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Marie Gathon
par Marie Gathon

La manifestation était plutôt bon enfant, un petit nombre l'a dégradée

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La manifestation nationale organisée par les syndicats à l'encontre du gouvernement fédéral était "plutôt bon enfant" et seul "un petit nombre de manifestants ont dégradé la situation en fin d'événement", a jugé le président du MR Olivier Chastel, jeudi soir sur la RTBF.

Condamnant ces violences, M. Chastel n'en a pas moins souligné la nécessité d'entendre les inquiétudes exprimées, comme le gouvernement l'a fait à ses yeux en recevant en fin de journée les syndicats. Il relève à cet égard qu'il a fallu attendre cette manifestation pour que les syndicats "acceptent enfin l'invitation du Premier ministre".

Le président du MR ne se dit pas étonné de l'ampleur de la mobilisation, dont il trouve une cause dans "la campagne orchestrée pendant des semaines par le PS", coupable à ses yeux d'avoir alimenté "un climat de haine" fait "de caricatures, de mensonges et d'exagérations".

Après la mobilisation syndicale contre les mesures du gouvernement fédéral, le président du MR, dont le parti est dans l'opposition dans les entités fédérées du sud du pays, a fait observer que les syndicats "ne se sont pas encore beaucoup intéressés aux mesures du gouvernement wallon (PS-cdH, ndlr), qui toucheront le portefeuille du citoyen".

Marie Gathon
par Marie Gathon

Bruxelles envisage une plainte avec constitution de partie civile

La Ville de Bruxelles envisage un dépôt de plainte avec constitution de partie civile à la suite des violences commises en fin de manifestation par quelque "200 dockers anversois et hooligans venus casser Bruxelles", a affirmé soir le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS).

Disant "condamner les agissements anti-sociaux des dockers d'Anvers et de hooligans venus mettre à sac un quartier populaire de Bruxelles", M. Mayeur a souligné que la manifestation s'était par ailleurs bien déroulée grâce à un bon accord préalable conclu avec les organisations syndicales et la police. Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles a invité les autorités en charge du Port d'Anvers à "prendre leurs responsabilités" et à gérer les problèmes des dockers.

Marie Gathon
par Marie Gathon

Plusieurs policiers blessés; une trentaine d'arrestations

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"Plusieurs dizaines de policiers ont été blessés, dont deux grièvement". Une trentaine de casseurs ont été arrêtés, a indiqué dans la soirée le porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale, Christian De Coninck.

"Dès le début, un groupe de dockers turbulents a pris la tête du cortège et a commencé à commettre des actes de vandalisme en cherchant la confrontation avec les services de police. Les policiers ont tenté d'éviter cette confrontation. Cependant, en fin de manifestation, à hauteur de la gare du Midi, les dockers, infiltrés par des anarchistes, ont chargé les forces de l'ordre, qui ont dû riposter en utilisant les arroseuses et le gaz lacrymogène", a-t-il précisé. Plusieurs vitrines ont été brisées, quatre voitures et une moto de la police ont été incendiées. Un individu a été arrêté judiciairement, a encore affirmé le porte-parole selon qui "tous les incidents ont eu lieu en dehors du parcours de la manifestation".

Marie Gathon
par Marie Gathon

Charles Michel condamne les violences et appelle à la concertation

Le Premier ministre Charles Michel a fermement condamné jeudi soir les violences "inacceptables" qui ont caractérisé la fin de la manifestation nationale à Bruxelles et appelé à la concertation sociale, tout en maintenant le projet de saut d'index.

La manifestation relève d'un droit démocratique et légitime, a souligné M. Michel sur RTL-TVi, mais les violences perpétrées par certains manifestants ne sont "en aucun cas acceptables". "La justice devra faire son travail", a-t-il affirmé, rejetant toute idée d'impunité.

