En 2014, Namur bénéficiait pour la première fois du Feder, le Fonds européen de développement régional. Une première avec 30 millions d'euros à la clé. Jusque-là, Namur échappait à ce financement comme à d'autres, n'étant pas considérée comme un pôle prioritaire par la Région. Mais après de nombreuses tractations politiques - et un sérieux lobbying de Maxime Prévot, alors vice-président du gouvernement wallon -, Namur a pu faire partie des heureux bénéficiaires. " Ce fut aussi un gros travail collectif qu'a mené la Ville, rappelle Patricia Grandchamps, échevine Ecolo. Mais cela reste une répartition financière où les enjeux partisans pèsent trop. Cela pose problème pour un développement territorial sain. " Et l'élue est loin d'être la seule à penser ainsi. " Maxime Prévot a permis cette pluie de subsides sur Namur comme jamais auparavant. C'est impressionnant, mais c'est aussi inquiétant pour la santé démocratique de la Wallonie ", pointe Jean-Benoit Pilet, politologue à l'ULB. Qui interroge : " Aujourd'hui que le CDH a fait le choix de l'opposition, Namur pourra-t-elle encore être soutenue de la sorte ? Stratégiquement, les décideurs namurois devraient se faire les promoteurs d'une gouvernance régionale plus transparente. Une telle stratégie jouerait à l'avantage de leur ville. "
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