Les routiers CGT et FO entament lundi dès l'aube un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail et pour appuyer des revendications catégorielles, menaçant de mener des actions de blocage autour de lieux stratégiques comme les dépôts de carburant.

Déjà, une trentaine de routiers CGT et FO bloquaient dans la nuit de dimanche à lundi, une autoroute dans le Nord, tout près de la Belgique. Les grévistes empêchaient les poids-lourds de circuler sur l'A22 en direction de la Belgique, à quelques centaines de mètres du poste frontière de Rekkem, et une file d'environ 100 véhicules à l'arrêt s'était formée. Les voitures et transports en commun pouvaient toutefois passer.

Les organisateurs promettent de multiplier blocages et rassemblements sur des lieux stratégiques, notamment autour des bases logistiques et dépôts de carburants, déjà ciblés avant l'Euro-2016 ou en mai.

Dans le Val-d'Oise, des stations-service étaient "très sollicitées" dimanche après-midi dans la zone autour de l'aéroport de Roissy, faisant craindre une "rupture de carburant" dans certaines stations, indiquait-on de source gendarmerie.

En Seine-et-Marne, un dispositif policier est prévu en cas de blocage de la raffinerie Total de Grandpuits mais "le mouvement semble peu suivi, peu relayé sur les réseaux sociaux", selon les gendarmes.

Pour faciliter les approvisionnements, le gouvernement a publié samedi un arrêté autorisant les transporteurs d'hydrocarbures à déroger temporairement aux règles en matière de temps de conduite et de repos.

Lors d'un déplacement samedi à Lyon, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a apporté son soutien aux routiers, qui selon lui "en ont marre d'être pris pour des imbéciles".

En revanche, son homologue de FO, Jean-Claude Mailly, a pris ses distances avec le mouvement: "j'ai appris que (la fédération FO des transports routiers) appelait à manifester dans un communiqué", a-t-il déclaré dimanche. "On ne m'a pas demandé mon avis". "Je leur aurais demandé de réfléchir à deux fois avant de lancer quelque chose".

Dans le viseur des routiers, les ordonnances signées vendredi par Emmanuel Macron et publiées samedi au Journal Officiel.

Les organisations de chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales.

Plus spécifiquement, elles s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle.

Parmi les autres sujets d'inquiétude figurent les salaires, notamment dans le transport de matières dangereuses, et la directive européenne sur le détachement, en cours de révision.

Les routiers CGT et FO entament lundi dès l'aube un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail et pour appuyer des revendications catégorielles, menaçant de mener des actions de blocage autour de lieux stratégiques comme les dépôts de carburant. Déjà, une trentaine de routiers CGT et FO bloquaient dans la nuit de dimanche à lundi, une autoroute dans le Nord, tout près de la Belgique. Les grévistes empêchaient les poids-lourds de circuler sur l'A22 en direction de la Belgique, à quelques centaines de mètres du poste frontière de Rekkem, et une file d'environ 100 véhicules à l'arrêt s'était formée. Les voitures et transports en commun pouvaient toutefois passer. Les organisateurs promettent de multiplier blocages et rassemblements sur des lieux stratégiques, notamment autour des bases logistiques et dépôts de carburants, déjà ciblés avant l'Euro-2016 ou en mai. Dans le Val-d'Oise, des stations-service étaient "très sollicitées" dimanche après-midi dans la zone autour de l'aéroport de Roissy, faisant craindre une "rupture de carburant" dans certaines stations, indiquait-on de source gendarmerie. En Seine-et-Marne, un dispositif policier est prévu en cas de blocage de la raffinerie Total de Grandpuits mais "le mouvement semble peu suivi, peu relayé sur les réseaux sociaux", selon les gendarmes. Pour faciliter les approvisionnements, le gouvernement a publié samedi un arrêté autorisant les transporteurs d'hydrocarbures à déroger temporairement aux règles en matière de temps de conduite et de repos. Lors d'un déplacement samedi à Lyon, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a apporté son soutien aux routiers, qui selon lui "en ont marre d'être pris pour des imbéciles". En revanche, son homologue de FO, Jean-Claude Mailly, a pris ses distances avec le mouvement: "j'ai appris que (la fédération FO des transports routiers) appelait à manifester dans un communiqué", a-t-il déclaré dimanche. "On ne m'a pas demandé mon avis". "Je leur aurais demandé de réfléchir à deux fois avant de lancer quelque chose". Dans le viseur des routiers, les ordonnances signées vendredi par Emmanuel Macron et publiées samedi au Journal Officiel. Les organisations de chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales. Plus spécifiquement, elles s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle. Parmi les autres sujets d'inquiétude figurent les salaires, notamment dans le transport de matières dangereuses, et la directive européenne sur le détachement, en cours de révision.