Il a appelé à la sérénité, au respect mutuel, à l'écoute et au dialogue, afin d'engager la Belgique dans des réformes permettant aux entreprises de créer plus d'emploi. "Nous voulons protéger notre modèle social" afin de pouvoir payer les pensions et la sécurité sociale à l'avenir, a-t-il relevé, rappelant le premier tour de table tenu en fin de journée avec les représentants syndicaux.

Face à la menace de la FGTB de ne pas s'asseoir à la table de négociation si le projet de saut d'index n'est pas supprimé, Charles Michel s'en est tenu à l'accord de gouvernement qui le prévoit. La marge de négociation est cependant "immense" à ses yeux, a-t-il dit, citant la mise en oeuvre de la réforme des pensions, du marché du travail, etc. "Je pense aussi à tous ceux qui n'ont pas manifesté et qui ont la conviction qu'on a besoin de stabilité, et de donner au gouvernement la chance de démarrer des réformes dans le plein respect de la concertation sociale", a-t-il affirmé.

Marie Gathon
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"Nous allons ouvrir la discussion dans le respect de l'accord de gouvernement"

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"Nous allons ouvrir la discussion dans le respect de l'accord de gouvernement", a affirmé Kris Peeters à l'issue d'une rencontre avec les syndicats qui a duré une heure. "Le but, c'est de voir les éléments sur lesquels nous pouvons discuter. J'ai été chargé de prendre des contacts discrets avec les syndicats, mais aussi avec les organisations patronale afin de remettre le Groupe des Dix autour de la table. Nous montrons ainsi que nous sommes ouverts au dialogue social." Le ministre de l'Emploi a toutefois rappelé qu'il n'était pas question de revenir sur plusieurs mesures prévues dans l'accord de gouvernement, dont le saut d'index.

Côté syndical, la CSC a salué ces "initiatives visant rétablir la confiance", selon les termes utilisés par la secrétaire générale Marie-Hélène Ska. "Le gouvernement a semblé être à l'écoute, nous espérons que cela débouchera sur de la confiance", a-t-elle ajouté.

Olivier Valentin de la CGSLB a également salué ce "premier contact le soir-même de la manifestation."

Pour la FGTB, le secrétaire général Marc Goblet a dit espérer qu'"une concertation puisse rapprocher les points de vue". Il s'est néanmoins montré dubitatif sur la méthode. "Nous préférons d'abord la concertation bipartite patrons-syndicats avant la tripartite avec le gouvernement", a-t-il indiqué.

En attendant les discrètes prises de contact du gouvernement, le front commun syndical a rappelé que le plan d'actions prévu jusqu'au 15 décembre, jour de grève générale, était maintenu.

Marie Gathon
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La Croix-Rouge a procédé à 36 soins sur place et à 24 évacuations

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La Croix-Rouge de Belgique a enregistré jeudi 36 soins sur place et 24 évacuations vers des hôpitaux, selon le bilan final des interventions des secouristes au cours de la manifestation nationale. Des policiers et des manifestants figurent parmi les blessés mais leur vie n'est pas en danger, a précisé le responsable médical. Les pathologies les plus fréquentes sont des traumas et des fractures.

Marie Gathon
par Marie Gathon

Peu de répercussions pour les PME, selon le SNI

La manifestation nationale a eu un impact limité sur les PME et les microentreprises, selon un tour de table effectué jeudi par le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) auprès de 404 entreprises. Seuls 2% des entreprises ont été confrontées à des grévistes mais 18% ont constaté des arrivées tardives de travailleurs en raison des perturbations dans les transports en commun.

D'après le SNI, une écrasante majorité des entrepreneurs et des gérants de PME interrogés (96%) ne comprennent pas pourquoi les syndicats "envahissent les rues alors que le gouvernement fédéral signale qu'une concertation est toujours possible".

Marie Gathon
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Plus de 100.000 participants à Bruxelles

La manifestation nationale a réuni de 100.000 à 130.000 personnes, selon les chiffres des syndicats et de la police.

