Dans le cadre de la pandémie du Covid-19, MSF est intervenu en Chine, en Italie, en France, en Espagne ou en Iran. Actuel président de MSF Belgique, le docteur Bertrand Draguez a été responsable des opérations de 2014 à 2016 pour l'épidémie Ebola en Afrique de l'Ouest et directeur médical dans la crise du MERS-CoV au Moyen-Orient. Il lui semblait important de faire bénéficier de l'expertise de l'ONG aux travailleurs de premières lignes en Belgique. Dans le cadre du premier axe suivi qui concerne le milieu hospitalier, des réflexions pour améliorer la gestion de la crise ont été initiées au sein de groupes d'hôpitaux dans les régions d'Anvers-Lierre, de Charleroi et de Mons.

"On donne des formations pour aider le personnel soignant à s'adapter dans un milieu de précarité, précarité principalement due au manque de matériel et aux difficultés pour mettre en oeuvre des mesures de protection du contrôle des infections", détaille le docteur Draguez. "Nous allons les aider à s'organiser et à réagir à un afflux de patients. On a cette expertise et on a le devoir de la partager." Le second axe touche les milieux de solidarité externes aux systèmes de santé, et plus spécifiquement les maisons de repos. "Il est à l'heure actuelle difficile pour les médecins généralistes d'entrer en contact avec les maisons de repos", continue Bertrand Draguez.

"Ce système de solidarité devient plus précaire. On va donc travailler avec l'organe de coordination de ces maisons de repos dans la Région de Bruxelles-Capitale, également en coordination avec le médecin responsable de l'hygiène de ces maisons de repos et le médecin généraliste affilié à ces maisons de repos. On va envoyer une équipe mobile, composée de personnel médical et de 'sensibilisateurs' à la maladie."

Elle offrira un soutien psychologique au personnel et ses conseils permettront de mettre en place de mesures de protection des infections dans les établissements. D'autres milieux comme les IPPJ (Institutions publiques de protection de la jeunesse) pourraient en second lieu bénéficier de l'expertise de ces équipes de sensibilisation. Enfin, le centre de triage et d'hébergement aura une capacité de 150 lits. L'espace sera arrangé de façon à pouvoir réaliser des isolements.

Des tests pourront être effectués en collaboration avec un ou des hôpitaux bruxellois. Si l'état d'un patient se dégrade, il sera transféré vers un hôpital. Pour faire face aux réticences de ce public vulnérable par rapport au confinement dans des structures d'accueil, des séances de sensibilisation seront organisées avec un bus à travers la ville. Pour les personnes qui refuseraient de se rendre au centre, des dépistages pourront être réalisés par cette équipe mobile.

Dans le cadre de la pandémie du Covid-19, MSF est intervenu en Chine, en Italie, en France, en Espagne ou en Iran. Actuel président de MSF Belgique, le docteur Bertrand Draguez a été responsable des opérations de 2014 à 2016 pour l'épidémie Ebola en Afrique de l'Ouest et directeur médical dans la crise du MERS-CoV au Moyen-Orient. Il lui semblait important de faire bénéficier de l'expertise de l'ONG aux travailleurs de premières lignes en Belgique. Dans le cadre du premier axe suivi qui concerne le milieu hospitalier, des réflexions pour améliorer la gestion de la crise ont été initiées au sein de groupes d'hôpitaux dans les régions d'Anvers-Lierre, de Charleroi et de Mons. "On donne des formations pour aider le personnel soignant à s'adapter dans un milieu de précarité, précarité principalement due au manque de matériel et aux difficultés pour mettre en oeuvre des mesures de protection du contrôle des infections", détaille le docteur Draguez. "Nous allons les aider à s'organiser et à réagir à un afflux de patients. On a cette expertise et on a le devoir de la partager." Le second axe touche les milieux de solidarité externes aux systèmes de santé, et plus spécifiquement les maisons de repos. "Il est à l'heure actuelle difficile pour les médecins généralistes d'entrer en contact avec les maisons de repos", continue Bertrand Draguez. "Ce système de solidarité devient plus précaire. On va donc travailler avec l'organe de coordination de ces maisons de repos dans la Région de Bruxelles-Capitale, également en coordination avec le médecin responsable de l'hygiène de ces maisons de repos et le médecin généraliste affilié à ces maisons de repos. On va envoyer une équipe mobile, composée de personnel médical et de 'sensibilisateurs' à la maladie." Elle offrira un soutien psychologique au personnel et ses conseils permettront de mettre en place de mesures de protection des infections dans les établissements. D'autres milieux comme les IPPJ (Institutions publiques de protection de la jeunesse) pourraient en second lieu bénéficier de l'expertise de ces équipes de sensibilisation. Enfin, le centre de triage et d'hébergement aura une capacité de 150 lits. L'espace sera arrangé de façon à pouvoir réaliser des isolements. Des tests pourront être effectués en collaboration avec un ou des hôpitaux bruxellois. Si l'état d'un patient se dégrade, il sera transféré vers un hôpital. Pour faire face aux réticences de ce public vulnérable par rapport au confinement dans des structures d'accueil, des séances de sensibilisation seront organisées avec un bus à travers la ville. Pour les personnes qui refuseraient de se rendre au centre, des dépistages pourront être réalisés par cette équipe mobile.