Le syndicat socialiste appelle à une réflexion sur le financement à long terme de la Sécu. Entre 10.000 et 15.000 participants étaient attendus à cette marche qui passera notamment par une partie de la Petite Ceinture, le Mont des Arts, la rue des Alexiens et la gare du Midi, où quelques discours devaient être prononcés.

Le déficit de la Sécu devrait atteindre 6,4 milliards d'euros à l'horizon 2024 à politique inchangée. "Cela signifie que sans décisions politiques et sociales, nos pensions, nos remboursements de soins de santé, nos allocations sociales risquent d'être rabotés", souligne la FGTB. Le cortège réunissait de nombreuses sections de la FGTB qui avait appelé à une mobilisation nationale. Des métallos anversois côtoyaient ainsi des affiliés à la branche Administration et institutions publiques de la Wallonie picarde. L'enseignement, le transport, la logistique, l'horeca... étaient également représentés. Quelques collectifs ont aussi battu le pavé comme le "Gang des Vieux en colère". La CGSLB et la CSC ne prenaient pas part à cette manifestation.

Concrètement, le rassemblement a eu lieu à 10h00 au boulevard Albert II, à la Gare du Nord. La marche démarrera à 11h00, en direction de Bruxelles-Midi, où des discours auront lieu sur l'Esplanade de l'Europe, avec les interventions de Robert Vertenueil (président de la FGTB), Miranda Ulens (secrétaire générale de la FGTB), Paul Callewaert (Socialistische Mutualiteit) et Jean-Pascal Labille (Solidaris). Entre-temps, une action symbolique se tiendra également au Mont des Arts à 12h00.

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Un préavis de grève a également été introduit à la CGSP, afin de laisser l'opportunité aux travailleurs de participer au mouvement organisé à Bruxelles.

Il ne s'agit toutefois pas d'une grève, souligne la FGTB, même si des perturbations dans les transports en commun ne sont pas exclues. Ainsi, la Stib a annoncé que des perturbations étaient à prévoir sur son réseau. La société bruxelloise de transport public n'était pas en mesure d'évaluer précisément l'ampleur des perturbations mais le réseau de métro devrait être particulièrement touché. Du côté de Bpost, aucun problème structurel n'est attendu mais le service fourni par l'entreprise postale pourrait connaître quelques légères perturbations locales ci et là, par exemple en cas de voiries fermées à la circulation.

L'action de la FGTB pourrait enfin avoir des conséquences supplémentaires dans certaines prisons alors qu'un mouvement de grève contre l'instauration d'un service minimum au sein des établissements pénitentiaires secoue déjà le secteur depuis plusieurs jours.

Quelques perturbations sur les réseaux Tec et Stib

En raison de la manifestation nationale organisée à Bruxelles ce mardi, quelques perturbations sont possibles sur les réseaux Tec et Stib.

Du côté des bus wallons, l'entité de Charleroi est notamment touchée. Le Tec annonce que certains parcours sont "partiellement assurés". Le réseau risque d'être aussi fortement perturbé dans les régions de Mons et du Centre. Il est donc conseillé aux voyageurs de consulter le site www.infotec.be pour connaitre la liste des trajets assurés.

Le Tec Liège-Verviers indique également que les dépôts de Jemeppe et de la Hesbaye sont impactés. Et de légères perturbations sont annoncées dans les provinces de Namur et Luxembourg.

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A Bruxelles, les lignes de métro 1, 5 et 6 sont exploitées, toutes les stations sont donc desservies, précise la Stib. Les trams circulent sur les lignes principales mais à fréquence réduite. Quant aux bus, un tiers d'entre eux seulement sillonnent la ville. Les navetteurs peuvent s'informer plus précisément sur les pages web, Twitter et Facebook de la société bruxelloise de transport public.

La société de transports régionale flamande De Lijn signale, par ailleurs, qu'il n'y a pratiquement aucune perturbation sur son réseau de bus et de trams. Enfin, la SNCB précise que les trains roulent normalement.

Une trentaine de navires attendent de pouvoir entrer dans le port d'Anvers

Les conséquences de l'action de la FGTB en faveur d'une sécurité sociale forte a des conséquences, mais relativement limitées, sur le trafic fluvial au port d'Anvers, a indiqué la société portuaire. Comme attendu, des perturbations se font surtout sentir dans la zone située après les écluses et non dans les grands terminaux de conteneurs. Une trentaine de navires attendaient mardi matin de pouvoir entrer dans le port.

Le gestionnaire du port anversois s'attend à ce que la file s'allonge pour atteindre une cinquantaine ou une soixantaine de navires. Mais la situation devrait ensuite être résorbée dans les 24 heures une fois l'action terminée. La navigation intérieure, elle, n'est pas perturbée.