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Marie Gathon
par Marie Gathon

Retour au calme

Les manifestants se sont dispersés et la situation est revenue au calme, vers 18 heures, aux abords de la gare de Bruxelles-Midi, théâtre de violents affrontements avec les forces de l'ordre. Une dizaine de carcasses de voitures brûlées se trouvent toujours sur le Boulevard du Midi et un important dispositif policier est maintenu.

Marie Gathon
par Marie Gathon

Réunion au Seize

Les syndicats ont répondu positivement à l'invitation du Premier ministre Charles Michel. La réunion entre les représentants syndicaux et le comité ministériel restreint a débuté à 17 heures au 16, rue de la Loi.

"On est invité, donc on vient voir", a déclaré le secrétaire général de la FGTB Marc Goblet à son arrivée rue de la Loi. "La manifestation de ce jour est une réussite. Nous allons maintenant leur faire part de nos quatre priorités: le pouvoir d'achat, la sécurité sociale, les investissements durables et la fiscalité juste. Sur tous ces points, nous n'avons pas été entendus. Et si le gouvernement n'abandonne pas le saut d'index et qu'il n'y a pas de liberté de négocier, il sera impossible de se mettre autour de la table."

La secrétaire générale de la CSC Marie-Hélène Ska a signalé pour sa part "attendre des réponses" et exprimé son souhait de ne pas discuter "uniquement des modalités". "A moins d'un miracle, nous continuerons de répéter que cet accord de gouvernement est inacceptable", a-t-elle conclu.

La CGSLB a aussi averti: "Nous ne sommes pas là pour discuter des points et des virgules." Du côté du gouvernement, les membres du comité ministériel restreint ont rappelé leur accord. "On peut être créatif sur les modalités", a lancé le ministre de l'Emploi Kris Peeters, rappelant néanmoins que le saut d'index notamment était et restait inscrit dans l'accord de gouvernement.

Le vice-Premier Open VLD Alexander De Croo a exprimé son souhait de fixer un agenda des discussions. "La seule manière de répondre aux questions des syndicats, c'est de se parler", a-t-il ajouté. Didier Reynders a ajouté "souhaiter mener une concertation sociale au-delà des rencontres sectorielles. L'accord de gouvernement prévoit de la marge de négociation", a-t-il affirmé, signalant par exemple la création prévue d'un conseil national des pensions.

Le Premier ministre Charles Michel et le vice-premier N-VA Jan Jambon n'ont pas souhaité réagir.

Marie Gathon
par Marie Gathon

Cécile Jodogne dénonce les violences contre les pompiers

La secrétaire d'État bruxelloise en charge du Service de l'Incendie et de l'Aide Médicale Urgente a fermement dénoncé les violences exercées contre les pompiers ambulanciers et la dégradation de leur matériel de travail lors de la manifestation nationale.

Se disant consternée par les violents incidents survenus à l'encontre des pompiers ambulanciers bruxellois et des services de police, Cécile Jodogne a tenu à rappeler que le droit de manifester était un fondement de la démocratie. "Il est cependant regrettable qu'une minorité violente profite de ce droit pour saccager et attaquer. S'en prendre ainsi aux postes médicaux, mis en place pour porter secours immédiatement aux manifestants, est inadmissible", a-t-elle commenté. Pour Mme Jodogne, une fois qu'une estimation claire de l'étendue des dégâts et des blessures sera établie, "il faudra prendre des mesures envers les auteurs de ces actes inacceptables".

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par Marie Gathon

La Croix-Rouge déclenche le Plan d'Interventions médicalisées

La Croix-Rouge de Belgique a décidé jeudi après-midi de déclencher le Plan d'Interventions médicalisées (PIM). Le bilan à 17 heures fait état de 33 interventions et de 21 évacuations vers des hôpitaux. Des manifestants et des policiers figurent parmi les blessés mais leur vie n'est pas en danger, a rapporté un responsable médical.

Le PIM est une phase supérieure au dispositif normal. La Croix-Rouge a installé un poste médicalisé fixe à hauteur du 5 de la rue de l'Hôtel des Monnaies à Saint-Gilles et a prévu une ambulance supplémentaire. Le dispositif normal comptait déjà une vingtaine de secouristes répartis autour de deux ambulances, deux équipes d'intervention motorisées et deux postes de soins mobiles.

