Coordonnée par le Centre culturel du Brabant wallon (CCBW),une manifestation à Louvain-la-Neuve rassemblait des membres des centres culturels locaux, des artistes de diverses disciplines, des représentants des bibliothèques, des théâtres, etc. En musique et sur le thème "La culture dans les starting-blocks", les participants ont mis en scène de manière humoristique une course connaissant des faux départs à répétition.

Arborant des pancartes où on pouvait par exemple lire "Silence, on meurt", "L'art, c'est ce qui rend la vie plus intéressante" ou encore "je suis non essentielle", les manifestants portaient des dossards au nom des divers secteurs de la culture qui sont à l'arrêt depuis des mois, plaçant certains artistes dans des situations très difficiles.

Louvain-la-Neuve, Belga
Louvain-la-Neuve © Belga

"Notre message d'aujourd'hui se veut constructif: la culture souffre comme d'autres secteurs mais elle est bien plus qu'une activité économique, elle participe au bien-être psychique des citoyens et pour l'instant, elle ne peut pas remplir ce rôle sociétal. Ce serait bien que le gouvernement la considère comme un partenaire dans le contexte pandémique et post pandémique", expliquait sur place Nicolas Van der Maren, le président du CCBW.

Louvain-la-Neuve, Belga
Louvain-la-Neuve © Belga

Pour les acteurs culturels réunis samedi à Louvain-la-Neuve, le secteur a prouvé entre les deux confinements qu'il était parfaitement capable de respecter les protocoles et mesures sanitaires, et tous sont prêts à redémarrer. "Nous voulons sortir du mutisme dans lequel on nous a relégués: il est important que les acteurs culturels s'expriment et qu'un débat s'installe.

Louvain-la-Neuve, Belga
Louvain-la-Neuve © Belga

La culture a un rôle à jouer, elle est essentielle pour la démocratie et pour la société", indique la directrice du CCBW, Françoise Kolen.

À Flagey à Bruxelles, plusieurs témoignages ont été partagés pour l'occasion, dont celui de Quentin Dujardin, le guitariste dinantais de jazz qui avait organisé un concert dimanche dernier devant 15 personnes dans une église de Crupet. L'événement avait été interrompu par la police.

"Il est temps de faire valoir notre point de vue à la table des discussions mais aussi peut-être de montrer massivement que nous sommes là. J'appelle tous les parlementaires à ouvrir le débat", a-t-il déclaré. "Nous sommes aussi essentiels que les transports ou les coiffeurs. La culture est un besoin humain", a souligné un autre participant.

Le secteur culturel espère avoir des perspectives de reprise dans les prochains jours et semaines. Il réclame d'urgence davantage de soutien alors que les concerts et représentations n'ont pas lieu depuis plus de 100 jours et que les cinémas sont toujours fermés.

L'asbl "Namur en mai" a fait se produire des artistes silencieux

L'asbl "Namur en mai" (NEM), qui organise le festival des arts forains du même nom, a donné rendez-vous à une centaine de spectateurs, samedi matin, dans le cadre de Still Standing for Culture, exigeant le déconfinement progressif du secteur de la culture dès le mois de mars.

"Puisque nous avons reçu l'autorisation de manifester de manière statique et non celui de laisser les artistes se produire dans les mêmes conditions, nous avons vu des artistes costumés, maquillés, prêts à performer mais tristement muets. La censure actuelle les obligeant à ne pas pratiquer leur art", a indiqué Samuel Chappel, le directeur de "Namur en mai".

Outre M. Chappel, plusieurs professionnels de la culture, de la santé mentale et de l'éducation permanente ont pris la parole pour sensibiliser le public et les gouvernements aux conséquences du manque de culture sur la santé mentale des Belges.

"Nous ne serons pas assez de psychologues pour gérer les dégâts de cette crise", a mis en garde Claudia Ucros, psychologue. "C'est triste à dire, mais nous croulons sous les demandes et il n'y a pas de place pour tous", a-t-elle précisé, insistant sur le rôle sur l'équilibre des émotions que permet la participation à un événement culturel, fût-ce en portant un masque et en respectant des distances sanitaires.

Le 20 février correspondant à la journée de la justice sociale, Christine Mahy a pris la parole au nom du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté. "N'importe quel citoyen dans cette société est important (...) Pour une santé mentale préventive, il faut de l'interaction, de la culture", a-t-elle plaidé.

