A quelques pas de la mosquée, dans le Bruulpark, "Le Congo est à nous" a été écrit sur un mur, faisant directement référence aux actes négrophobes du Pukkelpop Festival. D'autres messages "Stem NVA", "All Brown Outside" et "Fuck niggers" ont également été écrits sur les murs du Bruulpark, toujours accompagnés de croix gammées.

Les auteurs de ces messages sont manifestement racistes, clairement pro nazis et pro NVA.

Contrairement à ce qui a été écrit par la RTBF, la NVA n'a pas condamné les faits de manière aussi limpide que l'annonce la télévision nationale. En réalité, seule la section locale de la NVA Leuven a tweeté qu'il n'y avait pas de place pour ça dans le Louvain qu'ils ambitionnent et que tout le monde pouvait être flamands et louvanistes.[1]

Personne à la NVA n'a condamné les croix gammées. L'analogie entre l'antisémitisme et l'islamophobie par des militants qui appellent à voter N-VA sur les murs d'une mosquée en pleine période électorale ne semble pas poser de problème aux représentants de la N-VA Leuven qui ne condamnent ni l'antisémitisme, ni l'islamophobie dont tous les chiffres montrent qu'ils sont en constante augmentation.

A propos de la négrophobie, le silence est même assourdissant.

On n'a pas entendu de réaction de la part de la N-VA lors de l'agression négrophobe en gare de Aarschot il y a quelques jours. Cette attitude à tout le moins ambiguë voir tolérante à l'égard des actes racistes au plus haut sommet de l'État est extrêmement inquiétante.

Est-ce tellement étonnant ?

La NVA n'a jamais été totalement claire sur la collaboration et défend encore aujourd'hui ceux qui dans le mouvement flamand ont choisi le nazisme.

Depuis qu'elle est au gouvernement, chaque fois qu'elle s'est retrouvée en difficulté, la NVA a brandi l'étendard de l'islamophobie. D'une part, elle détourne l'opinion de ses propres carences et d'autre part, construit un ennemi à qui attribuer toutes les tares.

Lorsque les attentats endeuillent Bruxelles le 22 mars 2016, Jan Jambon Ministre NVA de l'Intérieur, responsable de la sécurité, ne démissionne pas. Il ne s'explique même pas sur les carences de son administration (les kamikazes étaient connus de ses services), au contraire, il prétend que les musulmans ont dansé dans les rues.

Lorsque Steven Vandeput Ministre NVA de la défense est accusé d'avoir caché des informations pour passer le juteux marché des F35 avec la société Lockheed Martin et que la presse relève que son ancien chef de cabinet adjoint a rejoint la société américaine, il est proche de la démission. Dix jours après le scandale, Théo Francken se lance dans une croisade contre le parti Islam. Avec un slogan : "Jamais de Sharia en Belgique".

Un observateur honnête de la politique belge pourrait se demander pourquoi des membres du gouvernement s'intéressent soudainement à un minuscule parti quasiment inconnu jusque-là. Une réponse pourrait être : parce qu'il vaut mieux parler d'un obscur conseiller communal qui refuse de serrer la main aux femmes que de creuser les intérêts communs entre la NVA et Lockheed Martin.

Plus récemment, lorsque des jeunes chantent "Handjes kappen, de Congo is van ons" à un festival, Zuhal Demir, secrétaire d'État NVA à l'égalité des chances, tente de court-circuiter la procédure judiciaire intentée contre les jeunes racistes flamands en les recevant, alors qu'elle n'a pas eu cet égard pour les victimes. Cette attitude compréhensive de la part de la secrétaire d'État envers les agresseurs s'est accompagnée d'un tweet de Theo Francken qui visait à jeter le doute sur l'attitude des victimes.

Face aux critiques de l'opinion, Zuhal Demir se lance dans un discours au Parlement contre ... le voile à l'école.

La liste est loin d'être exhaustive, le lecteur attentif à la politique NVA trouvera certainement de nombreux autres exemples. Face à chaque obstacle politique, la NVA s'est lancée dans une diatribe contre les musulmans de ce pays.

Alors il ne faut pas s'étonner si leurs militants de base s'attaquent aux mosquées et se revendiquent du nazisme que la N-VA n'a jamais clairement condamné. On comprend que des racistes s'en prennent physiquement aux "bruns" comme le jeune garçon poussé sur les rails à Aarschot ou les deux filles agressées au Pukkelpop festival. On voit des croix gammées fleurir à Leuven.

C'est la conséquence des prises de positions d'un parti qui n'a de cesse de banaliser les actes racistes - alors qu'il est en charge de la lutte contre la pauvreté et pour l'égalité des chance - tout en menant un discours de guerre aux migrants d'une extrême violence.

Prenant le contre-pied des dernières sorties médiatiques de Georges-Louis Bouchez MR visant à défendre le discours anti-migrants et islamophobe de la N-VA avec un argumentaire vicié sur la supposée "banalisation du nazisme", les militants racistes ont tagué des croix gammées accompagnées d'un message qui identifie clairement la politique de la N-VA au nazisme. N'en déplaise à GLB, ils ne voient pas le qualificatif de nazi comme une insulte, ils s'en revendiquent.

[1] On retiendra au passage qu'il n'y a donc pas de place pour les francophones...

