Cette décision a été prise en commun accord avec son client, a précisé Me Sébastien Courtoy, conseil de l'auteur de la tuerie au Musée juif de Belgique. "La vie continue", a conclu Mehdi Nemmouche lorsqu'il a eu la parole avant le départ en délibération des jurés.

"Nous avions décidé, bien avant ce procès et ce verdict, de laisser cette enfance assassinée en paix et de ne pas la profaner, c'est trop dur pour lui", a indiqué Me Courtoy, pour justifier qu'il n'allait pas tenter d'invoquer la vie de son client comme circonstance atténuante.

"La perpétuité en matière de terrorisme, vous ne sortez jamais", a-t-il poursuivi. "Nous n'avons donc pas à exhumer le 'cadavre d'un enfant' pour venir polluer le débat qui se jouera entre vous et votre conscience. Soit vous prendrez la décision que cet homme mourra en prison, en lui administrant une peine de mort lente. Soit vous ne voulez pas faire basculer cet homme dans la folie, en prenant la peine immédiatement inférieure de 35 ans. Et à 75 ans, il reviendra dans le monde des vivants."

"Vous avez été un jury particulièrement humain dans ce procès qui a suinté la haine. Nous n'avons pas envie d'utiliser vos sentiments", a conclu l'avocat.

La présidente a ensuite donné une dernière fois la parole à Mehdi Nemmouche. "La vie continue", a-t-il dit, avec le sourire aux lèvres.

"J'ai vraiment honte", déclare Nacer Bendrer

A l'issue du débat sur les peines devant la cour d'assises de Bruxelles, le dernier mot a été donné lundi après-midi à l'auteur et au co-auteur de l'attentat au Musée juif de Belgique. Nacer Bendrer, reconnu coupable d'avoir fourni les armes qui ont servi à la tuerie du Musée juif, s'est adressé au jury et a affirmé avoir "honte d'être là".

"Je ne peux pas accepter une peine comme proposée (lundi) matin", a d'emblée déclaré Nacer Bendrer, reconnu coupable jeudi dernier comme co-auteur de l'attentat au Musée juif de Belgique qui avait coûté la vie à quatre personnes en mai 2014. Le ministère public a requis 30 ans de réclusion à son encontre.

"J'aime la vie, je suis un être humain comme tout le monde", a-t-il poursuivi. "J'aimerais pouvoir faire ma vie et construire une famille. Mon destin est entre vos mains."

"J'ai honte d'être là. J'ai honte car j'ai sali le nom de ma mère et de mon père", a-t-il encore lancé. "J'ai vraiment honte d'avoir croisé ce mec. Ce n'est même pas un mec, c'est un monstre. C'est un 'fils de pute né'", a-t-il adressé à l'adresse de Mehdi Nemmouche, qui lui a répondu par un sourire.

Le jury entre en délibération

La présidente de la cour d'assises de Bruxelles, Laurence Massart, a clos les débats sur la peine peu avant 16h00 lundi, dans le procès de l'attentat au Musée juif de Belgique. Le jury est entré en délibération et doit désormais fixer la peine de Mehdi Nemmouche et de Nacer Bendrer, auteur et co-auteur d'un quadruple assassinat à caractère terroriste.

Lundi matin, l'avocat général Yves Moreau a requis des peines respectives de réclusion criminelle à perpétuité et d'au moins 30 ans à l'encontre de Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer. Il a également demandé une mise à disposition du tribunal de l'application des peines (TAP) de 15 ans, soit la durée maximale.

D'après lui, Mehdi Nemmouche ne mérite aucune circonstance atténuante. Le procureur a invité les jurés à prendre en compte la "froideur" de l'auteur matériel des faits lors de l'attentat, le risque de récidive, sa dangerosité et sa "lâcheté" durant le procès.

Concernant Nacer Bendrer, le ministère public a considéré que le Marseillais pouvait prétendre à une peine un peu moins sévère car il "n'a pas le sang des victimes directement sur ses mains". Ses avocats ont eux tenté de souligner les différences entre leur client et Mehdi Nemmouche. Ils ont demandé au jury de ne pas prononcer de peine supérieure à quinze ans de prison. Me Sébastien Courtoy, conseil de Mehdi Nemmouche, s'est ensuite refusé à plaider sur la peine. L'arrêt du jury est attendu ce lundi.