A Namur, le Delta, le Belvédère, le Centre culturel de Namur - Abattoirs de Bomel et Théâtre de Namur - ont organisé diverses manifestations dans divers endroits de la ville.

Les artistes d'Esperanzah! mis en scène dans un parc pour espèces en voie de disparition

Les artistes et techniciens d'Esperanzah! se sont produits samedi derrière des enclos pour dénoncer ce qu'ils dénoncent comme une absurdité : être privés de spectateurs alors que les parcs animaliers peuvent accueillir des visiteurs.

La manifestation organisée samedi après-midi à l'abbaye de Floreffe (province de Namur), où se tient traditionnellement le festival des musiques du monde Esperanzah!, s'intitulait "Zah!".

"Notre porte d'entrée, c'est un paradoxe que nous avons mis en évidence. Les parcs zoologiques peuvent ouvrir, mais la culture reste fermée. Nous avons créé un parc artistique pour espèces en voie de disparition, qui présente non pas des spectacles car il s'agit d'une action politique, mais des spécimens en pleine action, tels que des artistes, musiciens, chanteurs de régisseurs...", a expliqué Jean-Yves Laffineur, programmateur d'Esperanzah!.

Cent personnes ont reçu leur sésame pour ce parc parodique. "Nous avons reçu mille demandes. Nous avons réparti les cent personnes en plusieurs groupes afin de pouvoir observer les gestes sanitaires", a précisé M. Laffineur qui entend montrer que les programmateurs culturels sont responsables.

Pour l'instant, l'organisation espère pouvoir tenir le festival Esperanzah! à sa capacité maximale. "Nous ne travaillons pas sur un plan B, mais nous saurons faire preuve de résilience et faire une autre proposition si les mesures sanitaires ne permettent pas au festival de se tenir comme d'habitude cet été", a-t-il conclu.

Une centaine de personnes pour soutenir la culture place du Marché à Verviers

L'équipe du centre culturel de Verviers a pris part à ce mouvement via "une pause des empêchés" organisée place du Marché devant l'hôtel de Ville, un endroit symbolique en plein coeur de Verviers. Sur le coup de 15h, une grosse centaine de participants, selon la police verviétoise, s'est ainsi rassemblée afin de soutenir le secteur culturel et tous ses acteurs face à la multitude de restrictions dont ils font l'objet depuis le début de cette pandémie.

Vêtus de noir et arborant un signe de "culture empêchée", comme des brouettes d'agendas inutiles, des croix noires sur le masque, des mains attachées avec un instrument dans le dos, ils ont manifesté, de façon statique, et dans le respect de la distanciation physique pour offrir, disent-ils, un moment fort, en soutien à un secteur en souffrance, mais toujours debout.

"Il y a un besoin de plus en plus criant, que ce soit pour les citoyens ou les artistes, de faire revivre la culture", estime la directrice du centre culturel de Verviers Audrey Bonhomme, qui s'est dite satisfaite de la mobilisation. "On a invité les participants à venir ici montrer un signe d'empêchement culturel et à faire une pause car cela fait des mois maintenant que l'on se réinvente, on est fatigué de devoir trouver des solutions, de faire autrement tout le temps sans avoir aucune perspective."

Initialement, cette action devait être une parade, une manifestation itinérante qui devait partir de la place du Marché vers un centre commercial, qui est lui ouvert, mais cela a été refusé. Les organisateurs ont donc été contraints de proposer cette manifestation statique. Notons que le centre culturel de Welkenraedt, en soutien à cette action, a publié sur sa page Facebook et son site internet une série de clichés et vidéos illustrant le vide qui règne depuis des mois au sein de ses infrastructures. Certains membres du personnel étaient d'ailleurs aussi présents à Verviers ce samedi.

Le secteur culturel se fait entendre dans les rues de Liège

Plusieurs dizaines d'actions du secteur culturel étaient organisées samedi à Liège, dans le cadre de l'opération "Still standing for culture." Musique, art et diverses autres prestations ont été proposées au public qui gambadait dans les rues liégeoises.