Vincent genot
par Vincent genot

Une centaine de personnes se trouvent toujours sur le Boulevard du Midi

La police a chargé la foule jeudi vers 16 heures afin de disperser plusieurs centaines de manifestants qui s'étaient rassemblés entre la Porte de Hal et la gare de Bruxelles-Midi, a constaté l'agence Belga. Des incidents se sont déclarés à l'issue de la manifestation nationale et plusieurs véhicules ont été incendiés.

Un noyau de plusieurs centaines de manifestants a continué à affronter les forces de l'ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène et des arroseuses. Vers 16h, la police a finalement chargé les manifestants afin de les disperser.

Les manifestants se sont réfugiés sur l'avenue de Stalingrad, bloquée par un cordon policier, mais une centaine de personnes se trouvent toujours sur le Boulevard du Midi, cette fois à hauteur de la gare de Bruxelles-Midi. De nombreux débris jonchent la chaussée et les dégâts sont importants. Plusieurs syndicalistes interrogés ont déploré ces incidents qu'ils estiment "contre-productifs". Selon eux, des anarchistes et les dockers d'Anvers sont à la base des violences.

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par Marie Gathon

La station de prémétro Bourse à nouveau ouverte

La station de prémétro Bourse, fermée vers 13h50 pour des raisons de sécurité, est à nouveau accessible depuis 16h, a indiqué la Stib sur Twitter. La police bruxelloise a par ailleurs précisé vers 16h15 que le Boulevard Anspach, où s'est déroulée la manifestation nationale, était rouvert à la circulation entre De Brouckère et la Rue des Riches Claires.

Vincent genot
par Vincent genot

Le Premier ministre propose une "feuille de route" aux partenaires sociaux

Le Premier ministre proposera de discuter d'une "feuille de route" offrant des espaces de concertation aux partenaires sociaux invités jeudi après-midi à l'issue d'une manifestation nationale qui a mobilisé 130.000 personnes contre la politique du gouvernement fédéral dans les rues de Bruxelles.

A la Chambre, le chef du gouvernement a répété le souci de placer la concertation sociale au centre de l'action politique de son équipe visant à créer plus d'emplois et préserver la protection sociale. Il a dit entendre la "colère" de la rue, les "doutes", mais s'est dit prêt à faire oeuvre de pédagogie, à "expliquer" la nécessité des réformes. M. Michel a également appelé l'ensemble des acteurs socio-économiques à prendre leurs responsabilités.

Des manifestants et la police s'affrontent à la Porte de Hal

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Des incidents se sont déclarés jeudi après-midi entre la Porte de Hal et la gare de Bruxelles-Midi, à l'issue de la manifestation nationale. Un noyau de plusieurs centaines de manifestants continuent à affronter les forces de l'ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène et des arroseuses pour disperser la foule. Des véhicules ont également été incendiés.

Les manifestants s'en sont pris à des véhicules en stationnement, en les incendiant et en les déplaçant sur la chaussée pour ériger des barricades. Les manifestants se sont également armés de bâtons, de pierres, de bouteilles et de barrières Nadar. D'autres brasiers ont été constatés à proximité de la gare de Bruxelles-Midi. Les manifestants ont par ailleurs dégradé des panneaux publicitaires. La police a utilisé du gaz lacrymogène pour tenter de disperser la foule, en vain. D'autres manifestants, également sur place, essayent d'empêcher les casseurs de s'en prendre aux véhicules.

Vincent genot
par Vincent genot

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"Ou le gouvernement revoit sa copie, ou il connaîtra d'autres actions"

Les représentants des syndicats FGTB, CSC et CGSLB se sont félicités jeudi du nombre estimé de 120.000 participants présents, dans leurs discours prononcés à l'issue de la manifestation nationale menée en front commun.

