessiner le cadre des fins de carrière et de meilleures possibilités de combinaison entre le travail et la vie privée. Ils souhaitent enfin des mesures concrètes permettant une amélioration de la mobilité, comme la généralisation du tiers-payant pour les transports en commun et le remboursement de l'indemnité vélo.

Un désaccord final entre les employeurs et les syndicats sur la norme salariale déboucherait sur une grande incertitude. Normalement, c'est au gouvernement fédéral qu'il reviendrait de trancher mais l'exécutif actuel est minoritaire et en affaires courantes.

Il était déjà apparu lundi que les négociations salariales entamées la semaine dernière pour aboutir à une nouvelle norme salariale et un accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020 étaient laborieuses. La marge maximale d'évolution des salaires, de 0,8% hors indexation, qu'a définie le rapport du Conseil central de l'Économie (CCE) rend en effet les discussions difficiles, les syndicats l'estimant insuffisante tandis que les patrons n'entendent pas la dépasser. Après des réunions jeudi, vendredi et lundi, les partenaires devaient se retrouver mercredi à 14h, avec pour objectif d'aboutir à un accord dans ce délai. "Les discussions sont toujours en cours et nous irons plus loin mercredi", avait commenté Bernard Gilliot, président de la Fédération des entreprises de Belgique, soulignant "l'atmosphère constructive" des échanges. Les syndicats avaient toutefois prévu de consulter leurs instances ce mardi. Tant la CSC que la FGTB et la CGSLB constatent que les négociations "sont dans l'impasse" et qu'il est impossible de poursuivre les négociations. Les syndicats dénoncent "la maigre marge salariale", qui est la conséquence des réformes de la loi en la matière du gouvernement actuel. Les représentants des travailleurs dénoncent aussi la "rigidité sur le banc des employeurs" en matière de flexibilité, de fin de carrière et de salaires minimums. "C'est pourquoi les syndicats prennent leurs responsabilités et tirent la sonnette d'alarme en organisant une action sur le terrain", ont-ils fait savoir mardi. Les trois formations organiseront une grève nationale le 13 février dans tous les secteurs et à travers tout le pays. La balle est désormais dans le camp des employeurs et des autorités, selon les syndicats, qui exigent davantage de pouvoir d'achat. "Poursuivre de cette manière n'a pas de sens", selon Miranda Ulens, la numéro 2 de la FGTB. La fin de la concertation sociale n'est toutefois pas définitive. Des négociations pourraient encore avoir lieu mais elles deviendront très difficiles si les employeurs maintiennent leur position de "la loi est la loi", prévient le syndicat socialiste. L'action de grève du 13 février est, elle, bien définitive. "Un signal clair a été lancé le 14 décembre dernier, lors d'une journée d'action nationale. Ce jour-là, des milliers de travailleurs ont exigé une augmentation sérieuse des salaires, moins de pression au travail, une articulation saine entre vie privée et vie professionnelle et des fins de carrières décentes", rappellent la CSC, la FGTB et la CGSLB dans un communiqué commun. Les syndicats n'ont de cesse de dénoncer ce qui a été "imposé" aux travailleurs depuis des années: la modération salariale, un saut d'index et une nouvelle loi truffée de dispositions qui ne permettent pas une négociation sereine. "Dans ces circonstances, la coupe est pleine : de nombreux travailleurs ne sont plus en mesure de travailler encore plus longtemps et de manière encore plus flexible. Ils ne tiennent tout simplement plus le coup." "Ces dernières années, la presse a abondamment commenté la bonne santé de l'économie, l'ampleur des créations d'emplois, la pénurie de main-d'oeuvre. Dans le même temps, les cotisations sociales patronales ont été réduites, les employeurs peuvent garder en poche le saut d'index (chaque année), l'impôt des sociétés a été diminué pour toutes les entreprises, les services publics et la sécurité sociale ont été mis à mal, et ce, sans que cela ne se traduise par une amélioration des salaires, en particulier pour les salaires minimas", déplorent encore les représentants des travailleurs. Ceux-ci demandent une augmentation significative des salaires minimas, des allocations sociales et des pensions pour, à tout le moins, les porter au-delà du seuil de pauvreté. Ils veulent aussi redessiner le cadre des fins de carrière et de meilleures possibilités de combinaison entre le travail et la vie privée. Ils souhaitent enfin des mesures concrètes permettant une amélioration de la mobilité, comme la généralisation du tiers-payant pour les transports en commun et le remboursement de l'indemnité vélo. Un désaccord final entre les employeurs et les syndicats sur la norme salariale déboucherait sur une grande incertitude. Normalement, c'est au gouvernement fédéral qu'il reviendrait de trancher mais l'exécutif actuel est minoritaire et en affaires courantes.