Jusqu'à récemment, presque tous les demandeurs d'asile palestiniens de Gaza obtenaient l'asile dans notre pays. Dans la pratique, un retour vers Gaza était en effet impossible, puisque le seul passage de la frontière entre l'Égypte et Gaza était fermé.

Sauf que selon le Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides, Dirk Van den Bulck, la situation a changé. Depuis le 5 décembre, il a donc adapté ses lignes directrices et examine désormais les dossiers au cas par cas. Tous les demandeurs d'asile de Gaza ne se verront plus automatiquement accorder l'asile. La ministre de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open VLD), a profité de ce changement de politique pour demander au commissaire général s'il était également possible de supprimer le statut de réfugié pour les Palestiniens déjà reconnu afin de faciliter leur retour.

Depuis plusieurs années, les réfugiés n'ont plus de droit de séjour illimité. Ils bénéficient d'abord d'un droit de séjour limité de cinq ans, qui est ensuite converti en un droit de séjour illimité. L'ancien Secrétaire d'Etat à l'asile et aux migrations Theo Francken (N-VA) a fait modifier la loi afin que les réfugiés soient protégés aussi longtemps que nécessaire, mais qu'ils devaient rentrer dès que leur pays serait sûr. En résumé, si, dans les cinq ans suivant l'octroi du statut de réfugié, on estime que la personne n'est plus en danger dans son pays, on peut lui retirer son statut de réfugié.

Du coup, ces réfugiés pourraient en théorie être renvoyés chez eux. Les réfugiés palestiniens de Gaza n'ont cependant pas de véritable crainte à avoir, car ils ne sont tout simplement pas une priorité selon Gabrielle Baes, porte-parole de la Commissaire générale interviewé par De Standaard. "Notre priorité est de traiter les nouvelles demandes d'asile le plus rapidement possible et je vous assure qu'il y a encore du retard à rattraper."

Un retour rendu d'autant plus improbable qu'il n'est jamais arrivé que le statut de réfugié de personnes originaires d'une région ou d'un pays spécifique soit retiré puisque cela demande des garanties fermes. Or, dans la pratique, ces garanties sont très difficiles à obtenir. Si l'on a effectivement retiré le statut de réfugié à 239 personnes en 2017, c'était parce qu'elles avaient menti pour obtenir l'asile ou parce qu'elles étaient retournées dans leur pays d'origine.

La sortie de Maggie De Block aurait donc tout à voir avec une guerre de perception entre elle et son prédécesseur Theo Francken. A savoir qui des deux était le plus strict sur le dossier de l'immigration. Une preuve supplémentaire, pour ceux qui en doutaient, que la campagne électorale est déjà bien lancée.

Jusqu'à récemment, presque tous les demandeurs d'asile palestiniens de Gaza obtenaient l'asile dans notre pays. Dans la pratique, un retour vers Gaza était en effet impossible, puisque le seul passage de la frontière entre l'Égypte et Gaza était fermé. Sauf que selon le Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides, Dirk Van den Bulck, la situation a changé. Depuis le 5 décembre, il a donc adapté ses lignes directrices et examine désormais les dossiers au cas par cas. Tous les demandeurs d'asile de Gaza ne se verront plus automatiquement accorder l'asile. La ministre de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open VLD), a profité de ce changement de politique pour demander au commissaire général s'il était également possible de supprimer le statut de réfugié pour les Palestiniens déjà reconnu afin de faciliter leur retour.Depuis plusieurs années, les réfugiés n'ont plus de droit de séjour illimité. Ils bénéficient d'abord d'un droit de séjour limité de cinq ans, qui est ensuite converti en un droit de séjour illimité. L'ancien Secrétaire d'Etat à l'asile et aux migrations Theo Francken (N-VA) a fait modifier la loi afin que les réfugiés soient protégés aussi longtemps que nécessaire, mais qu'ils devaient rentrer dès que leur pays serait sûr. En résumé, si, dans les cinq ans suivant l'octroi du statut de réfugié, on estime que la personne n'est plus en danger dans son pays, on peut lui retirer son statut de réfugié.Du coup, ces réfugiés pourraient en théorie être renvoyés chez eux. Les réfugiés palestiniens de Gaza n'ont cependant pas de véritable crainte à avoir, car ils ne sont tout simplement pas une priorité selon Gabrielle Baes, porte-parole de la Commissaire générale interviewé par De Standaard. "Notre priorité est de traiter les nouvelles demandes d'asile le plus rapidement possible et je vous assure qu'il y a encore du retard à rattraper." Un retour rendu d'autant plus improbable qu'il n'est jamais arrivé que le statut de réfugié de personnes originaires d'une région ou d'un pays spécifique soit retiré puisque cela demande des garanties fermes. Or, dans la pratique, ces garanties sont très difficiles à obtenir. Si l'on a effectivement retiré le statut de réfugié à 239 personnes en 2017, c'était parce qu'elles avaient menti pour obtenir l'asile ou parce qu'elles étaient retournées dans leur pays d'origine. La sortie de Maggie De Block aurait donc tout à voir avec une guerre de perception entre elle et son prédécesseur Theo Francken. A savoir qui des deux était le plus strict sur le dossier de l'immigration. Une preuve supplémentaire, pour ceux qui en doutaient, que la campagne électorale est déjà bien lancée.