"Le gouvernement et les patrons ne pourront rester sourds à cette mobilisation", a lancé Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, signalant la présence de travailleurs tant du secteur public que du privé ou encore du monde culturel. "A ceux qui s'étonnent, je leur dis de lire l'accord de gouvernement, totalement asocial, injuste et qui fait tout peser sur le secteur public et la sécurité sociale. On prend l'argent de la collectivité pour le glisser dans la poche des actionnaires", s'est-il insurgé. Le secrétaire général du syndicat socialiste a posé quatre conditions à la reprise d'un dialogue social: supprimer la saut d'index et respecter la liberté de négociation, garantir la sécurité sociale, établir un plan de relance et, enfin, proposer une fiscalité juste. "Si nous ne sommes pas entendus, nous relancerons un nouveau plan d'actions dès le 5 janvier", a-t-il prévenu.

"Félicitations aux 120.000 verts, rouges et bleus venus de tout le pays malgré les intimidations des patrons", a lancé pour sa part Jan Vercamst de la CGSLB. "Cette mobilisation, c'est du jamais vu depuis 30 ans. Il y a des gens qui ne sont pas encore arrivés place De Brouckère", a signalé son collègue francophone depuis la Gare du Midi. Du côté de la CSC, la secrétaire générale Marie-Hélène Ska a également remercié les participants et notamment ceux qui n'ont pas l'habitude de manifester. "Vous êtes nombreux à vouloir le changement. C'était d'ailleurs l'un des slogans-phare de la campagne électorale. Mais de quel changement parlent-ils? Saut d'index, gel des salaires, recul de l'âge légal de la pension, la fin du crédit temps non justifié qui va pénaliser les femmes", a-t-elle énuméré. "De qui se moque-t-on? Il faut oser investir dans les services publics, dans une justice capable d'assurer ses missions, dans la culture". Le syndicat chrétien s'est dit prêt à discuter et réévaluera la situation le 15 décembre prochain, à l'issue du jour de grève nationale prévu en front commun.

Ambiance très tendue à la Porte de Hal, le siège du MR évacué

De nombreux incidents ont eu lieu aux alentours de la Porte de Hal, en marge de la manifestation nationale du front commun syndical jeudi. Une centaine de manifestants jettent des projectiles, dont de nombreux pavés, sur les forces de l'ordre présentes en nombre. Plusieurs policiers ont été blessés lors des échauffourées, a constaté l'agence Belga sur place.

Les policiers utilisent les arroseuses en continu contre les assaillants. Bon nombre de véhicules en stationnement à proximité du lieu des affrontements ont les vitres brisées, certains ont même été retournés sur leur toit ou incendiés. La plupart des incidents se concentrent à la sortie du tunnel de la Porte de Hal, où sont massés la centaine de manifestants.

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Porte de Hal, une voiture renversée

La FEB occupée par plus de 150 personnes

Le siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) à Bruxelles est occupé par plus de 150 militants des Jeunes Organisés et Combatifs (JOC), des Jeunes FGTB, des Jeunes ACV-CSC Bruxelles, de l'USE, des Jeunes Anticapitalistes (JAC) et de l'Union syndicale étudiante (USE) entre autres, a indiqué jeudi Antoine Roisin, porte-parole des JOC. La FEB a confirmé l'occupation mais n'a pas souhaité la commenter.

"Nous avons tenu une assemblée et un tribunal symbolique pour juger la FEB qui détruit l'emploi, s'accapare les richesses et détourne la démocratie. L'une des propositions de ce tribunal est de réduire le temps de travail avec maintien de salaire et embauche compensatoire. Quant aux responsables et administrateurs de la FEB, le jury populaire envisage de les condamner aux travaux forcés", a indiqué Antoine Roisin, porte-paroles des JOC.

Un bâtiment de la SNCB bombardé de pierres

Selon un tweet d'une porte-parole de la société de chemins de fer, le bâtiment de la SNCB situé Avenue de la Porte de Hal est bombardé de pierres. D'après le porte-parole de la SNCB Bart Crols, une confrontation est en cours "entre un noyau dur de manifestants et la police". "L'ambiance est houleuse et on jette avec toutes sortes d'objets. On ignore si l'agression vise le bâtiment de la SNCB".

