D'ici à quelques semaines, la Vivaldi emmenée par Alexander De Croo soufflera sa première bougie. Une coalition qualifiée à sa conception de fragile, de la dernière chance, d'hétéroclite, qui jusqu'ici a pourtant passé outre les écueils et même engrangé quelques avancées majeures comme la validation du plan de relance et de résilience par l'Europe, un consensus autour de l'AIP (accord interprofessionnel) ou l'éle...

D'ici à quelques semaines, la Vivaldi emmenée par Alexander De Croo soufflera sa première bougie. Une coalition qualifiée à sa conception de fragile, de la dernière chance, d'hétéroclite, qui jusqu'ici a pourtant passé outre les écueils et même engrangé quelques avancées majeures comme la validation du plan de relance et de résilience par l'Europe, un consensus autour de l'AIP (accord interprofessionnel) ou l'électrification du parc de voitures de société.Récemment, elle a quand même sérieusement tangué, mais sans chavirer, entre le houleux dossier de la régularisation des sans-papiers et les débats sur la laïcité dans le secteur public. La complexité des différents aspects de la crise sanitaire ne l'a pas davantage mise en danger. Et c'est peut-être même dans cette impérieuse nécessité de gérer une crise sans précédent que la Vivaldi a trouvé sa stabilité, reléguant les tensions politiques au second plan.Cela pourrait moins être le cas à la rentrée. Le Vif établit le baromètre des thèmes brûlants à l'agenda de la Vivaldi.Il est exclu que le dossier de la dépénalisation de l'IVG revienne sur la table du gouvernement. Le CD&V n'a accepté de monter au fédéral qu'à condition de renvoyer le sujet au frigo, alors qu'une majorité existait à la Chambre pour voter le texte. Le débat récurrent sur la laïcité et la neutralité de l'Etat, qui révèle des sensibilités et points de vue radicalement divergents au sein même de la plupart des partis de la majorité, sera lui aussi prudemment évité. La coalition Vivaldi a prévu une grande réforme fiscale, mais une "proposition détaillée" n'est pas attendue avant la fin 2023. De même, le long chantier institutionnel vers une septième réforme de l'Etat n'en est qu'à ses prémices. La commission Chambre-Sénat est chargée de faire le bilan des précédentes réformes. Cet automne, le gouvernement lancera six semaines de consultations citoyennes en ligne sur une série de thématiques prédéfinies. La négociation politique proprement dite, qui doit aboutir avant les élections de mai 2024, commencera seulement vers la mi-2022.