A quelques pas de la mosquée, dans le Bruulpark, "Le Congo est à nous" a été écrit sur un mur, faisant directement référence aux actes négrophobes du Pukkelpop Festival. D'autres messages "Stem NVA", "All Brown Outside" et "Fuck niggers" ont également été écrits sur les murs du Bruulpark, toujours accompagnés de croix gammées.Les auteurs de ces messages sont manifestement racistes, clairement pro nazis et pro NVA. Contrairement à ce qui a été écrit par la RTBF, la NVA n'a pas condamné les faits de manière aussi limpide que l'annonce la télévision nationale. En réalité, seule la section locale de la NVA Leuven a tweeté qu'il n'y avait pas de place pour ça dans le Louvain qu'ils ambitionnent et que tout le monde pouvait être flamands et louvanistes.[1]Personne à la NVA n'a condamné les croix gammées. L'analogie entre l'antisémitisme et l'islamophobie par des militants qui appellent à voter N-VA sur les murs d'une mosquée en pleine période électorale ne semble pas poser de problème aux représentants de la N-VA Leuven qui ne condamnent ni l'antisémitisme, ni l'islamophobie dont tous les chiffres montrent qu'ils sont en constante augmentation. A propos de la négrophobie, le silence est même assourdissant.On n'a pas entendu de réaction de la part de la N-VA lors de l'agression négrophobe en gare de Aarschot il y a quelques jours. Cette attitude à tout le moins ambiguë voir tolérante à l'égard des actes racistes au plus haut sommet de l'État est extrêmement inquiétante. Est-ce tellement étonnant ?La NVA n'a jamais été totalement claire sur la collaboration et défend encore aujourd'hui ceux qui dans le mouvement flamand ont choisi le nazisme. Depuis qu'elle est au gouvernement, chaque fois qu'elle s'est retrouvée en difficulté, la NVA a brandi l'étendard de l'islamophobie. D'une part, elle détourne l'opinion de ses propres carences et d'autre part, construit un ennemi à qui attribuer toutes les tares.Lorsque les attentats endeuillent Bruxelles le 22 mars 2016, Jan Jambon Ministre NVA de l'Intérieur, responsable de la sécurité, ne démissionne pas. Il ne s'explique même pas sur les carences de son administration (les kamikazes étaient connus de ses services), au contraire, il prétend que les musulmans ont dansé dans les rues.Lorsque Steven Vandeput Ministre NVA de la défense est accusé d'avoir caché des informations pour passer le juteux marché des F35 avec la société Lockheed Martin et que la presse relève que son ancien chef de cabinet adjoint a rejoint la société américaine, il est proche de la démission. Dix jours après le scandale, Théo Francken se lance dans une croisade contre le parti Islam. Avec un slogan : "Jamais de Sharia en Belgique". Un observateur honnête de la politique belge pourrait se demander pourquoi des membres du gouvernement s'intéressent soudainement à un minuscule parti quasiment inconnu jusque-là. Une réponse pourrait être : parce qu'il vaut mieux parler d'un obscur conseiller communal qui refuse de serrer la main aux femmes que de creuser les intérêts communs entre la NVA et Lockheed Martin.Plus récemment, lorsque des jeunes chantent "Handjes kappen, de Congo is van ons" à un festival, Zuhal Demir, secrétaire d'État NVA à l'égalité des chances, tente de court-circuiter la procédure judiciaire intentée contre les jeunes racistes flamands en les recevant, alors qu'elle n'a pas eu cet égard pour les victimes. Cette attitude compréhensive de la part de la secrétaire d'État envers les agresseurs s'est accompagnée d'un tweet de Theo Francken qui visait à jeter le doute sur l'attitude des victimes. Face aux critiques de l'opinion, Zuhal Demir se lance dans un discours au Parlement contre ... le voile à l'école.La liste est loin d'être exhaustive, le lecteur attentif à la politique NVA trouvera certainement de nombreux autres exemples. Face à chaque obstacle politique, la NVA s'est lancée dans une diatribe contre les musulmans de ce pays.Alors il ne faut pas s'étonner si leurs militants de base s'attaquent aux mosquées et se revendiquent du nazisme que la N-VA n'a jamais clairement condamné. On comprend que des racistes s'en prennent physiquement aux "bruns" comme le jeune garçon poussé sur les rails à Aarschot ou les deux filles agressées au Pukkelpop festival. On voit des croix gammées fleurir à Leuven. C'est la conséquence des prises de positions d'un parti qui n'a de cesse de banaliser les actes racistes - alors qu'il est en charge de la lutte contre la pauvreté et pour l'égalité des chance - tout en menant un discours de guerre aux migrants d'une extrême violence. Prenant le contre-pied des dernières sorties médiatiques de Georges-Louis Bouchez MR visant à défendre le discours anti-migrants et islamophobe de la N-VA avec un argumentaire vicié sur la supposée "banalisation du nazisme", les militants racistes ont tagué des croix gammées accompagnées d'un message qui identifie clairement la politique de la N-VA au nazisme. N'en déplaise à GLB, ils ne voient pas le qualificatif de nazi comme une insulte, ils s'en revendiquent.[1] On retiendra au passage qu'il n'y a donc pas de place pour les francophones...