Tomas Roggeman sait aussi que d'une coalition à l'autre, le centre de gravité politique peut filer par-dessus la frontière linguistique. "Soit un gouvernement sert les intérêts flamands (Michel), soit les intérêts wallons ( Di Rupo)", décode ainsi le jeune président dans un récent billet d'analy...

Tomas Roggeman sait aussi que d'une coalition à l'autre, le centre de gravité politique peut filer par-dessus la frontière linguistique. "Soit un gouvernement sert les intérêts flamands (Michel), soit les intérêts wallons ( Di Rupo)", décode ainsi le jeune président dans un récent billet d'analyse politique. Vu comme ça, le MR, seul partenaire francophone de la suédoise, fait vraiment du bon boulot. Même si la N-VA annonce officiellement qu'il n'y aura pas de communautaire pendant son mandat au fédéral, elle en parle à ses militants ! Dans la newsletter interne de novembre 2015, Anne Laure Mouligneaux, porte-parole francophone du parti nationaliste, a rédigé un billet d'opinion intitulé "Le confédéralisme est-il arrivé en Wallonie ?" Elle y reprend les discours de francophones sur la suppression de la Communauté française et sur le confédéralisme. "Le MR était le premier à mettre le feu aux poudres", écrit Mouligneaux, évoquant les deux députés wallons MR ayant déclaré au Soir qu'ils étaient en faveur d'une suppression de la Communauté française et de la mise en place de quatre Régions. Elle cite aussi Paul Magnette (PS), ministre-président wallon : "Si je dois choisir, je préfère être ministre-président que Premier ministre." Selon elle, le MR pense qu'une nouvelle réforme de l'Etat sera inévitable alors que le PS n'en veut pas. Et conclut : "Une chose est claire : le changement s'opère. Le simple fait d'aborder le sujet est déjà un grand pas en avant."