"Ces accords devraient assurer que les migrants sauvés dans les eaux internationales devant les côtes libyennes recevront dans ces États un accueil digne et humain, financé par l'Union européenne, aussi bien qu'une protection internationale", a expliqué M. Francken.

D'après lui, le respect des droits de l'Homme dans le traitement des migrants ne pourra pas être assuré si l'Europe délègue "la protection de ses frontières à des régimes et des milices obscurs" dans des pays éloignés.

Le secrétaire d'État s'est notamment montré critique envers les politiques qui visent à verser des fonds européens à des pays de transit - tels que le Soudan ou le Tchad - pour qu'ils opèrent des contrôles à leurs frontières, mais aussi envers la politique de financement par l'Europe de gardes-côtes libyens. S'il reconnaît que ces approches étaient nécessaires, Theo Francken souligne qu'elles posent question sur le point de vue du respect des droits de l'Homme.

Pour lui, il est donc temps pour l'Europe de "reprendre l'initiative via une politique extérieure musclée, globale et cohérente".

"Il faut qu'on sauve les migrants devant les côtes libyennes, mais après nous devons les amener à une 'porte sûre' en dehors de l'Europe, c'est la seule façon de mettre fin au chaos migratoire", a-t-il jugé.

Pour être efficace, l'Union devrait concentrer sa politique sur sa périphérie immédiate, a ajouté Theo Francken. "Soit cette périphérie nous protège lorsqu'elle est stable et amicale, soit elle nous menace quand elle est livrée au chaos", a-t-il étayé.

Lors de son intervention, le nationaliste flamand a par ailleurs estimé que la crise migratoire que traversait l'Europe depuis 2015 était dûe à des facteurs exogènes, mais aussi endogènes.

Sur le plan des causes extérieures, M. Francken a cité la divergence de richesse entre l'UE et sa périphérie, l'explosion démographique dans certains pays africains et asiatiques, mais aussi l'instabilité politique et les conflits armés.

Au plan intérieur, il a fustigé l'interdiction des push-backs de migrants en Méditerranée par la Justice européenne en 2012, ainsi que la "politique des bras ouverts défendues entre autres par le patronat et la gauche" lorsque la crise a débuté en 2015.

"Ces accords devraient assurer que les migrants sauvés dans les eaux internationales devant les côtes libyennes recevront dans ces États un accueil digne et humain, financé par l'Union européenne, aussi bien qu'une protection internationale", a expliqué M. Francken. D'après lui, le respect des droits de l'Homme dans le traitement des migrants ne pourra pas être assuré si l'Europe délègue "la protection de ses frontières à des régimes et des milices obscurs" dans des pays éloignés. Le secrétaire d'État s'est notamment montré critique envers les politiques qui visent à verser des fonds européens à des pays de transit - tels que le Soudan ou le Tchad - pour qu'ils opèrent des contrôles à leurs frontières, mais aussi envers la politique de financement par l'Europe de gardes-côtes libyens. S'il reconnaît que ces approches étaient nécessaires, Theo Francken souligne qu'elles posent question sur le point de vue du respect des droits de l'Homme. Pour lui, il est donc temps pour l'Europe de "reprendre l'initiative via une politique extérieure musclée, globale et cohérente". "Il faut qu'on sauve les migrants devant les côtes libyennes, mais après nous devons les amener à une 'porte sûre' en dehors de l'Europe, c'est la seule façon de mettre fin au chaos migratoire", a-t-il jugé. Pour être efficace, l'Union devrait concentrer sa politique sur sa périphérie immédiate, a ajouté Theo Francken. "Soit cette périphérie nous protège lorsqu'elle est stable et amicale, soit elle nous menace quand elle est livrée au chaos", a-t-il étayé. Lors de son intervention, le nationaliste flamand a par ailleurs estimé que la crise migratoire que traversait l'Europe depuis 2015 était dûe à des facteurs exogènes, mais aussi endogènes. Sur le plan des causes extérieures, M. Francken a cité la divergence de richesse entre l'UE et sa périphérie, l'explosion démographique dans certains pays africains et asiatiques, mais aussi l'instabilité politique et les conflits armés. Au plan intérieur, il a fustigé l'interdiction des push-backs de migrants en Méditerranée par la Justice européenne en 2012, ainsi que la "politique des bras ouverts défendues entre autres par le patronat et la gauche" lorsque la crise a débuté en 2015.