Jeudi soir, des jeunes ont lancé des cocktails Molotov et des pierres en direction de la maison communale d'Anderlecht. La police est intervenue vers 20h30.

Les jets de projectiles ne visaient pas spécifiquement les forces de police, qui étaient présentes sur place avec plusieurs équipes et une arroseuse. Les policiers n'ont pas dû intervenir. L'arroseuse n'a pas non plus été employée contre le groupe en cause. Le chef de corps de la police de Bruxelles-Midi et le bourgmestre d'Anderlecht Fabrice Cumps surveillent la situation de près, notamment avec le couvre-feu qui est en application à compter de 22h00.

Ces incidents sont plus que probablement une réaction à la nouvelle selon laquelle le parquet de Bruxelles a décidé de ne pas poursuivre les officiers impliqués dans la mort du jeune Adil, en avril.

Non-lieu pour la mort du jeune Adil

Pour rappel, le 10 avril dernier vers 21h00, une patrouille de la zone de police Bruxelles-Midi a remarqué deux individus qui roulaient à vive allure en scooter dans les rues d'Anderlecht. Les policiers ont voulu procéder à leur contrôle mais l'un des deux conducteurs a accéléré et pris la fuite. Arrivés à hauteur de la place Docteur De Meersman, les policiers n'ont plus pu le suivre et ont transmis sa position à d'autres équipes venues en renfort. Un autre véhicule de police est ainsi arrivé sur les lieux, en venant à la rencontre du scooter, sur le Quai de l'Industrie. Le conducteur du deux roues suivait une camionnette sur la bande d'à-côté et a déboîté, percutant de plein fouet l'avant gauche du véhicule de police. Ce jeune Anderlechtois prénommé Adil, âgé de 19 ans, est décédé sur le coup.

Jeudi, le parquet de Bruxelles a informé avoir tracé un réquisitoire de non-lieu pour absence de charges suffisantes "à l'encontre des protagonistes du dossier et notamment du conducteur du véhicule de police", dans le cadre de l'enquête sur le décès d'Adil. Le juge d'instruction, qui avait été désigné pour enquêter du chef d'homicide involontaire, a conclu qu'aucune infraction pénale n'a été commise, se basant notamment sur le rapport de l'expert automobile La famille veut un procès public

Incompréhensible pour la famille

"L'annonce de demande de non-lieu du parquet était prévisible, mais ça reste incompréhensible", a déclaré à Belga, jeudi après-midi, Me Alexis Deswaef, avocat de la famille d'Adil. Ce jeune homme de 19 ans est décédé le 10 avril dernier à Anderlecht, après avoir percuté un véhicule de police avec son scooter, alors qu'il fuyait un contrôle. "Nous n'avons pas encore pu prendre connaissance de l'ensemble du dossier, notamment des images de caméra de vidéo-surveillance. Nous allons le faire et demander le cas échéant des devoirs d'enquête complémentaires", a annoncé Me Deswaef. "Selon nous, des fautes ont clairement été commises et nous estimons qu'il est nécessaire qu'un procès public puisse se tenir. Adil n'aurait jamais dû perdre la vie. La course-poursuite a pris des proportions déraisonnables. Il est question de la proportionnalité des moyens développés. L'objectif du contrôle était légitime, mais ensuite, après la fuite, un appel a été lancé sur les ondes de la police pour que toutes les patrouilles se lancent à la recherche du scooter", a affirmé l'avocat. "N'y avait-il pas d'autres moyens à utiliser? N'y avait-il pas la possibilité d'identifier la personne par la suite, sur base d'images de caméras de vidéo-surveillance par exemple? La question de l'absolue nécessité d'intervenir immédiatement se pose et selon la jurisprudence de la Cour Européennes des Droits de l'Homme (CEDH), il vaut mieux ne pas déployer certains moyens si cela risque de mettre en danger la vie d'autrui", a réagi Me Deswaef.

Jeudi soir, des jeunes ont lancé des cocktails Molotov et des pierres en direction de la maison communale d'Anderlecht. La police est intervenue vers 20h30.Les jets de projectiles ne visaient pas spécifiquement les forces de police, qui étaient présentes sur place avec plusieurs équipes et une arroseuse. Les policiers n'ont pas dû intervenir. L'arroseuse n'a pas non plus été employée contre le groupe en cause. Le chef de corps de la police de Bruxelles-Midi et le bourgmestre d'Anderlecht Fabrice Cumps surveillent la situation de près, notamment avec le couvre-feu qui est en application à compter de 22h00.Ces incidents sont plus que probablement une réaction à la nouvelle selon laquelle le parquet de Bruxelles a décidé de ne pas poursuivre les officiers impliqués dans la mort du jeune Adil, en avril. Pour rappel, le 10 avril dernier vers 21h00, une patrouille de la zone de police Bruxelles-Midi a remarqué deux individus qui roulaient à vive allure en scooter dans les rues d'Anderlecht. Les policiers ont voulu procéder à leur contrôle mais l'un des deux conducteurs a accéléré et pris la fuite. Arrivés à hauteur de la place Docteur De Meersman, les policiers n'ont plus pu le suivre et ont transmis sa position à d'autres équipes venues en renfort. Un autre véhicule de police est ainsi arrivé sur les lieux, en venant à la rencontre du scooter, sur le Quai de l'Industrie. Le conducteur du deux roues suivait une camionnette sur la bande d'à-côté et a déboîté, percutant de plein fouet l'avant gauche du véhicule de police. Ce jeune Anderlechtois prénommé Adil, âgé de 19 ans, est décédé sur le coup.Jeudi, le parquet de Bruxelles a informé avoir tracé un réquisitoire de non-lieu pour absence de charges suffisantes "à l'encontre des protagonistes du dossier et notamment du conducteur du véhicule de police", dans le cadre de l'enquête sur le décès d'Adil. Le juge d'instruction, qui avait été désigné pour enquêter du chef d'homicide involontaire, a conclu qu'aucune infraction pénale n'a été commise, se basant notamment sur le rapport de l'expert automobile La famille veut un procès public"L'annonce de demande de non-lieu du parquet était prévisible, mais ça reste incompréhensible", a déclaré à Belga, jeudi après-midi, Me Alexis Deswaef, avocat de la famille d'Adil. Ce jeune homme de 19 ans est décédé le 10 avril dernier à Anderlecht, après avoir percuté un véhicule de police avec son scooter, alors qu'il fuyait un contrôle. "Nous n'avons pas encore pu prendre connaissance de l'ensemble du dossier, notamment des images de caméra de vidéo-surveillance. Nous allons le faire et demander le cas échéant des devoirs d'enquête complémentaires", a annoncé Me Deswaef. "Selon nous, des fautes ont clairement été commises et nous estimons qu'il est nécessaire qu'un procès public puisse se tenir. Adil n'aurait jamais dû perdre la vie. La course-poursuite a pris des proportions déraisonnables. Il est question de la proportionnalité des moyens développés. L'objectif du contrôle était légitime, mais ensuite, après la fuite, un appel a été lancé sur les ondes de la police pour que toutes les patrouilles se lancent à la recherche du scooter", a affirmé l'avocat. "N'y avait-il pas d'autres moyens à utiliser? N'y avait-il pas la possibilité d'identifier la personne par la suite, sur base d'images de caméras de vidéo-surveillance par exemple? La question de l'absolue nécessité d'intervenir immédiatement se pose et selon la jurisprudence de la Cour Européennes des Droits de l'Homme (CEDH), il vaut mieux ne pas déployer certains moyens si cela risque de mettre en danger la vie d'autrui", a réagi Me Deswaef.