Le député social-chrétien flamand, adepte de l'austérité budgétaire, se fonde sur des chiffres qu'il a obtenus de la Banque nationale.

Alors que le gouvernement sortant se félicite d'avoir réduit le déficit budgétaire de 3,1% du Produit intérieur brut (PIB) en début de législature à 0,7% à la fin de 2018, l'essentiel de l'amélioration du solde budgétaire sous la législature suédoise s'explique par la baisse des taux d'intérêt, l'amélioration de la conjoncture internationale et des mesures ponctuelles, pointe Hendrik Bogaert.

Au final, la coalition suédoise a réalisé un "effort structurel primaire" qui équivaut à seulement 0,28% du PIB, soit nettement moins que le gouvernement Di Rupo (0,6%), qui pourtant avait dû s'accommoder d'une croissance moins favorable et de taux d'intérêt plus élevés.

L'analyse n'est pas du goût de la ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), qui a réagi dans un communiqué. "Le gouvernement Michel a fait un choix politique clair que les autres exécutifs fédéraux pris en exemple n'ont pas voulu faire, à savoir assainir le budget tout en diminuant à la fois le niveau des dépenses hors charges d'intérêt (et ce, malgré l'explosion des dépenses liées au coût du vieillissement) et la pression fiscale. Les gouvernements de référence du député Bogaert ont fait exactement l'inverse, c'est-à-dire augmenter le niveau des dépenses et augmenter plus que proportionnellement la pression fiscale pour atteindre leurs objectifs budgétaires; ce qui n'a jamais été le choix des gouvernements dirigés par des libéraux".

La ministre reformatrice évoque "une démarche d'assainissement raisonnée et raisonnable" couplée à "des réformes structurelles d'ampleur inégalée depuis des années".