Je saluerai enfin la prise en compte affichée de la démocratie sociale et des avis des corps intermédiaires.

La FGTB a identifié au moins 3 domaines d'actions qu'elle juge prioritaires.

D'abord, face à l'augmentation des inégalités sociales (pour rappel 1 personne sur 5 en Belgique est en situation de pauvreté), il est temps d'apporter des réponses sérieuses aux préoccupations sociales. Il faut prioritairement s'attacher à augmenter le pouvoir d'achat des citoyens. C'est pourquoi la FGTB demande :

- Rehausser les allocations sociales minimales au-dessus du seuil de pauvreté (actuellement 90 % des allocations sociales minimales sont en-dessous du seuil de pauvreté) ;

- Porter la pension minimum à 1 500 euros net et prévoir que la pension corresponde à 75 % du salaire moyen du travailleur ;

- Augmenter le salaire minimum à 14 euros/heure (2 300 euros/mois).

Dans une économie (comme le dit la commission européenne dans son rapport automnale 2019) largement influencée par sa consommation intérieure, cet objectif prend tout son sens. Ainsi, doper le pouvoir d'achat des travailleurs, des allocataires sociaux, des pensionnés, de la majorité des citoyens, permet non seulement de réduire les inégalités mais aussi de stimuler notre machine économique.

Ensuite, face au risque d'implosion de notre sécurité sociale et aux menaces qui pèsent sur notre modèle (vieillissement, volonté de privatisation ou de régionalisation), nous plaidons pour une sécurité sociale fédérale, forte et solidaire qui soit financée justement. Celle-ci devra répondre demain à la promesse de protéger nos citoyens à tous les stades de la vie.

Enfin, comme nous le disons aux côtés des milliers de jeunes, nous estimons que le prochain gouvernement devra agir de manière résolue et déterminée pour lutter contre le réchauffement climatique et la menace d'atteinte d'un point de non-retour. IL N'Y A PAS D'EMPLOI POSSIBLE SUR UNE PLANETE MORTE.

J'en terminerai en espérant que les personnalités politiques de ce pays puissent dépasser leurs différences pour donner à notre pays la chance qu'il mérite. La complexité institutionnelle et politique ne peut en aucun cas être utilisée comme prétexte pour accroître la précarité et la pauvreté."