Pas si facile que ça de me dire que mardi je retourne bosser en tant qu'aide familiale, que mon confinement forcé se terminera, et que j'ai le sentiment ultime de PEUR DE ME METTRE EN DANGER ET DE METTRE TOUTES CES PERSONNES CHEZ QUI JE ME RENDRAI EN DANGER

Je ne vois plus mes parents, je ne vois plus ma famille...

Mais je vais voir les parents des autres, les familles des autres...

Seule, pas de collègues physiquement à proximité de moi, qui elles aussi sont dans la même situation que moi...

Avec pour seules barrières un masque, des gants et du gel hydro...

Je vais me rendre chez Carrefour, chez Aldi, chez Lidl, chez Colruyth, à la pharmacie.... autant de fois qu'il le faudra...

Je vais devoir faire face aux inquiétudes de mes bénéficiaires, à leurs peurs légitimes, leur agressivité compréhensibles, ou leur non acceptation de la situation sanitaire actuelle... mais je les comprends, je suis moi-même dans le même état qu'eux...

Le métier d'aide familiale, je l'aime plus que tout je l'ai choisi avec mes tripes je suis aide soignante de profession depuis 10 ans, je me suis formée aux soins palliatifs, je me suis formée à la communication non-violente, je me suis formée aux règles d'hygiène et de déontologie, ...

Alors...

Madame la Première Ministre, Madame la Ministre de la Santé,

Qui suis-je à vos yeux? Oserais-je vous demander à votre coeur?

Je ne demande pas de suspendre mes prestations d'aide-familiale, je demande juste ceci:

Que les droits de l'homme régit par Amnesty International soient reconnus, cités, illustrés dans le contexte actuel.

Que mon intégrité physique et morale soient protégés de qui de droit.

Que mes facultés intellectuelles aux principes de fondement de la protection de la vie et de la mort soient entendus et reconnus.

Que mon droit à l'information juste, claire, précise soit adapté au contexte actuel.

Que les autorités que vous représentez adaptent urgemment les consignes et les prises de décisions de protection du travailleur AIDE-FAMILIAL en prestations à domicile.

Que des priorités d'aide soient réadapté aux services d'aide aux familles.

Que des textes de lois soit urgemment établis et transmis à la population concernant la matière du droit à la protecteur la vie et ce via les canaux de communication connus de tout le public: réseau des services à domicile, de leurs bénéficiaires et de toute la population.

Que j'attends de vos fonctions ministérielles une prise de conscience et de responsabilité immédiate ainsi que des circulaires et des arrêtés ministériels adaptés dans l'urgence...

Madame la Première ministre, depuis votre entrée en fonction et depuis votre mission dans le cadre de la Pandémie COVID-19, je crois en vous, contrairement à vos prédécesseurs au-delà de votre position de ministre, j'ai vu votre bienveillance, votre souci de l'autre, j'ai vu votre HUMANITÉ et votre intégrité morale..

J'attends beaucoup de vous.

Je tiens à ma vie, à celles de mes parents que je ne peux plus voir, à celles de mon entourage proche ou éloigné, à celles de mes collègues...à celles de mes bénéficiaires, et à toutes vies qui gravitent autour de moi..."

MH Van Geersdaele, soignante à domicile

Pas si facile que ça de me dire que mardi je retourne bosser en tant qu'aide familiale, que mon confinement forcé se terminera, et que j'ai le sentiment ultime de PEUR DE ME METTRE EN DANGER ET DE METTRE TOUTES CES PERSONNES CHEZ QUI JE ME RENDRAI EN DANGERJe ne vois plus mes parents, je ne vois plus ma famille...Mais je vais voir les parents des autres, les familles des autres...Seule, pas de collègues physiquement à proximité de moi, qui elles aussi sont dans la même situation que moi...Avec pour seules barrières un masque, des gants et du gel hydro...Je vais me rendre chez Carrefour, chez Aldi, chez Lidl, chez Colruyth, à la pharmacie.... autant de fois qu'il le faudra...Je vais devoir faire face aux inquiétudes de mes bénéficiaires, à leurs peurs légitimes, leur agressivité compréhensibles, ou leur non acceptation de la situation sanitaire actuelle... mais je les comprends, je suis moi-même dans le même état qu'eux...Le métier d'aide familiale, je l'aime plus que tout je l'ai choisi avec mes tripes je suis aide soignante de profession depuis 10 ans, je me suis formée aux soins palliatifs, je me suis formée à la communication non-violente, je me suis formée aux règles d'hygiène et de déontologie, ...Alors...Madame la Première Ministre, Madame la Ministre de la Santé,Qui suis-je à vos yeux? Oserais-je vous demander à votre coeur?Je ne demande pas de suspendre mes prestations d'aide-familiale, je demande juste ceci:Que les droits de l'homme régit par Amnesty International soient reconnus, cités, illustrés dans le contexte actuel. Que mon intégrité physique et morale soient protégés de qui de droit.Que mes facultés intellectuelles aux principes de fondement de la protection de la vie et de la mort soient entendus et reconnus.Que mon droit à l'information juste, claire, précise soit adapté au contexte actuel. Que les autorités que vous représentez adaptent urgemment les consignes et les prises de décisions de protection du travailleur AIDE-FAMILIAL en prestations à domicile.Que des priorités d'aide soient réadapté aux services d'aide aux familles.Que des textes de lois soit urgemment établis et transmis à la population concernant la matière du droit à la protecteur la vie et ce via les canaux de communication connus de tout le public: réseau des services à domicile, de leurs bénéficiaires et de toute la population. Que j'attends de vos fonctions ministérielles une prise de conscience et de responsabilité immédiate ainsi que des circulaires et des arrêtés ministériels adaptés dans l'urgence...Madame la Première ministre, depuis votre entrée en fonction et depuis votre mission dans le cadre de la Pandémie COVID-19, je crois en vous, contrairement à vos prédécesseurs au-delà de votre position de ministre, j'ai vu votre bienveillance, votre souci de l'autre, j'ai vu votre HUMANITÉ et votre intégrité morale..J'attends beaucoup de vous.Je tiens à ma vie, à celles de mes parents que je ne peux plus voir, à celles de mon entourage proche ou éloigné, à celles de mes collègues...à celles de mes bénéficiaires, et à toutes vies qui gravitent autour de moi..."MH Van Geersdaele, soignante à domicile