Le chargé de mission royal, Egbert Lachaert, a réuni dimanche les sept partis susceptibles de former une coalition "Vivaldi", soit les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V. Plus tôt dans la journée, il avait reçu M. Prévot à qui il n'avait plus donné de nouvelles depuis un long moment.

Le président de l'Open Vld a présenté sa note à son homologue centriste mais ne l'a pas invité à la réunion.

"On m'a fait savoir que la porte restait ouverte", a indiqué M. Prévot qui pose un jugement mitigé sur la note du chargé de mission. Il regrette le manque de refinancement de la justice et de la police ou des perspectives trop peu ambitieuses sur le plan social et climatique mais relève une approche "plus posée" sur le plan institutionnel. Il est notamment question de transferts de compétences aussi bien du fédéral vers les entités fédérées qu'en sens inverse. Globalement, il y voit l'expression d'une "politique assez centriste".

L'invitation au cdH laissait penser à une reconstitution de la famille démocrate-chrétienne après les déclarations de M. Lachaert vendredi évoquant un travail avec quatre "familles" politiques. Ce n'est pas le cas pour le moment. Le cdH n'est pas indispensable numériquement, sa présence accroîtrait encore le poids francophone face à des partis flamands en minorité dans leur camp et n'est pas soutenue par les libéraux.

"Si la volonté des partis en train de discuter de mettre sur pied un gouvernement est mue seulement par un calcul numérique pour avoir une majorité, je comprends que nous ne soyons pas nécessaires puisque les trois autres partis francophones permettent de trouver une majorité francophone. Si la volonté est de mettre sur pied un gouvernement de projet, qui offre des perspectives de stabilité et de relance au pays, je pense que c'est probablement une erreur que nous n'ayons pas été invités", a souligné le président centriste.

Le cdH pourrait-il également remplacer le CD&V si celui-ci refusait de se lancer dans l'aventure? C'est une hypothèse tout à fait théorique, à entendre M. Prévot: "C'est un scénario qui n'existe que sur papier mais qui n'est pas dans la tête des négociateurs. Soyons très clairs: le VLD n'a aucun intérêt à faire un gouvernement sans le CD&V. Il serait dans une configuration très délicate par rapport à la composition politique au nord du pays (dans une telle coalition, il manquerait les trois premiers partis flamands, ndlr) et cela ne réglerait rien au déséquilibre puisqu'il y aurait trop de partis francophones".

Le chargé de mission royal, Egbert Lachaert, a réuni dimanche les sept partis susceptibles de former une coalition "Vivaldi", soit les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V. Plus tôt dans la journée, il avait reçu M. Prévot à qui il n'avait plus donné de nouvelles depuis un long moment. Le président de l'Open Vld a présenté sa note à son homologue centriste mais ne l'a pas invité à la réunion. "On m'a fait savoir que la porte restait ouverte", a indiqué M. Prévot qui pose un jugement mitigé sur la note du chargé de mission. Il regrette le manque de refinancement de la justice et de la police ou des perspectives trop peu ambitieuses sur le plan social et climatique mais relève une approche "plus posée" sur le plan institutionnel. Il est notamment question de transferts de compétences aussi bien du fédéral vers les entités fédérées qu'en sens inverse. Globalement, il y voit l'expression d'une "politique assez centriste". L'invitation au cdH laissait penser à une reconstitution de la famille démocrate-chrétienne après les déclarations de M. Lachaert vendredi évoquant un travail avec quatre "familles" politiques. Ce n'est pas le cas pour le moment. Le cdH n'est pas indispensable numériquement, sa présence accroîtrait encore le poids francophone face à des partis flamands en minorité dans leur camp et n'est pas soutenue par les libéraux. "Si la volonté des partis en train de discuter de mettre sur pied un gouvernement est mue seulement par un calcul numérique pour avoir une majorité, je comprends que nous ne soyons pas nécessaires puisque les trois autres partis francophones permettent de trouver une majorité francophone. Si la volonté est de mettre sur pied un gouvernement de projet, qui offre des perspectives de stabilité et de relance au pays, je pense que c'est probablement une erreur que nous n'ayons pas été invités", a souligné le président centriste. Le cdH pourrait-il également remplacer le CD&V si celui-ci refusait de se lancer dans l'aventure? C'est une hypothèse tout à fait théorique, à entendre M. Prévot: "C'est un scénario qui n'existe que sur papier mais qui n'est pas dans la tête des négociateurs. Soyons très clairs: le VLD n'a aucun intérêt à faire un gouvernement sans le CD&V. Il serait dans une configuration très délicate par rapport à la composition politique au nord du pays (dans une telle coalition, il manquerait les trois premiers partis flamands, ndlr) et cela ne réglerait rien au déséquilibre puisqu'il y aurait trop de partis francophones".