Sur les 1.200 citoyens interrogés en 2018, seuls 36% ont dit faire confiance aux politiciens et 32% aux partis politiques (contre 44% en 2012), ce qui les place tout en bas de l'échelle.

Les services publics et d'ordre obtiennent eux un niveau de confiance toujours élevé et même renforcé, ce qui montre un fort attachement à leur égard. C'est en particulier vrai pour les enseignants (90%), l'armée (89%), le système de santé (88% contre 82% en 2003) et la police (86% contre 55% en 2003), qui précèdent le système d'enseignement (80% contre 74% en 2003). Suivent l'Administration (74%), la justice (73% contre 34% en 2003), l'Etat belge (71% contre 64% en 2007) et la Région wallonne (69%, stable). En queue de peloton, on trouve les syndicats (64% contre 56% en 2012), la Parlement de Wallonie (63%), l'Union européenne (57% contre 66% en 2007), les médias (45% contre 53% en 2007), suivis des politiciens et des partis politiques.

On voit ainsi que la crise de confiance s'exprime d'abord vis-à-vis de la presse et des acteurs politiques plutôt qu'envers le système institutionnel, qui jouit lui d'une plus grande confiance que ceux qui le font fonctionner.

"Cela s'explique notamment par le fait que 59% des Wallons estiment que ces derniers font appel à la corruption pour avoir accès à des privilèges ou des enrichissements illégitimes", souligne l'IWEPS. Les récents scandales comme les l'affaire Publifin en 2016 et celle du Samusocial en 2017 n'y sont certainement pas étrangers.

Le sentiment des Wallons est cependant moins marqué qu'en France, où ils sont 63% à penser que les acteurs politiques sont corrompus, selon une enquête IPSOS réalisée en 2018.

L'absence d'écoute des politiques est également mise en avant par l'IWEPS. Seuls 49% des Wallons estiment être assez entendus au niveau communal. Un taux qui chute à 21% au niveau national. Ils sont également 69% à penser que la plupart des décisions politiques sont inégalitaires.

"La défiance exprimée reflète une prise de conscience des limites du fonctionnement de notre système institutionnel actuel", ajoute l'IWEPS. "les citoyens ne s'opposent pas au principe de démocratie, mais réclament une meilleure démocratie".

L'enquête précise encore que seuls 52% des Wallons voteraient aux communales si le vote n'était pas obligatoire, et encore moins aux autres niveaux de pouvoirs: 46% pour les régionales, 45% pour les législatives et 42% pour les européennes, alors que dans d'autres pays, c'est généralement le scrutin national qui remporte le plus de suffrages.

Sur les 1.200 citoyens interrogés en 2018, seuls 36% ont dit faire confiance aux politiciens et 32% aux partis politiques (contre 44% en 2012), ce qui les place tout en bas de l'échelle. Les services publics et d'ordre obtiennent eux un niveau de confiance toujours élevé et même renforcé, ce qui montre un fort attachement à leur égard. C'est en particulier vrai pour les enseignants (90%), l'armée (89%), le système de santé (88% contre 82% en 2003) et la police (86% contre 55% en 2003), qui précèdent le système d'enseignement (80% contre 74% en 2003). Suivent l'Administration (74%), la justice (73% contre 34% en 2003), l'Etat belge (71% contre 64% en 2007) et la Région wallonne (69%, stable). En queue de peloton, on trouve les syndicats (64% contre 56% en 2012), la Parlement de Wallonie (63%), l'Union européenne (57% contre 66% en 2007), les médias (45% contre 53% en 2007), suivis des politiciens et des partis politiques. On voit ainsi que la crise de confiance s'exprime d'abord vis-à-vis de la presse et des acteurs politiques plutôt qu'envers le système institutionnel, qui jouit lui d'une plus grande confiance que ceux qui le font fonctionner. "Cela s'explique notamment par le fait que 59% des Wallons estiment que ces derniers font appel à la corruption pour avoir accès à des privilèges ou des enrichissements illégitimes", souligne l'IWEPS. Les récents scandales comme les l'affaire Publifin en 2016 et celle du Samusocial en 2017 n'y sont certainement pas étrangers. Le sentiment des Wallons est cependant moins marqué qu'en France, où ils sont 63% à penser que les acteurs politiques sont corrompus, selon une enquête IPSOS réalisée en 2018. L'absence d'écoute des politiques est également mise en avant par l'IWEPS. Seuls 49% des Wallons estiment être assez entendus au niveau communal. Un taux qui chute à 21% au niveau national. Ils sont également 69% à penser que la plupart des décisions politiques sont inégalitaires. "La défiance exprimée reflète une prise de conscience des limites du fonctionnement de notre système institutionnel actuel", ajoute l'IWEPS. "les citoyens ne s'opposent pas au principe de démocratie, mais réclament une meilleure démocratie". L'enquête précise encore que seuls 52% des Wallons voteraient aux communales si le vote n'était pas obligatoire, et encore moins aux autres niveaux de pouvoirs: 46% pour les régionales, 45% pour les législatives et 42% pour les européennes, alors que dans d'autres pays, c'est généralement le scrutin national qui remporte le plus de suffrages.