"Chargés de la biosécurité et du diagnostic des pathologies infectieuses ou autres au sein des élevages, les vétérinaires sont en première ligne en cas d'épidémie et nous suivons l'évolution de la maladie depuis huit ans", souligne l'UPV.

L'organisation regrette dès lors de ne pas avoir été consultée, notamment au sujet des mesures à prendre pour lutter contre l'expansion du virus. "Nous pouvons répondre pertinemment à certains questions, encore faut-il que l'on fasse appel à nos compétences", pointe-t-elle.

Selon l'union professionnelle, l'abattage des 4.000 porcs sains à l'intérieur de la zone de sécurité est ainsi essentiel pour éviter la dissémination de la PPA sur tout le territoire. "D'après la progression dans les pays d'Europe orientale depuis 2011, lorsque les sangliers sont atteints, la contamination des porcs domestiques est inévitable. C'est juste une question de temps" car le virus est très résistant et parce qu'il y a toujours une faille malgré les précautions sanitaires, affirme-t-elle.

L'organisme préconise également d'utiliser le camp militaire de Lagland, à l'intérieur de la zone de confinement, comme base pour éradiquer les sangliers qui évoluent dans ces 63.000 ha. Le recours aux chasseurs pour les tuer est écarté par les vétérinaires, qui citent en exemple l'échec de cette technique en Roumanie.

Quant à clôturer la zone, l'initiative "peut certes rassurer les partenaires étrangers de la filière porcine belge, mais ses résultats sont hypothétiques", conclut l'UPV.