Voitures aux vitres brisées

Derrière la Gare du Midi, l'atmosphère se dégrade. Il y a des voitures aux vitres brisées et la police s'est retirée plus loin dans l'Avenue de la Porte de Hal. Les larmes aux yeux et en éternuant, des groupes d'hommes retournent à la gare, mais le calme n'est pas encore rétabli.

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Six trains supplémentaires

La SNCB a prévu six trains supplémentaires jeudi après-midi afin que les participants de la manifestation nationale à Bruxelles puissent rentrer chez eux, a indiqué Bart Crols de la SNCB.

Les six trains quitteront Bruxelles entre 14h15 et 15h30. Quatre partiront de la gare de Bruxelles-Midi, un de Bruxelles-Nord et un dernier de Schaerbeek. Les destinations sont Ostende, Liège, Charleroi, Mons, Namur et Tournai.

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Elio y était

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Le temps des lacrymos

Selon l'agence Belga, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau dans une confrontation avec certains manifestants dans les environs de la gare du Midi.

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Plus de 100.000 participants dans le cortège

Alors que le cortège de la manifestation nationale s'élance dans les rues du centre de Bruxelles, les syndicats évaluent à plus de 100.000 personnes la participation à celle-ci. Les trois organisations (CSC, FGTB et CGSLB) ont par ailleurs indiqué accepter l'invitation de leurs représentants au conseil des ministres restreint qui se tiendra à 17h.

La FGTB revendique au moins 60.000 participants, tandis que la CSC indique fournir quelque 50.000 manifestants. La police de Bruxelles a confirmé l'estimation de 100.000 manifestants sur son fil twitter.

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La province d'Anvers particulièrement touchée

La situation était assez variable en Flandre jeudi matin, jour de manifestation nationale. Si la province du Limbourg ne semblait pas trop perturbée par la mobilisation syndicale, la province d'Anvers connaissait de réels ralentissements, un quart des écoles communales y étant notamment fermées, a appris Belga jeudi.

En Flandre occidentale, la plupart des perturbations étaient constatées sur le réseau De Lijn. Seul un chauffeur sur deux avait pris son service, les trams de la Côte étaient maintenus mais circulaient à raison d'un tram sur deux. A Bruges, la plupart des musées étaient également fermés. Les entreprises Daikin, Pinacol et Bombardier fonctionnaient au ralenti, de même que le port de Zeebrugge où la moitié des dockers avait débrayé.

Le port d'Anvers connaissait aussi des ralentissements en raison du départ de 1.000 de ses travailleurs pour la manifestation. La ville était particulièrement touchée par la mobilisation, de nombreux musées et piscines étaient fermées, de même qu'un quart des écoles primaires communales. Les parents avaient néanmoins été prévenus et les enfants ont été accueillis dans d'autres établissements.

En province de Limbourg, malgré le départ de 6.000 militants pour la capitale, tous les services, à l'exception des transports De Lijn, fonctionnaient de manière régulière.

En Flandre orientale, l'usine Volvo de Gand espérait pouvoir maintenir deux tiers de sa production journalière, soit 800 voitures, malgré la présence de nombreux travailleurs à Bruxelles.

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La tête officielle de la manifestation a démarré, il y a 120.000 participants selon les syndicats

La manifestation nationale a commencé vers 11h40 à Bruxelles, un peu plus tôt que prévu. Les leaders syndicaux ont pris la tête officielle de la manifestation, derrière un étendard portant l'inscription 'Justice, maintenant'.

Les syndicats parlent de 120.000 participants. Le début de la manifestation a été un peu chaotique à cause de l'affluence massive à la Gare du Nord. De nombreux manifestants ont entamé le parcours avant le coup d'envoi officiel.