Parmi les actions proposées par le secteur culturel liégeois, il y avait notamment le choeur de l'Opéra Royal de Wallonie qui s'était rassemblé sur les marches de l'Opéra. Une centaine de personnes s'étaient jointes à eux pour les écouter et les soutenir pendant quelques minutes. Le "Collectif Mensuel" a également offert dans le café du Théâtre de Liège une lecture sous forme de dramatique radio. Celle-ci a réuni, une nouvelle fois, plus d'une centaine de spectateurs, situés à l'extérieur du théâtre.

L'ASBL "Que faire" avait, quant à elle, diffusé face au public une centaine de témoignages de spectateurs qui ont raconté comment un spectacle les a bouleversés. L'objectif de l'association était de faire comprendre que le secteur culturel est essentiel. "La culture, ce n'est pas un loisir. Il faut bien comprendre à quoi on sert et je pense que c'est une grosse erreur de ne pas comprendre cela", explique Julie Remacle, l'une des organisatrices de l'action et comédienne, à l'agence Belga.

La Cité ardente regorge de nombreux artistes "A Liège, il y a quand même un vivier assez gros. Il faut que ça bouge, on est nombreux. Je suis fière qu'il se passe autant de choses à Liège. C'était une organisation un peu en mode anarchie, mais il fallait se coordonner, ne pas faire les actions aux mêmes heures, etc. Tout le monde a réussi à mettre son grain de sel", raconte la comédienne.

Le public a répondu présent en masse, ce qui a donné le sourire à Julie Remacle. "Le début du printemps nous a aidé, mais je crois que les gens n'en peuvent plus, ils veulent avoir une perspective. J'ai l'impression que les gens n'attendent que de revivre un petit peu. On est entendu j'ai l'impression, mais maintenant, il faut que les actes suivent."

En fin de journée, les quelques fans de musique électronique s'étaient donnés rendez-vous au pied du pont des Arches où un DJ prestait depuis le balcon d'un appartement.

D'autres actions se sont tenues tout au long de la journée de samedi dans le centre-ville liégeois, mais aussi dans le reste du pays. A Liège, elles se sont déroulées dans une bonne ambiance et sans incident. Vers 16h00 samedi, les policiers liégeois indiquaient d'ailleurs ne pas être intervenus car ils ont préféré "rester en retrait et regarder de loin".

Le monde culturel belge espère obtenir des perspectives de reprise lors du prochain comité de concertation vendredi où leur secteur et celui de l'horeca seront abordés.

