Son patronyme n'est, bien évidemment, pas étranger à la politique belge. Fils du ministre d'Etat Louis Michel, et frère de l'ancien Première ministre et actuel président du Conseil européen Charles Michel, Mathieu Michel a aujourd'hui l'occasion de se faire un prénom dans la politique fédérale.
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Son patronyme n'est, bien évidemment, pas étranger à la politique belge. Fils du ministre d'Etat Louis Michel, et frère de l'ancien Première ministre et actuel président du Conseil européen Charles Michel, Mathieu Michel a aujourd'hui l'occasion de se faire un prénom dans la politique fédérale. S'il est complètement novice sur la scène fédérale, Mathieu Michel a une longue expérience de la politique locale. Il est d'ailleurs un politique de premier plan dans sa province, le Brabant wallon, où on le dit très actif et très présent. Il a gravi les échelons locaux petit à petit. Il a notamment assumé la fonction de conseiller du CPAS de Jodoigne et de chef de groupe libéral au conseil provincial du Brabant wallon jusque 2006. En 2006, il est candidat sur la liste de l'Union Communale de Jodoigne pour les élections communales et sur la liste MR des élections provinciales. À l'issue des scrutins, il est élu conseiller provincial et échevin de la Ville de Jodoigne. Étant désigné comme nouveau député provincial pour le Brabant wallon, il ne peut exercer son mandat communal. Depuis 2012, il est président du Collège provincial du Brabant wallon. Mathieu Michel se retrouve donc secrétaire d'État à l'Agenda digital, au numérique, à la simplification administrative, à la protection de la vie privée et à la régie des bâtiments. Sa nomination a surpris tout le monde et certains questionnent ce choix : a-t-il l'expérience requise, notamment pour le numérique ? Est-il arrivé à ce poste parce qu'il s'entend bien avec le président du MR Georges-Louis Bouchez ? Ou parce qu'il est le frère de ? À l'échelon provincial, il a participé à la mise en place de plusieurs projets liés au numérique et aux technologies. C'est le cas récemment de "Cube", une plateforme en ligne d'implication citoyenne qui se veut un espace de dialogue entre citoyens, experts et élus provinciaux. En 2018, le MR du Brabant wallon faisait de la transition numérique un enjeu prioritaire. Mieux : il voyait le BW devenir une "Silicon Valley européenne", écrivait L'Avenir à l'époque. Le journal nous indique que Michel "semble impossible à arrêter sur le sujet, parle de data center, d'un 'Amazon brabançon wallon' basé sur des achats locaux, d'e-learning, de voitures partagées entre voisins, d'une école de codage..."Pourtant, dès l'annonce de sa nomination, ils sont nombreux à avoir pointé que le futur Secrétaire d'Etat au numérique avait un compte Twitter, certes, mais inactif depuis 5 ans, ainsi qu'un site web des plus rudimentaires.L'étonnement est également du côté de la répartition des compétences. En 2020, le défi numérique ne méritait pas plus qu'un Secrétaire d'Etat ? Alors que l'accord gouvernemental est, pour sa part, plutôt ambitieux sur le plan de la numérisation et de la technologie, avec notamment une taxe supplémentaire envisagée sur les GAFA.