Il l'avait dit de manière très légaliste: celui qui obtiendrait le meilleur score en voix préférence occuperait le siège de bourgmestre. On savait que, s'il avait obtenu cette première place dans le coeur des électeurs montois, Di Rupo se serait désisté pour son dauphin Nicolas Martin. Il aurait aimé accomplir ce geste princier. Question d'ego... Mais il n'aura pas à le faire. Martin l'a largement battu : 10 681 voix. Di Rupo n'a récolté que la moitié de ce qu'il avait eu en 2012 : 7 664 voix. L'ère Di Rupo est bel et bien révolue à Mons. C'est une page d'histoire qui s'y tourne, sans nul doute, puisque l'homme au noeud pap' y a régné sans partage durant près de deux décennies.

L'ère Martin s'annonce plus municipaliste, moins culturelle, plus axée sur la sécurité, les caméras de surveillance et la propreté. L'héritage du "père" sera sans doute lourd à porter, notamment avec une gare mégalo toujours en chantier. L'espace est néanmoins dégagé pour le nouveau et jeune bourgmestre qui perpétuera la tradition "dirupienne" de ne pas aller seul au pouvoir, surtout avec une majorité absolue très courte d'un seul petit siège. Pas sûr qu'il s'encombre du MR au collège. Georges-Louis Bouchez, avec sa liste hétéroclite Mons en mieux, a certes dépassé le seuil des 20 % de voix, mais il n'a pas réussi son pari de détrôner le PS qui garde la majorité absolue, même d'un pouce. Après sa campagne brutale, Bouchez a, de toute façon, peu de chance de convaincre les socialistes de gouverner à nouveau avec le MR.

Qui d'autre alors pour monter au Collège avec le PS ? Le CDH, qui avec Savine Moucheron avait rempilé après le clash Di Rupo-Bouchez, ne résistera pas à son score désastreux de ce scrutin (6,8 %), soit deux points de moins qu'en 2012 et la moitié de celui de 2006. Reste le PTB et Ecolo. Le PTB a fait une non-campagne, proposant une liste incomplète. Avec ses désormais plus de 8 % de voix (+ 5 %), il préférera certainement rester dans l'opposition. Et le PS sera ravi de l'y laisser. Comme partout dans le reste du pays, les Verts montois ont le vent en poupe, même si sa tête de liste Charlotte Dejaere a failli se faire assommer par un panneau en plein direct de cette soirée électorale : ils affichent un score sans précédent, à 12,7 %.

Les Ecolos montois se sont bien gardés d'arbitrer le rude match PS-MR durant la campagne. C'est eux que Martin, pourtant peu versé dans les questions environnementales, devrait approcher pour co-gouverner. Les négociations s'avèrent rudes. Les Ecolos sauront se montrer exigeants.

Il l'avait dit de manière très légaliste: celui qui obtiendrait le meilleur score en voix préférence occuperait le siège de bourgmestre. On savait que, s'il avait obtenu cette première place dans le coeur des électeurs montois, Di Rupo se serait désisté pour son dauphin Nicolas Martin. Il aurait aimé accomplir ce geste princier. Question d'ego... Mais il n'aura pas à le faire. Martin l'a largement battu : 10 681 voix. Di Rupo n'a récolté que la moitié de ce qu'il avait eu en 2012 : 7 664 voix. L'ère Di Rupo est bel et bien révolue à Mons. C'est une page d'histoire qui s'y tourne, sans nul doute, puisque l'homme au noeud pap' y a régné sans partage durant près de deux décennies. L'ère Martin s'annonce plus municipaliste, moins culturelle, plus axée sur la sécurité, les caméras de surveillance et la propreté. L'héritage du "père" sera sans doute lourd à porter, notamment avec une gare mégalo toujours en chantier. L'espace est néanmoins dégagé pour le nouveau et jeune bourgmestre qui perpétuera la tradition "dirupienne" de ne pas aller seul au pouvoir, surtout avec une majorité absolue très courte d'un seul petit siège. Pas sûr qu'il s'encombre du MR au collège. Georges-Louis Bouchez, avec sa liste hétéroclite Mons en mieux, a certes dépassé le seuil des 20 % de voix, mais il n'a pas réussi son pari de détrôner le PS qui garde la majorité absolue, même d'un pouce. Après sa campagne brutale, Bouchez a, de toute façon, peu de chance de convaincre les socialistes de gouverner à nouveau avec le MR. Qui d'autre alors pour monter au Collège avec le PS ? Le CDH, qui avec Savine Moucheron avait rempilé après le clash Di Rupo-Bouchez, ne résistera pas à son score désastreux de ce scrutin (6,8 %), soit deux points de moins qu'en 2012 et la moitié de celui de 2006. Reste le PTB et Ecolo. Le PTB a fait une non-campagne, proposant une liste incomplète. Avec ses désormais plus de 8 % de voix (+ 5 %), il préférera certainement rester dans l'opposition. Et le PS sera ravi de l'y laisser. Comme partout dans le reste du pays, les Verts montois ont le vent en poupe, même si sa tête de liste Charlotte Dejaere a failli se faire assommer par un panneau en plein direct de cette soirée électorale : ils affichent un score sans précédent, à 12,7 %. Les Ecolos montois se sont bien gardés d'arbitrer le rude match PS-MR durant la campagne. C'est eux que Martin, pourtant peu versé dans les questions environnementales, devrait approcher pour co-gouverner. Les négociations s'avèrent rudes. Les Ecolos sauront se montrer exigeants.