Plutôt que de manifester, la FEB préconise de relever le taux d'emploi

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) prône un relèvement du taux d'emploi, plutôt qu'une manifestation en rue, pour soutenir la sécurité sociale, en réponse à une action de la FGTB mardi.

Le syndicat socialiste a en effet appelé à une manifestation dans les rues de Bruxelles mardi matin pour "une sécurité sociale renforcée et justement financée". Une initiative que ne comprend pas la FEB. "Au lieu de manifester en rue, il me semble plus constructif de formuler des propositions politiques constructives. Si nous parvenons à relever notre taux d'emploi, nous augmentons les recettes et nous diminuons les dépenses de la sécurité sociale et nous les mettons mieux en concordance avec les performances de notre économie. Qui peut s'opposer à cette idée ?", demande l'administrateur délégué de l'organisation patronale, Pieter Timmermans, cité dans un communiqué.

La FEB considère que la sécurité sociale doit être durable, par le biais d'un équilibre entre la solidarité et l'assurance. "En 2020, cet équilibre est compromis, particulièrement pour nos pensions: les pensions légales représentent le plus gros poste (41%) des dépenses totales de la sécurité sociale. Et pourtant la contrepartie est trop faible. Le ratio de remplacement (c'est-à-dire le rapport entre la pension nette et le salaire net gagné par le travail) est particulièrement faible: 50,1%", poursuit la FEB, qui ajoute que la Belgique investit 28,9% de son PIB dans les dépenses sociales et se situe ainsi "dans le peloton de tête de l'OCDE derrière la France".

Pour garantir la stabilité de la Sécu, la FEB met en avant plusieurs mesures comme la prévention des risques ou une affectation de l'enveloppe bien-être prioritairement à la lutte contre la pauvreté, en réduisant l'écart entre le seuil de pauvreté et les allocations minimums. La FEB estime aussi qu'une sécurité sociale performante "doit stimuler le 'travail' qui doit toujours être plus avantageux que 'l'inactivité'".

L'organisation patronale se dit encore favorable, elle aussi, à un relèvement des pensions les plus basses, "qui doit être une priorité pour la prochaine législature". La FEB estime cependant qu'il serait bien de clarifier certains points, dont la façon de financer ce relèvement. "(...) mais il est incontestable que nos carrières doivent être allongées et non raccourcies. C'est en effet la seule manière d'obtenir une pension plus élevée", juge-t-elle.

