Selon les enquêteurs, l'ancienne ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) n'a pas vérifié si les masques étaient encore bons.

En 2006, le gouvernement belge alors en fonction possédait, au nom de son plan de lutte anti-pandémie, une réserve stratégique de dizaines de millions de masques. Or, au déclenchement de la crise du coronavirus au printemps dernier, ce stock n'existait plus. Les masques étaient rangés dans la caserne de Belgrade, près de Namur.

Les conditions de conservation laissant à désirer, une partie du stock avait été endommagée. Fin 2015, la ministre De Block a décidé de détruire une première partie de la réserve. Cinq millions de masques FFP2 périmés ont ainsi été envoyés à l'incinérateur.

Les 22 millions de masques chirurgicaux restants ont été conservés dans l'établissement militaire jusqu'à la fin 2018. Mais comme le domaine devait être vendu, le cabinet De Block a finalement opté pour une destruction complète des protections buccales.

Cependant, ces dernières n'avaient pas de date de péremption et il semble que rien n'indiquait qu'elles étaient en mauvais état. Les services de Mme De Block n'ont jamais testé la qualité de ces masques, leur destruction s'avérant moins coûteuse que leur déplacement, selon une correspondance interne que Pano a pu examiner.

Selon les enquêteurs, l'ancienne ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) n'a pas vérifié si les masques étaient encore bons. En 2006, le gouvernement belge alors en fonction possédait, au nom de son plan de lutte anti-pandémie, une réserve stratégique de dizaines de millions de masques. Or, au déclenchement de la crise du coronavirus au printemps dernier, ce stock n'existait plus. Les masques étaient rangés dans la caserne de Belgrade, près de Namur. Les conditions de conservation laissant à désirer, une partie du stock avait été endommagée. Fin 2015, la ministre De Block a décidé de détruire une première partie de la réserve. Cinq millions de masques FFP2 périmés ont ainsi été envoyés à l'incinérateur. Les 22 millions de masques chirurgicaux restants ont été conservés dans l'établissement militaire jusqu'à la fin 2018. Mais comme le domaine devait être vendu, le cabinet De Block a finalement opté pour une destruction complète des protections buccales. Cependant, ces dernières n'avaient pas de date de péremption et il semble que rien n'indiquait qu'elles étaient en mauvais état. Les services de Mme De Block n'ont jamais testé la qualité de ces masques, leur destruction s'avérant moins coûteuse que leur déplacement, selon une correspondance interne que Pano a pu examiner.