Feu d'artifice et sifflements contre bossa nova et hiphop

Sur le croisement entre le WTC et les bâtiments de Proximus, le bruit de crépitements de feu d'artifice et de sifflets retentit dans les rues. Sur le camion d'ACV Metea, on entend de la bossa nova et du hiphop d'Orishas, un changement agréable.

La circulation des trains se fait au compte-gouttes à la gare du Nord

La circulation des trains en gare du Nord se faisait au compte-gouttes en fin de matinée jeudi avant de reprendre un rythme normal vers midi. Le ralentissement des trains a été réalisé sur ordre de police en raison de la présence de nombreuses personnes sur les quais, a indiqué la SNCB à Belga.

Le départ de la manifestation a été donné à midi à la gare du Nord. La gare a dès lors été évacuée par les nombreux manifestants présents. Le trafic des trains a repris de manière plus régulière, quelques retards sont néanmoins à prévoir.

Vincent genot
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Le comité ministériel restreint invite les trois syndicats à une réunion à 17h

Le comité ministériel restreint invite les représentants des trois syndicats jeudi à 17h00 pour "poursuivre le dialogue", indique le cabinet du Premier ministre Charles Michel peu avant le début de la manifestation nationale.

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Un peu de hauteur

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#AujourdhuiJeTravaille

En réaction à la manifestation nationale, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) sort le hashtag #AujourdhuiJeTravaille. Pieter Timmermans, le CEO de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), a lancé jeudi matin sur twitter le hashtag #AujourdhuiJeTravaille (#IkWerkVandaag), "pour pouvoir donner un visage à ceux qui ne soutiennent pas les actions syndicales". Après une heure et demie, près de 1.000 personnes avaient utilisé ce hashtag, selon M. Timmermans.

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Le danger d'une Belgique divisée

Marx contre Thatcher - Entre ceux qui manifestent et ceux qui travaillent, entre la N-VA et la gauche politico-syndicale, entre le fédéral et les Régions, le pays entre dans une logique de confrontation. Dangereuse, à l'heure où une refonte de notre modèle social est indispensable. Une opinion d'Olivier Mouton.

Il est l'heure d'apporter une vraie vision d'avenir, tant aux cris de la rue qu'aux exaspérations de ceux qui ont décidé de travailler ce jeudiOlivier Mouton

Certains trams roulent... mais il n'y a personne dedans

(via Facebook)

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Circulation interrompue sur les boulevards du centre

la circulation a été interrompue sur les boulevards Jacqmain, Anspach et Lemonnier en vue du passage de la manifestation, de même que dans le tunnel Yser en direction de Koekelberg, annonce la police bruxelloise jeudi peu avant 11H00. La police annonce un départ imminent vers le boulevard Albert II

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La SNCB a déjà vendu 80.000 billets spéciaux

"La SNCB a déjà vendu 80.000 billets spéciaux aux manifestants" déclare le porte-parole Bart Crols.

L'heure de pointe du matin, avant 9 heures, s'est déroulée normalement. "Comme prévu et comme nous l'avions communiqué mercredi, les différentes gares sont remplies de voyageurs désireux de se rendre à Bruxelles pour participer à la manifestation syndicale" explique Crols.

La société de transport fait rouler une quinzaine de trains supplémentaires pour canaliser l'affluence le mieux possible, mais les voyageurs font bien de tenir compte d'un taux d'occupation élevé. "Pour le laps de temps entre 9h30 et 11h30, ces quinze trains supplémentaires signifient une augmentation du nombre de places assises de 36 pour cent vers Bruxelles" ajoute le porte-parole.

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La gare du Nord en rouge, vert et bleu

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Du monde dans les trains

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Les syndicats et les partis de gauche se rassemblent

Le boulevard Simon Bolivar, faisant face au perron de la gare de Bruxelles-Nord, se remplit petit à petit depuis 9 heures jeudi matin. Les affiliés aux syndicats FGTB, CSC et CGSLB ainsi que des militants du PS et des partis de gauche radicale ont répondu présents. Le départ de la manifestation nationale en front commun est prévu à midi.