Coordonnée par le Centre culturel du Brabant wallon (CCBW),une manifestation à Louvain-la-Neuve rassemblait des membres des centres culturels locaux, des artistes de diverses disciplines, des représentants des bibliothèques, des théâtres, etc. En musique et sur le thème "La culture dans les starting-blocks", les participants ont mis en scène de manière humoristique une course connaissant des faux départs à répétition. Arborant des pancartes où on pouvait par exemple lire "Silence, on meurt", "L'art, c'est ce qui rend la vie plus intéressante" ou encore "je suis non essentielle", les manifestants portaient des dossards au nom des divers secteurs de la culture qui sont à l'arrêt depuis des mois, plaçant certains artistes dans des situations très difficiles. "Notre message d'aujourd'hui se veut constructif: la culture souffre comme d'autres secteurs mais elle est bien plus qu'une activité économique, elle participe au bien-être psychique des citoyens et pour l'instant, elle ne peut pas remplir ce rôle sociétal. Ce serait bien que le gouvernement la considère comme un partenaire dans le contexte pandémique et post pandémique", expliquait sur place Nicolas Van der Maren, le président du CCBW. Pour les acteurs culturels réunis samedi à Louvain-la-Neuve, le secteur a prouvé entre les deux confinements qu'il était parfaitement capable de respecter les protocoles et mesures sanitaires, et tous sont prêts à redémarrer. "Nous voulons sortir du mutisme dans lequel on nous a relégués: il est important que les acteurs culturels s'expriment et qu'un débat s'installe. La culture a un rôle à jouer, elle est essentielle pour la démocratie et pour la société", indique la directrice du CCBW, Françoise Kolen. À Flagey à Bruxelles, plusieurs témoignages ont été partagés pour l'occasion, dont celui de Quentin Dujardin, le guitariste dinantais de jazz qui avait organisé un concert dimanche dernier devant 15 personnes dans une église de Crupet. L'événement avait été interrompu par la police. "Il est temps de faire valoir notre point de vue à la table des discussions mais aussi peut-être de montrer massivement que nous sommes là. J'appelle tous les parlementaires à ouvrir le débat", a-t-il déclaré. "Nous sommes aussi essentiels que les transports ou les coiffeurs. La culture est un besoin humain", a souligné un autre participant. Le secteur culturel espère avoir des perspectives de reprise dans les prochains jours et semaines. Il réclame d'urgence davantage de soutien alors que les concerts et représentations n'ont pas lieu depuis plus de 100 jours et que les cinémas sont toujours fermés.L'asbl "Namur en mai" a fait se produire des artistes silencieuxL'asbl "Namur en mai" (NEM), qui organise le festival des arts forains du même nom, a donné rendez-vous à une centaine de spectateurs, samedi matin, dans le cadre de Still Standing for Culture, exigeant le déconfinement progressif du secteur de la culture dès le mois de mars."Puisque nous avons reçu l'autorisation de manifester de manière statique et non celui de laisser les artistes se produire dans les mêmes conditions, nous avons vu des artistes costumés, maquillés, prêts à performer mais tristement muets. La censure actuelle les obligeant à ne pas pratiquer leur art", a indiqué Samuel Chappel, le directeur de "Namur en mai". Outre M. Chappel, plusieurs professionnels de la culture, de la santé mentale et de l'éducation permanente ont pris la parole pour sensibiliser le public et les gouvernements aux conséquences du manque de culture sur la santé mentale des Belges. "Nous ne serons pas assez de psychologues pour gérer les dégâts de cette crise", a mis en garde Claudia Ucros, psychologue. "C'est triste à dire, mais nous croulons sous les demandes et il n'y a pas de place pour tous", a-t-elle précisé, insistant sur le rôle sur l'équilibre des émotions que permet la participation à un événement culturel, fût-ce en portant un masque et en respectant des distances sanitaires. Le 20 février correspondant à la journée de la justice sociale, Christine Mahy a pris la parole au nom du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté. "N'importe quel citoyen dans cette société est important (...) Pour une santé mentale préventive, il faut de l'interaction, de la culture", a-t-elle plaidé. A Namur, le Delta, le Belvédère, le Centre culturel de Namur - Abattoirs de Bomel et Théâtre de Namur - ont organisé diverses manifestations dans divers endroits de la ville.Les artistes d'Esperanzah! mis en scène dans un parc pour espèces en voie de disparition Les artistes et techniciens d'Esperanzah! se sont produits samedi derrière des enclos pour dénoncer ce qu'ils dénoncent comme une absurdité : être privés de spectateurs alors que les parcs animaliers peuvent accueillir des visiteurs.La manifestation organisée samedi après-midi à l'abbaye de Floreffe (province de Namur), où se tient traditionnellement le festival des musiques du monde Esperanzah!, s'intitulait "Zah!". "Notre porte d'entrée, c'est un paradoxe que nous avons mis en évidence. Les parcs zoologiques peuvent ouvrir, mais la culture reste fermée. Nous avons créé un parc artistique pour espèces en voie de disparition, qui présente non pas des spectacles car il s'agit d'une action politique, mais des spécimens en pleine action, tels que des artistes, musiciens, chanteurs de régisseurs...", a expliqué Jean-Yves Laffineur, programmateur