Le Premier ministre sortant, Charles Michel, a redit sa disposition à "assumer (à nouveau) des responsabilités" si un projet s'avère possible avec l'objectif d'assurer le développement et le dynamisme économique du pays et rendre les citoyens plus libres, moins inquiets pour leur emploi et la protection sociale.

Son prédécesseur, Elio Di Rupo, a plaidé en faveur d'un gouvernement doté d'un "programme le plus progressiste possible", soulignant que les gens avaient "assez souffert". Il a précisé qu'"aucune exclusive" ne serait prononcée par lui, laissant cela à la N-VA.

Pour Elio Di Rupo également, la protection sociale, le développement économique, le défi climatique et des libertés individuelles accrues doivent motiver l'action de la future équipe. Ces plaidoyers relativement consensuels ont conclu une petite heure de débat plutôt crispé entre les deux chefs de file qui se sont lancé à la tête leurs bilans respectifs et ont opposé l'un à l'autre des programmes souvent divergents. Le débat a été brièvement interrompu par une action de quelques gilets jaunes venus se faire entendre sur le plateau.