"Si j'étais à la place de Jambon, je démissionnerais", a souligné M. Tobback (sp.a), ancien ministre de l'Intérieur qui, en 1998, avait quitté le gouvernement après la mort de la demandeuse d'asile nigériane Semira Adamu décédée lors d'une tentative d'expulsion.

"La démission devra être une décision personnelle de Jambon mais je suis certain que la majorité au parlement flamand (N-VA, CD&V, Open Vld) ne la votera pas et que le président de la N-VA, Bart De Wever, ne le lui demandera pas. Aujourd'hui, on s'accroche beaucoup trop à son poste", juge-t-il. Et d'ajouter: "Jambon devra se demander lui-même s'il a encore suffisamment de crédibilité pour rester. Je ne le pense pas et, après ces déclarations contradictoires, je m'en irais, pas seulement pour moi-même mais aussi pour mon parti et, de manière générale, pour la crédibilité du système politique".

Que Jan Jambon dise qu'il n'était pas au courant de la gravité des faits qui se sont produits à l'aéroport de Charleroi étonne le socialiste. "Si l'ambassadeur d'un pays de l'Union européenne demande à être reçu pour obtenir des explications sur une affaire aussi délicate, où un de ses compatriotes est décédé dans une cellule de la police (M. Chovanec est décédé à l'hôpital après avoir fait un malaise cardiaque dans la cellules, ndlr), c'est quand même le ministre en personne qui le reçoit", estime-t-il.

L'ex-ministre s'est aussi interrogé sur le comportement du parquet et de la police. "Dans de tels cas, le parquet envoie quand même une note à l'Intérieur. Le sommet de la police fédérale, dont ressortit la police aéroportuaire, devait également être au courant de ce qui s'était passé par la revue de presse. Et puisque le gouvernement slovaque de l'époque soulève lui aussi ces faits, les Affaires étrangères étaient au courant, et cette affaire doit normalement être évoquée au kern (où se réunissent le Premier ministre et les vice-Premiers ministres)", a-t-il poursuivi.

"Un homme est décédé, un autre a clairement menti"

Jusqu'à présent, ni le CD&V, ni l'Open Vld ne réclament le départ de M. Jambon. Ils attendent les explications du nationaliste flamand la semaine prochaine à la Chambre.

"Jusque là, nous ne pourrons rien dire de sensé. Personnellement, hier, j'ai entendu un homme sincère. J'avais le sentiment que, vraiment, il ne savait pas mais c'est à lui de tout expliquer mardi", a dit le député Franky Demon (CD&V).

Son collège Sammy Mahdi (CD&V) a adopté un ton plus incisif. "Creuser jusqu'à l'os. Un homme est décédé, un autre a clairement menti. A la semaine prochaine", a-t-il tweeté.

Les libéraux flamands attendent également d'entendre les déclarations de M. Jambon en commission de la Chambre. Mercredi, le député Tim Vandeput (Open Vld) a parlé d'une "faute grossière". "Il aurait pu, en tant que ministre, facilement demander de démarrer une enquête interne. Ca ne s'est pas produit", a-t-il ajouté.

L'opposition flamande se pose de sérieuses questions même s'il n'est pas encore question d'un appel à la démission. La députée Jessika Soors (Ecolo-Groen) met toutefois aussi en doute la crédibilité du ministre-président flamand. "Il y a déjà eu des ministres débarqués pour moins que ça", a-t-elle lancé sur les ondes de Radio 1. "Je constate que Jambon prend en ce moment un sérieux virage qui va du 'pourquoi nous n'étions pas au courant? ' à 'je ne me souviens plus'. Et toutes ces déclarations ne sont pas suffisantes pour notre groupe".

Le Vlaams Belang dit également se poser des questions sur les déclarations de M. Jambon mais juge qu'une démission n'est pas indiquée puisque l'intéressé a déjà quitté le gouvernement fédéral en décembre 2018.

"Si j'étais à la place de Jambon, je démissionnerais", a souligné M. Tobback (sp.a), ancien ministre de l'Intérieur qui, en 1998, avait quitté le gouvernement après la mort de la demandeuse d'asile nigériane Semira Adamu décédée lors d'une tentative d'expulsion. "La démission devra être une décision personnelle de Jambon mais je suis certain que la majorité au parlement flamand (N-VA, CD&V, Open Vld) ne la votera pas et que le président de la N-VA, Bart De Wever, ne le lui demandera pas. Aujourd'hui, on s'accroche beaucoup trop à son poste", juge-t-il. Et d'ajouter: "Jambon devra se demander lui-même s'il a encore suffisamment de crédibilité pour rester. Je ne le pense pas et, après ces déclarations contradictoires, je m'en irais, pas seulement pour moi-même mais aussi pour mon parti et, de manière générale, pour la crédibilité du système politique". Que Jan Jambon dise qu'il n'était pas au courant de la gravité des faits qui se sont produits à l'aéroport de Charleroi étonne le socialiste. "Si l'ambassadeur d'un pays de l'Union européenne demande à être reçu pour obtenir des explications sur une affaire aussi délicate, où un de ses compatriotes est décédé dans une cellule de la police (M. Chovanec est décédé à l'hôpital après avoir fait un malaise cardiaque dans la cellules, ndlr), c'est quand même le ministre en personne qui le reçoit", estime-t-il. L'ex-ministre s'est aussi interrogé sur le comportement du parquet et de la police. "Dans de tels cas, le parquet envoie quand même une note à l'Intérieur. Le sommet de la police fédérale, dont ressortit la police aéroportuaire, devait également être au courant de ce qui s'était passé par la revue de presse. Et puisque le gouvernement slovaque de l'époque soulève lui aussi ces faits, les Affaires étrangères étaient au courant, et cette affaire doit normalement être évoquée au kern (où se réunissent le Premier ministre et les vice-Premiers ministres)", a-t-il poursuivi. Jusqu'à présent, ni le CD&V, ni l'Open Vld ne réclament le départ de M. Jambon. Ils attendent les explications du nationaliste flamand la semaine prochaine à la Chambre. "Jusque là, nous ne pourrons rien dire de sensé. Personnellement, hier, j'ai entendu un homme sincère. J'avais le sentiment que, vraiment, il ne savait pas mais c'est à lui de tout expliquer mardi", a dit le député Franky Demon (CD&V). Son collège Sammy Mahdi (CD&V) a adopté un ton plus incisif. "Creuser jusqu'à l'os. Un homme est décédé, un autre a clairement menti. A la semaine prochaine", a-t-il tweeté. Les libéraux flamands attendent également d'entendre les déclarations de M. Jambon en commission de la Chambre. Mercredi, le député Tim Vandeput (Open Vld) a parlé d'une "faute grossière". "Il aurait pu, en tant que ministre, facilement demander de démarrer une enquête interne. Ca ne s'est pas produit", a-t-il ajouté. L'opposition flamande se pose de sérieuses questions même s'il n'est pas encore question d'un appel à la démission. La députée Jessika Soors (Ecolo-Groen) met toutefois aussi en doute la crédibilité du ministre-président flamand. "Il y a déjà eu des ministres débarqués pour moins que ça", a-t-elle lancé sur les ondes de Radio 1. "Je constate que Jambon prend en ce moment un sérieux virage qui va du 'pourquoi nous n'étions pas au courant? ' à 'je ne me souviens plus'. Et toutes ces déclarations ne sont pas suffisantes pour notre groupe". Le Vlaams Belang dit également se poser des questions sur les déclarations de M. Jambon mais juge qu'une démission n'est pas indiquée puisque l'intéressé a déjà quitté le gouvernement fédéral en décembre 2018.