d'Esperanzah!. Cent personnes ont reçu leur sésame pour ce parc parodique. "Nous avons reçu mille demandes. Nous avons réparti les cent personnes en plusieurs groupes afin de pouvoir observer les gestes sanitaires", a précisé M. Laffineur qui entend montrer que les programmateurs culturels sont responsables. Pour l'instant, l'organisation espère pouvoir tenir le festival Esperanzah! à sa capacité maximale. "Nous ne travaillons pas sur un plan B, mais nous saurons faire preuve de résilience et faire une autre proposition si les mesures sanitaires ne permettent pas au festival de se tenir comme d'habitude cet été", a-t-il conclu.Une centaine de personnes pour soutenir la culture place du Marché à Verviers L'équipe du centre culturel de Verviers a pris part à ce mouvement via "une pause des empêchés" organisée place du Marché devant l'hôtel de Ville, un endroit symbolique en plein coeur de Verviers. Sur le coup de 15h, une grosse centaine de participants, selon la police verviétoise, s'est ainsi rassemblée afin de soutenir le secteur culturel et tous ses acteurs face à la multitude de restrictions dont ils font l'objet depuis le début de cette pandémie. Vêtus de noir et arborant un signe de "culture empêchée", comme des brouettes d'agendas inutiles, des croix noires sur le masque, des mains attachées avec un instrument dans le dos, ils ont manifesté, de façon statique, et dans le respect de la distanciation physique pour offrir, disent-ils, un moment fort, en soutien à un secteur en souffrance, mais toujours debout. "Il y a un besoin de plus en plus criant, que ce soit pour les citoyens ou les artistes, de faire revivre la culture", estime la directrice du centre culturel de Verviers Audrey Bonhomme, qui s'est dite satisfaite de la mobilisation. "On a invité les participants à venir ici montrer un signe d'empêchement culturel et à faire une pause car cela fait des mois maintenant que l'on se réinvente, on est fatigué de devoir trouver des solutions, de faire autrement tout le temps sans avoir aucune perspective." Initialement, cette action devait être une parade, une manifestation itinérante qui devait partir de la place du Marché vers un centre commercial, qui est lui ouvert, mais cela a été refusé. Les organisateurs ont donc été contraints de proposer cette manifestation statique. Notons que le centre culturel de Welkenraedt, en soutien à cette action, a publié sur sa page Facebook et son site internet une série de clichés et vidéos illustrant le vide qui règne depuis des mois au sein de ses infrastructures. Certains membres du personnel étaient d'ailleurs aussi présents à Verviers ce samedi.Le secteur culturel se fait entendre dans les rues de LiègePlusieurs dizaines d'actions du secteur culturel étaient organisées samedi à Liège, dans le cadre de l'opération "Still standing for culture." Musique, art et diverses autres prestations ont été proposées au public qui gambadait dans les rues liégeoises.Parmi les actions proposées par le secteur culturel liégeois, il y avait notamment le choeur de l'Opéra Royal de Wallonie qui s'était rassemblé sur les marches de l'Opéra. Une centaine de personnes s'étaient jointes à eux pour les écouter et les soutenir pendant quelques minutes. Le "Collectif Mensuel" a également offert dans le café du Théâtre de Liège une lecture sous forme de dramatique radio. Celle-ci a réuni, une nouvelle fois, plus d'une centaine de spectateurs, situés à l'extérieur du théâtre. L'ASBL "Que faire" avait, quant à elle, diffusé face au public une centaine de témoignages de spectateurs qui ont raconté comment un spectacle les a bouleversés. L'objectif de l'association était de faire comprendre que le secteur culturel est essentiel. "La culture, ce n'est pas un loisir. Il faut bien comprendre à quoi on sert et je pense que c'est une grosse erreur de ne pas comprendre cela", explique Julie Remacle, l'une des organisatrices de l'action et comédienne, à l'agence Belga. La Cité ardente regorge de nombreux artistes "A Liège, il y a quand même un vivier assez gros. Il faut que ça bouge, on est nombreux. Je suis fière qu'il se passe autant de choses à Liège. C'était une organisation un peu en mode anarchie, mais il fallait se coordonner, ne pas faire les actions aux mêmes heures, etc. Tout le monde a réussi à mettre son grain de sel", raconte la comédienne. Le public a répondu présent en masse, ce qui a donné le sourire à Julie Remacle. "Le début du printemps nous a aidé, mais je crois que les gens n'en peuvent plus, ils veulent avoir une perspective. J'ai l'impression que les gens n'attendent que de revivre un petit peu. On est entendu j'ai l'impression, mais maintenant, il faut que les actes suivent." En fin de journée, les quelques fans de musique électronique s'étaient donnés rendez-vous au pied du pont des Arches où un DJ prestait depuis le balcon d'un appartement. D'autres actions se sont tenues tout au long de la journée de samedi dans le centre-ville liégeois, mais aussi dans le reste du pays. A Liège, elles se sont déroulées dans une bonne ambiance et sans incident. Vers 16h00 samedi, les policiers liégeois indiquaient d'ailleurs ne pas être intervenus car ils ont préféré "rester en retrait et regarder de loin". Le monde culturel belge espère obtenir des perspectives de reprise lors du prochain comité de concertation vendredi où leur secteur et celui de l'horeca seront abordés.