Le fournisseur d'énergie Engie-Electrabel souhaitait remplacer à Vilvorde une ancienne installation qui fournit actuellement moins de la moitié de la nouvelle capacité qui était projetée. Mais le permis environnemental nécessaire a fait l'objet d'un rejet. La procédure de recours se termine elle aussi par un avis négatif. L'émission de 107.000 kg d'ammoniac constitue un problème, estime le gouvernement flamand.

Pour Mme Almaci, le refus de permis décidé par la nationaliste flamande relève de "petits jeux politiques". "Au niveau européen aussi, (la N-VA) tente de faire barrage aux ambitions" en matière environnementale, pointe la présidente de Groen. Alors que la stratégie européenne "Fit for 55" prévoit pour l'ensemble de la Belgique un effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 47% pour 2030, le plan climat de la Flandre, dévoilé jeudi, vise une diminution de ses émissions limitée à 40%.

La N-VA et Mme Demir "jouent sur le dos de la sécurité énergétique de tous les Belges et du climat. Nous faisons de la politique pour trouver des solutions, pas pour faire barrage", a conclu la présidente de Groen.

La ministre Demir épinglée pour son refus de joindre une coalition d'hautes ambitions

Des militants du collectif Youth for Climate, soutenus par la Coalition Climat, comptent se présenter mercredi devant le cabinet de la ministre flamande de l'Environnement Zuhal Demir pour dénoncer son refus de se rejoindre la Coalition des hautes ambitions de la république des Îles Marshall ("High Ambition Coalition"), bloquant dès lors la participation de la Belgique.

"Zuhal Demir, après avoir tenté de renégocier les objectifs climatiques européens et avoir tenté de bloquer l'Union européenne d'entrer dans cette coalition, résiste encore et bloque la participation de la Belgique", déplore Youth for Climate dans un communiqué diffusé mardi soir.

Parmi les signataires de la déclaration de la Coalition des hautes ambitions, figurent une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont ceux des pays voisins de la Belgique - France, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg -, mais aussi le vice-président de la Commisison européenne, Frans Timmermans.

Ce ralliement européen a été notamment rendu possible par le feu vert de la Belgique, auquel la Flandre ne s'est pas opposée. Pour autant, la Belgique elle-même n'a pas signé la déclaration et ne le fera pas, a priori à la COP26, car la Flandre, dans ce cas, s'y oppose toujours.

Cette déclaration parue début novembre, insiste entre autres sur la nécessité de réduire de moitié les émissions mondiales d'ici 2030 et de se conformer à une trajectoire de 1,5 degrés dès que possible.

"Nous sommes choqué.e.s de constater que l'un des quatre ministres de l'Environnement de notre pays refuse encore de prendre ses responsabilités pour un combat aussi important que celui de cette crise climatique et sociale", poursuit le collectif Youth for Climate, qui invite la ministre flamande "à prendre ses responsabilités.

"Les choix de Zuhal Demir ne font qu'empirer la position honteuse de la Belgique qui se retrouve derrière la Chine et l'Inde dans le "climate change performance index". On ne peut plus dénoncer les autres pays pour leur manque d'ambition quand nous faisons pire".

Le fournisseur d'énergie Engie-Electrabel souhaitait remplacer à Vilvorde une ancienne installation qui fournit actuellement moins de la moitié de la nouvelle capacité qui était projetée. Mais le permis environnemental nécessaire a fait l'objet d'un rejet. La procédure de recours se termine elle aussi par un avis négatif. L'émission de 107.000 kg d'ammoniac constitue un problème, estime le gouvernement flamand. Pour Mme Almaci, le refus de permis décidé par la nationaliste flamande relève de "petits jeux politiques". "Au niveau européen aussi, (la N-VA) tente de faire barrage aux ambitions" en matière environnementale, pointe la présidente de Groen. Alors que la stratégie européenne "Fit for 55" prévoit pour l'ensemble de la Belgique un effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 47% pour 2030, le plan climat de la Flandre, dévoilé jeudi, vise une diminution de ses émissions limitée à 40%. La N-VA et Mme Demir "jouent sur le dos de la sécurité énergétique de tous les Belges et du climat. Nous faisons de la politique pour trouver des solutions, pas pour faire barrage", a conclu la présidente de Groen.