Le gouvernement fédéral s'est engagé à poursuivre les efforts pour guider les malades de longue durée. La réforme, initiée par Maggie de Block (Open VLD) il y a un an, consiste en un parcours de réintégration où le travailleur, absent depuis plus de trois mois, peut bénéficier d'un retour sur le marché du travail progressif et adapté, le tout sous le contrôle de la médecine du travail.

Mais le constat est autre : 71% des personnes qui doivent suivre un programme de réintégration sont jugées inaptes par le médecin du travail. C'est le résultat d'un rapport du syndicat chrétien CSC-ACV, relayé par Le Soir et De Standaard. Les médecins du travail doivent, en collaboration avec les travailleurs malades, trouver une solution pour un travail adapté, mais pour l'instant le succès n'est pas au rendez-vous.

Incapacité définitive et marché du travail

Au cours du premier semestre, 5.408 demandes de parcours de réintégration ont été introduites. Dans 66% des cas à la demande de l'employé, 24% de l'employeur et 10% par le médecin. Et dans plus de deux tiers de cas, le médecin du travail a déclaré le travailleur "définitivement inapte à exercer son ancien métier" et a également écarté la possibilité d'un travail adapté.

Selon le syndicat chrétien, cela peut s'expliquer par la pression exercée par certaines entreprises sur les médecins du travail pour déclarer une personne définitivement inapte à retravailler. "Parce que cela leur donne toutes les cartes en main pour licencier l'employé pour force majeure médicale, et donc sans compensation", explique l'expert de l'AVC, Herman Fonck. L'explication des représentants des employeurs est différente : "ce n'est pas parce qu'ils font eux-mêmes la demande pour le parcours de réintégration qu'ils souhaitent travailler à nouveau. Certains employés suggèrent eux-mêmes une incapacité définitive de travailler", précise Kris De Meester, conseiller à la FEB, au Standaard.

Mensura, Service externe de prévention au travail, nuance également les propos du syndicat. "Ce sont souvent des personnes dans une situation désespérée qui demandent une libération par rapport au marché du travail", explique sa directrice générale Gretel Schrijvers. Dans ce cas de figure, les employés ne veulent pas démissionner, sous peine de ne pas pouvoir accéder aux allocations de chômage. Avec l'incapacité de travail, ils ont la possibilité de résilier leur contrat plus facilement.

Maggie de Block : "pas du tout négatif"

Le cabinet de Maggie de Block ne se veut pas inquiet, arguant que cette situation peut être bénéfique pour les travailleurs concernés : "cette évaluation peut mener à une rupture de contrat et à la recherche d'un autre travail, que la personne est capable d'assumer. Ce n'est donc pas du tout négatif." Quelqu'un en burnout, par exemple, ne voudra peut-être pas retourner dans son ancienne entreprise. Cette personne peut être déclarée inapte à travailler pour cette société, mais pas pour d'autres.

Le gouvernement fédéral s'est engagé à poursuivre les efforts pour guider les malades de longue durée. La réforme, initiée par Maggie de Block (Open VLD) il y a un an, consiste en un parcours de réintégration où le travailleur, absent depuis plus de trois mois, peut bénéficier d'un retour sur le marché du travail progressif et adapté, le tout sous le contrôle de la médecine du travail.Mais le constat est autre : 71% des personnes qui doivent suivre un programme de réintégration sont jugées inaptes par le médecin du travail. C'est le résultat d'un rapport du syndicat chrétien CSC-ACV, relayé par Le Soir et De Standaard. Les médecins du travail doivent, en collaboration avec les travailleurs malades, trouver une solution pour un travail adapté, mais pour l'instant le succès n'est pas au rendez-vous. Au cours du premier semestre, 5.408 demandes de parcours de réintégration ont été introduites. Dans 66% des cas à la demande de l'employé, 24% de l'employeur et 10% par le médecin. Et dans plus de deux tiers de cas, le médecin du travail a déclaré le travailleur "définitivement inapte à exercer son ancien métier" et a également écarté la possibilité d'un travail adapté. Selon le syndicat chrétien, cela peut s'expliquer par la pression exercée par certaines entreprises sur les médecins du travail pour déclarer une personne définitivement inapte à retravailler. "Parce que cela leur donne toutes les cartes en main pour licencier l'employé pour force majeure médicale, et donc sans compensation", explique l'expert de l'AVC, Herman Fonck. L'explication des représentants des employeurs est différente : "ce n'est pas parce qu'ils font eux-mêmes la demande pour le parcours de réintégration qu'ils souhaitent travailler à nouveau. Certains employés suggèrent eux-mêmes une incapacité définitive de travailler", précise Kris De Meester, conseiller à la FEB, au Standaard. Mensura, Service externe de prévention au travail, nuance également les propos du syndicat. "Ce sont souvent des personnes dans une situation désespérée qui demandent une libération par rapport au marché du travail", explique sa directrice générale Gretel Schrijvers. Dans ce cas de figure, les employés ne veulent pas démissionner, sous peine de ne pas pouvoir accéder aux allocations de chômage. Avec l'incapacité de travail, ils ont la possibilité de résilier leur contrat plus facilement. Le cabinet de Maggie de Block ne se veut pas inquiet, arguant que cette situation peut être bénéfique pour les travailleurs concernés : "cette évaluation peut mener à une rupture de contrat et à la recherche d'un autre travail, que la personne est capable d'assumer. Ce n'est donc pas du tout négatif." Quelqu'un en burnout, par exemple, ne voudra peut-être pas retourner dans son ancienne entreprise. Cette personne peut être déclarée inapte à travailler pour cette société, mais pas pour d'autres.