Le parlement a convié le gouvernement à solliciter sa confiance, au plus tard demain mardi, après lecture par le Premier ministre d'un nouveau programme gouvernemental, consécutivement au départ de la N-VA. Le chef du gouvernement ne devrait cependant pas s'y soumettre, renvoyant à la possibilité qu'ont les parlementaires de voter contre son équipe une motion de méfiance.

L'ordre du jour de la Chambre ne prévoit effectivement pas de présentation par le Premier ministre d'une nouvelle note de politique générale. En revanche, diverses interpellations figurent à l'agenda, sur le climat et la situation politique actuelle.

Le Premier ministre Charles Michel a rencontré les groupes politiques du parlement en vue de tenter une coopération avec la Chambre permettant de faire émerger des accords sur le climat, le pouvoir d'achat, la sécurité. Il entendait, avant toutes choses, faire valider le budget, permettant la réalisation en 2019 des derniers acquis de la Suédoise, dont un nouveau volet du Tax Shift, sur lequel les partis de la majorité ont déjà fait campagne, ou l'engagement de policiers. Ce week-end, M. Michel procédait encore à un second tour de consultation de la N-VA.

Rappelant ses propositions, l'ex-opposition suédoise a appelé ces derniers jours le Premier ministre à un changement radical de politique, l'invitant à rompre avec la N-VA. De son côté, la N-VA a invité lundi Michel II à conforter la trajectoire budgétaire sans recourir à de nouvelles recettes finançant d'éventuels cadeaux pré-électoraux. Elle a demandé la réalisation du jobsdeal intégrant la dégressivité accrue des allocations de chômage à mettre en oeuvre par le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters. Enfin, rappelant ses exigences vis-à-vis du pacte de l'Onu sur les migrations qui sera approuvé définitivement mercredi à New York, elle a surtout convié le gouvernement à soumettre à révision une liste d'articles de la Constitution permettant de dégager la voie vers le confédéralisme.

Le Premier ministre Charles Michel et ses vice-premiers ministres ont dénoncé un "chantage inacceptable". Le chef de groupe N-VA à la Chambre Peter De Roover s'est étonné, estimant que les revendications nationalistes s'inscrivaient dans l'héritage de la Suédoise.

Si le gouvernement minoritaire ne demande pas la confiance mardi, certains groupes politiques pourraient conclure leurs interpellations par le dépôt de motions de méfiance. Deux groupes politiques l'ont annoncé: le PP et le sp.a. Pour que la confiance du gouvernement soit retirée, la motion doit recueillir, au moins 48 heures après son dépôt (soit jeudi dans le cas présent), la majorité absolue des membres de la Chambre (soit au moins 76 membres sur 150). Le cas échéant, la motion du sp.a est celle qui devrait recueillir le plus de suffrages. Une question se pose sur l'attitude qu'adoptera alors la N-VA qui semble radicaliser son opposition à l'équipe Michel II. Si le gouvernement perd la confiance, le Roi aura l'initiative. Il pourra notamment dissoudre les Chambres. Mais on peut également imaginer des affaires courantes jusqu'aux élections du mois de mai 2019.

Mercredi aura lieu le débat budgétaire. Avant le vote du budget jeudi. Et là aussi, l'ex-opposition suédoise étant largement opposée à l'exercice, c'est l'attitude de la N-VA qui sera scrutée.

Le parlement a convié le gouvernement à solliciter sa confiance, au plus tard demain mardi, après lecture par le Premier ministre d'un nouveau programme gouvernemental, consécutivement au départ de la N-VA. Le chef du gouvernement ne devrait cependant pas s'y soumettre, renvoyant à la possibilité qu'ont les parlementaires de voter contre son équipe une motion de méfiance. L'ordre du jour de la Chambre ne prévoit effectivement pas de présentation par le Premier ministre d'une nouvelle note de politique générale. En revanche, diverses interpellations figurent à l'agenda, sur le climat et la situation politique actuelle. Le Premier ministre Charles Michel a rencontré les groupes politiques du parlement en vue de tenter une coopération avec la Chambre permettant de faire émerger des accords sur le climat, le pouvoir d'achat, la sécurité. Il entendait, avant toutes choses, faire valider le budget, permettant la réalisation en 2019 des derniers acquis de la Suédoise, dont un nouveau volet du Tax Shift, sur lequel les partis de la majorité ont déjà fait campagne, ou l'engagement de policiers. Ce week-end, M. Michel procédait encore à un second tour de consultation de la N-VA. Rappelant ses propositions, l'ex-opposition suédoise a appelé ces derniers jours le Premier ministre à un changement radical de politique, l'invitant à rompre avec la N-VA. De son côté, la N-VA a invité lundi Michel II à conforter la trajectoire budgétaire sans recourir à de nouvelles recettes finançant d'éventuels cadeaux pré-électoraux. Elle a demandé la réalisation du jobsdeal intégrant la dégressivité accrue des allocations de chômage à mettre en oeuvre par le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters. Enfin, rappelant ses exigences vis-à-vis du pacte de l'Onu sur les migrations qui sera approuvé définitivement mercredi à New York, elle a surtout convié le gouvernement à soumettre à révision une liste d'articles de la Constitution permettant de dégager la voie vers le confédéralisme. Le Premier ministre Charles Michel et ses vice-premiers ministres ont dénoncé un "chantage inacceptable". Le chef de groupe N-VA à la Chambre Peter De Roover s'est étonné, estimant que les revendications nationalistes s'inscrivaient dans l'héritage de la Suédoise. Si le gouvernement minoritaire ne demande pas la confiance mardi, certains groupes politiques pourraient conclure leurs interpellations par le dépôt de motions de méfiance. Deux groupes politiques l'ont annoncé: le PP et le sp.a. Pour que la confiance du gouvernement soit retirée, la motion doit recueillir, au moins 48 heures après son dépôt (soit jeudi dans le cas présent), la majorité absolue des membres de la Chambre (soit au moins 76 membres sur 150). Le cas échéant, la motion du sp.a est celle qui devrait recueillir le plus de suffrages. Une question se pose sur l'attitude qu'adoptera alors la N-VA qui semble radicaliser son opposition à l'équipe Michel II. Si le gouvernement perd la confiance, le Roi aura l'initiative. Il pourra notamment dissoudre les Chambres. Mais on peut également imaginer des affaires courantes jusqu'aux élections du mois de mai 2019. Mercredi aura lieu le débat budgétaire. Avant le vote du budget jeudi. Et là aussi, l'ex-opposition suédoise étant largement opposée à l'exercice, c'est l'attitude de la N-VA qui sera scrutée.