Elle s'exprime dans un entretien accordé à L'Avenir mercredi.

"Je n'ai fauté nulle part, vraiment nulle part. J'ai juste travaillé comme présidente dans l'intérêt du groupe en m'informant à la fois de ce qui se passait chez Nethys et d'autre part en travaillant aussi beaucoup sur la scission de Resa", déclare la socialiste verviétoise.

Face à "un discours simpliste", elle tient à rappeller que le "monde politique liégeois, tout parti confondu, a voulu, à la fin de l'industrie sidérurgique, créer une entreprise concurrentielle à capitaux publics pour aller là où le privé va". Elle cite 133 millions d'euros investis par les pouvoirs publics et une valeur de 3 milliards d'euros aujourd'hui ainsi que 1.000 emplois créés au départ et 3.000 maintenant. "C'est ça que je défends aujourd'hui. Rien n'a été opaque".

"Enodia n'a pas dit à Nethys de vendre à tout prix"

Elle impute cette perception d'un groupe opaque au fait qu'il y ait beaucoup de sous-structures. Et de poursuivre en assurant que "tout ce qui a été acheté et vendu, toutes ces décisions stratégiques ont été prises par l'ensemble du monde politique liégeois et validées par le rapport stratégique chaque année". Détaillant le système en question, Mme Targnion reconnait que ce "modèle unique" ne soit pas compris par le grand public ou le monde politique étranger à la province de Liège, tout en estimant que l'affaire des comités de secteur était "un vrai scandale".

Concernant les ventes de Nethys, la présidente démissionnaire d'Enodia explique qu'une note stratégique a été rédigée à l'attention de Nethys, "avec l'accord de l'ensemble du monde politique wallon" posant trois conditions pour la séparation des activités concurrentielles: le maintien de l'emploi et du siège social à Liège et la création de nouveaux tissus économiques à Liège. "Enodia n'a pas dit à Nethys de vendre à tout prix. Enodia a dit ok, il faut vendre, mais attention à bien rester attentif aux trois priorités essentielles", se défend encore Mme Targnion.