Le syndicat socialiste appelle à une réflexion sur le financement à long terme de la Sécu. Entre 10.000 et 15.000 participants étaient attendus à cette marche qui passera notamment par une partie de la Petite Ceinture, le Mont des Arts, la rue des Alexiens et la gare du Midi, où quelques discours devaient être prononcés. Le déficit de la Sécu devrait atteindre 6,4 milliards d'euros à l'horizon 2024 à politique inchangée. "Cela signifie que sans décisions politiques et sociales, nos pensions, nos remboursements de soins de santé, nos allocations sociales risquent d'être rabotés", souligne la FGTB. Le cortège réunissait de nombreuses sections de la FGTB qui avait appelé à une mobilisation nationale. Des métallos anversois côtoyaient ainsi des affiliés à la branche Administration et institutions publiques de la Wallonie picarde. L'enseignement, le transport, la logistique, l'horeca... étaient également représentés. Quelques collectifs ont aussi battu le pavé comme le "Gang des Vieux en colère". La CGSLB et la CSC ne prenaient pas part à cette manifestation. Concrètement, le rassemblement a eu lieu à 10h00 au boulevard Albert II, à la Gare du Nord. La marche démarrera à 11h00, en direction de Bruxelles-Midi, où des discours auront lieu sur l'Esplanade de l'Europe, avec les interventions de Robert Vertenueil (président de la FGTB), Miranda Ulens (secrétaire générale de la FGTB), Paul Callewaert (Socialistische Mutualiteit) et Jean-Pascal Labille (Solidaris). Entre-temps, une action symbolique se tiendra également au Mont des Arts à 12h00. Un préavis de grève a également été introduit à la CGSP, afin de laisser l'opportunité aux travailleurs de participer au mouvement organisé à Bruxelles. Il ne s'agit toutefois pas d'une grève, souligne la FGTB, même si des perturbations dans les transports en commun ne sont pas exclues. Ainsi, la Stib a annoncé que des perturbations étaient à prévoir sur son réseau. La société bruxelloise de transport public n'était pas en mesure d'évaluer précisément l'ampleur des perturbations mais le réseau de métro devrait être particulièrement touché. Du côté de Bpost, aucun problème structurel n'est attendu mais le service fourni par l'entreprise postale pourrait connaître quelques légères perturbations locales ci et là, par exemple en cas de voiries fermées à la circulation. L'action de la FGTB pourrait enfin avoir des conséquences supplémentaires dans certaines prisons alors qu'un mouvement de grève contre l'instauration d'un service minimum au sein des établissements pénitentiaires secoue déjà le secteur depuis plusieurs jours.En raison de la manifestation nationale organisée à Bruxelles ce mardi, quelques perturbations sont possibles sur les réseaux Tec et Stib.Du côté des bus wallons, l'entité de Charleroi est notamment touchée. Le Tec annonce que certains parcours sont "partiellement assurés". Le réseau risque d'être aussi fortement perturbé dans les régions de Mons et du Centre. Il est donc conseillé aux voyageurs de consulter le site www.infotec.be pour connaitre la liste des trajets assurés. Le Tec Liège-Verviers indique également que les dépôts de Jemeppe et de la Hesbaye sont impactés. Et de légères perturbations sont annoncées dans les provinces de Namur et Luxembourg. A Bruxelles, les lignes de métro 1, 5 et 6 sont exploitées, toutes les stations sont donc desservies, précise la Stib. Les trams circulent sur les lignes principales mais à fréquence réduite. Quant aux bus, un tiers d'entre eux seulement sillonnent la ville. Les navetteurs peuvent s'informer plus précisément sur les pages web, Twitter et Facebook de la société bruxelloise de transport public. La société de transports régionale flamande De Lijn signale, par ailleurs, qu'il n'y a pratiquement aucune perturbation sur son réseau de bus et de trams. Enfin, la SNCB précise que les trains roulent normalement. Les conséquences de l'action de la FGTB en faveur d'une sécurité sociale forte a des conséquences, mais relativement limitées, sur le trafic fluvial au port d'Anvers, a indiqué la société portuaire. Comme attendu, des perturbations se font surtout sentir dans la zone située après les écluses et non dans les grands terminaux de conteneurs. Une trentaine de navires attendaient mardi matin de pouvoir entrer dans le port.Le gestionnaire du port anversois s'attend à ce que la file s'allonge pour atteindre une cinquantaine ou une soixantaine de navires. Mais la situation devrait ensuite être résorbée dans les 24 heures une fois l'action terminée. La navigation intérieure, elle, n'est pas perturbée. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) prône un relèvement du taux d'emploi, plutôt qu'une manifestation en rue, pour soutenir la sécurité sociale, en réponse à une action de la FGTB mardi.Le syndicat socialiste a en effet appelé à une manifestation dans les rues de Bruxelles mardi matin pour "une sécurité sociale renforcée et justement financée". Une initiative que ne comprend pas la FEB. "Au lieu de manifester en rue, il me semble plus constructif de formuler des propositions politiques constructives. Si nous parvenons à relever notre taux d'emploi, nous augmentons les recettes et nous diminuons les dépenses de la sécurité sociale et nous les mettons mieux en concordance avec les performances de notre économie. Qui peut s'opposer à cette idée ?", demande l'administrateur délégué de l'organisation patronale, Pieter Timmermans, cité dans un communiqué. La FEB considère que la sécurité sociale doit être durable, par le biais d'un équilibre entre la solidarité et l'assurance. "En 2020, cet équilibre est compromis, particulièrement pour nos pensions: les pensions légales représentent le plus gros poste (41%) des dépenses totales de la sécurité sociale. Et pourtant la contrepartie est trop faible. Le ratio de remplacement (c'est-à-dire le rapport entre la pension nette et le salaire net gagné par le travail) est particulièrement faible: 50,1%", poursuit la FEB, qui ajoute que la Belgique investit 28,9% de son PIB dans les dépenses sociales et se situe ainsi "dans le peloton de tête de l'OCDE derrière la France". Pour garantir la stabilité de la Sécu, la FEB met en avant plusieurs mesures comme la prévention des risques ou une affectation de l'enveloppe bien-être prioritairement à la lutte contre la pauvreté, en réduisant l'écart entre le seuil de pauvreté et les allocations minimums. La FEB estime aussi qu'une sécurité sociale performante "doit stimuler le 'travail' qui doit toujours être plus avantageux que 'l'inactivité'". L'organisation patronale se dit encore favorable, elle aussi, à un relèvement des pensions les plus basses, "qui doit être une priorité pour la prochaine législature". La FEB estime cependant qu'il serait bien de clarifier certains points, dont la façon de financer ce relèvement. "(...) mais il est incontestable que nos carrières doivent être allongées et non raccourcies. C'est en effet la seule manière d'obtenir une pension plus élevée", juge-t-elle.