Pour Paul Magnette, la N-VA n'est pas incontournable. Il est possible de partir du gouvernement fédéral existant (NDLR: associant les libéraux et les sociaux-chrétiens) pour l'élargir aux socialistes et aux écologistes et s'attaquer aux problèmes climatiques et sociaux urgents durant un an. Selon M. Magnette, ce type de gouvernement permettrait d'avoir "pratiquement une majorité dans le camp flamand".

"Si le CD&V et l'Open Vld ne veulent pas d'un gouvernement minoritaire dans le camp flamand, ils devront assumer les conséquences de la crise", a-t-il ajouté. "On a une position très claire. C'est soit la N-VA, sans le PS; soit, c'est le PS sans la N-VA. Nous ne négocierons pas avec la N-VA car la N-VA veut le confédéralisme et nous ne parlerons pas de confédéralisme. On veut parler de choses urgentes. Nous n'avons rien en commun. La N-VA n'est pas incontournable. On peut faire des majorités sans la N-VA. Il ne faut pas que l'on s'enlise dans la crise", a également soutenu M. Magnette, quelques heures après une porte d'abord entrouverte par Elio Di Rupo et ensuite refermée par celui-ci.

En ce qui concerne les négociations en Wallonie, M. Magnette a répété que la porte des discussions était toujours ouverte au PTB dont il a souhaité le retour autour de la table. Il n'a par ailleurs pas exclu non plus l'option d'un gouvernement minoritaire au sud du pays -à laquelle il manquerait trois sièges-, associant les socialistes et les écologistes, appuyé de l'extérieur (notamment?) par le cdH. "Il y a plus de points de divergence que de convergence avec le MR", a-t-il affirmé par ailleurs.