Le 19 octobre 2015, lors d'une journée de grève nationale entamée en réaction aux mesures du gouvernement Michel, environ 300 manifestants avaient bloqué le viaduc de Cheratte sur l'autoroute E40.

Le tribunal correctionnel de Liège avait condamné en novembre 2020 ces 17 syndicalistes, dirigeants et affiliés de la FGTB, à des peines allant de 15 jours de prison avec sursis à 1 mois de prison avec sursis et avec amendes de 600 euros. Le syndicat avait directement décidé de faire appel de la décision.

Devant la cour d'appel de Liège, ces 17 syndicalistes avaient de nouveau contesté les faits, affirmant avoir rejoint un barrage déjà installé préalablement et dans un mouvement parasité par des casseurs extérieurs au syndicat.

"Le droit de grève fondamental mais pas absolu"

Dans un arrêt longuement motivé sur les raisons de la culpabilité, la cour a considéré que les prévenus ont bien commis une entrave méchante à la circulation et que le droit de grève, même s'il est fondamental, n'est pas absolu et ne peut être retenu comme cause de justification.

La cour a effectué une distinction parmi les prévenus entre les dirigeants et les militants. Les dirigeants ont été condamnés à des peines d'un mois de prison avec sursis. Les militants ont été condamnés à des peines de 15 jours de prison avec sursis. La cour a prononcé des amendes pénales en plus de ces condamnations. Celles-ci s'élèvent à 200 euros (à multiplier par les décimes) pour les militants et à 250 ou 350 euros pour les dirigeants.

Le président de la FGTB, Thierry Bodson, alors secrétaire général, fait partie des prévenus condamnés à une peine d'un mois de prison et à une amende de 250 euros.

"Cette décision est un frein à l'exercice de droits démocratiques"

Un rassemblement de solidarité a eu lieu ce mardi à 12h00 sur la Place Saint-Lambert de Liège après la condamnation des 17 militants et dirigeants syndicalistes de la FGTB par la cour d'appel de Liège, annonce le syndicat. Thierry Bodson, président de la FGTB qui figure parmi les condamnés, y a pris la parole.

Les 17 militants de la FGTB ont été condamnés à des peines allant de 15 jours à 1 mois avec sursis et à des amendes allant de 200 à 350 euros. Ils sont condamnés pour entrave méchante à la circulation.

Le 19 octobre 2015, lors d'une journée de grève nationale entamée en réaction aux mesures du gouvernement Michel, environ 300 manifestants avaient bloqué le viaduc de Cheratte sur l'autoroute E40.

Recours en cassation et cour européenne des droits de l'homme

"C'est l'entrave méchante à la circulation qui est invoquée (l'article 406 du code pénal), tout comme pour le procès qui a condamné le président de la FGTB d'Anvers Bruno Verlaeckt en 2019. Dans les deux cas, les leaders syndicaux écopent des peines les plus lourdes, histoire de dissuader quiconque d'organiser la résistance sociale", analyse la FGTB.

Pour la FGTB, la décision de justice constitue une entrave méchante à la liberté d'expression, à la liberté de manifester et d'exercer le droit de grève. "Bref, cette décision est un frein à l'exercice de droits démocratiques. Pas uniquement pour les syndicats mais pour tous les mouvements de contestation", indiqué le communiqué de la FGTB.

La FGTB annonce un recours en cassation et se dit déterminée à faire valoir ses droits devant la cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

Le 19 octobre 2015, lors d'une journée de grève nationale entamée en réaction aux mesures du gouvernement Michel, environ 300 manifestants avaient bloqué le viaduc de Cheratte sur l'autoroute E40. Le tribunal correctionnel de Liège avait condamné en novembre 2020 ces 17 syndicalistes, dirigeants et affiliés de la FGTB, à des peines allant de 15 jours de prison avec sursis à 1 mois de prison avec sursis et avec amendes de 600 euros. Le syndicat avait directement décidé de faire appel de la décision. Devant la cour d'appel de Liège, ces 17 syndicalistes avaient de nouveau contesté les faits, affirmant avoir rejoint un barrage déjà installé préalablement et dans un mouvement parasité par des casseurs extérieurs au syndicat. Dans un arrêt longuement motivé sur les raisons de la culpabilité, la cour a considéré que les prévenus ont bien commis une entrave méchante à la circulation et que le droit de grève, même s'il est fondamental, n'est pas absolu et ne peut être retenu comme cause de justification. La cour a effectué une distinction parmi les prévenus entre les dirigeants et les militants. Les dirigeants ont été condamnés à des peines d'un mois de prison avec sursis. Les militants ont été condamnés à des peines de 15 jours de prison avec sursis. La cour a prononcé des amendes pénales en plus de ces condamnations. Celles-ci s'élèvent à 200 euros (à multiplier par les décimes) pour les militants et à 250 ou 350 euros pour les dirigeants. Le président de la FGTB, Thierry Bodson, alors secrétaire général, fait partie des prévenus condamnés à une peine d'un mois de prison et à une amende de 250 euros.