Alors que le boulevard Simon Bolivar est encore ouvert à la circulation, les automobilistes ayant osé emprunter cet axe ont été bloqués quelques instants par les militants syndicaux. "Michel 1er nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage", stipule un paquet de cigarettes géant porté par des affiliés CSC Metal. "Ici, dumping social" , annonce une vaste banderole installée devant l'entrée de la tour GDF Suez. Surfant sur la mode des clowns, un membre du syndicat chrétien, avec son nez rouge et son chapeau, signale sur sa pancarte: "je suis un clown triste, un plat de misère pour nous".

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Les magasins Delhaize sont tous ouverts

Ces derniers jours, on ignorait quel serait l'impact de la manifestation nationale sur la chaîne de supermarchés, déjà touchée par des actions syndicales ces dernières semaines. Maintenant, il s'avère qu'il y a suffisamment de personnel pour faire tourner les magasins. "L'impact est minime" déclare son porte-parole Roel Dekelver.

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Circulation fortement perturbé sur les boulevards centraux

Sur twitter, la zone de police de Bruxelles Capitale Ixelles annonce une circulation fortement perturbé sur les boulevards centraux (Anspach-Maurice Lemonnier)

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Arrivé des manifestants à la gare du Nord.

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Le réseau TEC "extrêmement perturbé"

Le réseau TEC était "extrêmement perturbé" jeudi matin, confirme son porte-parole Stéphane Thiery. Les bus de la zone Liège-Verviers n'ont pas quitté leur dépôt en matinée.

Au TEC Hainaut, un bus sur cinq a pris la route jeudi matin. A Charleroi, seuls 15% du trafic ont été assurés depuis le début de la journée, bus et métros confondus, a indiqué la porte-parole des TEC Charleroi. Les chauffeurs de bus ont été, dans la mesure du possible, affectés aux lignes de métro, qui n'ont que partiellement fonctionné vers Gilly et Gosselies. Au total, 42 départs ont pu être assurés sur les 272 prévus. A Namur, près d'un bus sur deux roule. Les zones d'Ohet et Florenne ainsi que les zones Luxembourg ont été moins touchées puisqu'environ 65% des trajets sont assurés. Dans le Brabant wallon, 40% des voyages sont également garantis.

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Syndicats: "Nous allons vers les 100.000"

En ce moment, des dizaines de milliers manifestants sont en route pour Bruxelles pour une manifestation nationale d'une ampleur jamais vue en Belgique. Les syndicats tiennent compte de 100.000 participants. Vers neuf heures, la gare de Saint-Pierre était envahie de manifestants en vert, rouge et bleu. Notamment les ouvriers du port de Gand étaient très nombreux.

"Nous avons reçu deux fois plus d'inscriptions que prévu" estime une source syndicale. "Nous allons vers les 100.000".

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Ambiance dans le train

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Stib : une rame de métro sur trois

Toutes les lignes du métro de la Stib sont desservies à raison d'une rame sur trois, annonce la société de transport en commun sur son site internet. Les trams 3, 4, 7, 39, 51, 55, 82 et 92 roulaient à une fréquence de deux véhicules sur trois, tout comme les bus 12, 13, 14, 48, 53, 63 et 95.

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Le réseau de De Lijn fortement ralenti en Flandre

Les zones d'Anvers, Gand, Courtrai et Dilbeek sont particulièrement touchées par la mobilisation, a indiqué jeudi le porte-parole de De Lijn, Tom Van de Vreken. Assailli par les usagers en quête de renseignements, le site internet de la société de transport est actuellement indisponible.

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La SNCB a déjà vendu plus de 60.000 tickets spéciaux

La SNCB a vendu plus de 60.000 tickets spéciaux en vue de la manifestation nationale, a indiqué mercredi son porte-parole. La société de chemins de fer a mis en garde les voyageurs devant cette affluence exceptionnelle qui est susceptible de provoquer retards et perturbations dans les gares.