Cette décision a été prise en commun accord avec son client, a précisé Me Sébastien Courtoy, conseil de l'auteur de la tuerie au Musée juif de Belgique. "La vie continue", a conclu Mehdi Nemmouche lorsqu'il a eu la parole avant le départ en délibération des jurés."Nous avions décidé, bien avant ce procès et ce verdict, de laisser cette enfance assassinée en paix et de ne pas la profaner, c'est trop dur pour lui", a indiqué Me Courtoy, pour justifier qu'il n'allait pas tenter d'invoquer la vie de son client comme circonstance atténuante."La perpétuité en matière de terrorisme, vous ne sortez jamais", a-t-il poursuivi. "Nous n'avons donc pas à exhumer le 'cadavre d'un enfant' pour venir polluer le débat qui se jouera entre vous et votre conscience. Soit vous prendrez la décision que cet homme mourra en prison, en lui administrant une peine de mort lente. Soit vous ne voulez pas faire basculer cet homme dans la folie, en prenant la peine immédiatement inférieure de 35 ans. Et à 75 ans, il reviendra dans le monde des vivants.""Vous avez été un jury particulièrement humain dans ce procès qui a suinté la haine. Nous n'avons pas envie d'utiliser vos sentiments", a conclu l'avocat.La présidente a ensuite donné une dernière fois la parole à Mehdi Nemmouche. "La vie continue", a-t-il dit, avec le sourire aux lèvres.A l'issue du débat sur les peines devant la cour d'assises de Bruxelles, le dernier mot a été donné lundi après-midi à l'auteur et au co-auteur de l'attentat au Musée juif de Belgique. Nacer Bendrer, reconnu coupable d'avoir fourni les armes qui ont servi à la tuerie du Musée juif, s'est adressé au jury et a affirmé avoir "honte d'être là"."Je ne peux pas accepter une peine comme proposée (lundi) matin", a d'emblée déclaré Nacer Bendrer, reconnu coupable jeudi dernier comme co-auteur de l'attentat au Musée juif de Belgique qui avait coûté la vie à quatre personnes en mai 2014. Le ministère public a requis 30 ans de réclusion à son encontre."J'aime la vie, je suis un être humain comme tout le monde", a-t-il poursuivi. "J'aimerais pouvoir faire ma vie et construire une famille. Mon destin est entre vos mains.""J'ai honte d'être là. J'ai honte car j'ai sali le nom de ma mère et de mon père", a-t-il encore lancé. "J'ai vraiment honte d'avoir croisé ce mec. Ce n'est même pas un mec, c'est un monstre. C'est un 'fils de pute né'", a-t-il adressé à l'adresse de Mehdi Nemmouche, qui lui a répondu par un sourire.La présidente de la cour d'assises de Bruxelles, Laurence Massart, a clos les débats sur la peine peu avant 16h00 lundi, dans le procès de l'attentat au Musée juif de Belgique. Le jury est entré en délibération et doit désormais fixer la peine de Mehdi Nemmouche et de Nacer Bendrer, auteur et co-auteur d'un quadruple assassinat à caractère terroriste.Lundi matin, l'avocat général Yves Moreau a requis des peines respectives de réclusion criminelle à perpétuité et d'au moins 30 ans à l'encontre de Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer. Il a également demandé une mise à disposition du tribunal de l'application des peines (TAP) de 15 ans, soit la durée maximale.D'après lui, Mehdi Nemmouche ne mérite aucune circonstance atténuante. Le procureur a invité les jurés à prendre en compte la "froideur" de l'auteur matériel des faits lors de l'attentat, le risque de récidive, sa dangerosité et sa "lâcheté" durant le procès.Concernant Nacer Bendrer, le ministère public a considéré que le Marseillais pouvait prétendre à une peine un peu moins sévère car il "n'a pas le sang des victimes directement sur ses mains". Ses avocats ont eux tenté de souligner les différences entre leur client et Mehdi Nemmouche. Ils ont demandé au jury de ne pas prononcer de peine supérieure à quinze ans de prison. Me Sébastien Courtoy, conseil de Mehdi Nemmouche, s'est ensuite refusé à plaider sur la peine. L'arrêt du jury est attendu ce lundi.